Vos commentaires
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 10:50 GMT+2, par J-J Ninon
OUVERTURE DU FORUM 5
Le volume du Forum 4 provoquait des difficultés d'accès que certains d'entre nous ont pu constater. L'ouverture d'un nouveau forum a donc été rendue nécessaire. Le Forum 5 comprend vos commentaires depuis le 15 juillet.
Continuez à être aussi actifs - ce dont je vous remercie - sur tous les sujets qui vous intéressent. Ne prenez pas de vacances. Ce forum les constitue.
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 11:00 GMT+2, par bôgeste
Bons jours à forum 5.
Quelques nouvelles gastronomiques.
J'ai finalement opté pour le Mirazur à Menton pour une soirée très agréable. Le chef est un ancien de Passard , ses plats sont inventifs et extrêmement goûteux, car il a l'art et la manière d'utiliser les saveurs de plantes, épices , ingrédients pour faire éclater les goûts en bouche.
Il ne faut pas espérer de grosses portions , c'est donc un restaurant à recommander aux gourmets qui ne cherchent pas la quantité mais la qualité. Je vous rassure , on ne sort pas avec la faim au ventre , on a bien mangé , sans excès et on aurait envie d'y revenir pour tester d'autres plats.
Les prix n'ont pas changé depuis l'année dernière malgré l'étoile acquise cette année. (35 euro le midi et le soir carte , une quarantaine d'euros pour un repas, et menu dégustation 7O euro) Il ne faut pas hésiter à prendre un café in fine pour apprécier d'extraordinaires bouchées .
Je vais tester la semaine prochaine l'italien suggéré par un de nos confrères à la frontière.
Entre temps, quelques tables d'été nouvelles testées sur Nice ou environs proches ?
Mes papilles sont en éveil, je vais les aiguiser sur l'application dans le temps d'une loi de procédure pénale, histoire de na pas oublier que nous avons la chance de vivre dans un pays de vacances mais qu'il faut savoir aussi y travailler au quotidien! Je dis cela pour que nos confrères parisiens ( ratafia entre autres) sachent que pour nous le mélange des genres n'est pas toujours facile !
( cela pourrait c'est vrai s'apparenter à de la provocation mais j'assume!)
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 12:21 GMT+2, par J-J Ninon
Je suis très heureux que Bôgeste, l’un des plus fidèles participants et soutiens de cette tribune, soit la première à être intervenue sur Forum 5. Surtout avec un délicieux commentaire dont elle a le secret et qui lui vaut tant d’admirateurs et admiratrices, qui l’ont encore récemment réclamée à cor et à cri.
Je ne sais comment Bôgeste écrit « euro » au pluriel. Son abréviation étant remplacée par un point d’interrogation - comme cela arrive également pour l’apostrophe – j’ai dû inscrire cette monnaie en toutes lettres. Qu’elle me dise si elle veut que j’ajoute un « s ».
Par ailleurs, aucune nouvelle de Bôôôôôôôôté des Isles qui se targuait de «La dit la fé! » (commentaire 380). Est-ce une offre de gascon ou de « Mal’bar vantard » ?
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 13:00 GMT+2, par bôgeste
Merci cher JJ pour tes propos qui me touchent vraiment.
Je t'avoue que les règles grammaticales concernant le pluriel d'"euro", sont à ma connaissance assez fluctuantes. Je serais assez favorable à un genre invariable.
L'expression que tu as utilisée : l'appel à " cor et à cri" me fait plaisir car elle me permet de vous rapporter ce que j'avais lu à son sujet:
Elle viendrait de la "chanson de Roland". Roland à Roncevaux qui a soufflé "à cor et à cri" dans son olifant, c'est à dire dans son cor d'ivoire taillé dans une défense d'éléphant ( d'où parfois l'orthographe ancienne "oliphant").
Cett expression que tu as bien utilisée à l'inverse de ce que j'ai lu un jour dans un article de presse " à corps et à cri".
Mais je signale quand même que par jeu de mots peut être, une psychanaliste a écrit sur le thème "à corps et à cris".
Psychanalyste et pédopsychiatre, Caroline Eliacheff, dans la lignée de Françoise Dolto, pratique la psychanalyse des nourrissons. Dans "à corps et à cris", elle relate des fragments de cures avec les tout-petits, au sein de sa consultation dans une pouponnière parisienne qui accueille des bébés abandonnés ou qui devront l'être pour bénéficier d'une adoption.
Dans ces situations extrêmement douloureuses où les enfants n'ont pas encore accès au langage, elle présente le travail du psychanalyste comme consistant à offrir aux nourrissons les conditions indispensables à la symbolisation de leur souffrance pour qu'ils puissent s'en libérer. Parce que le thérapeute, porteur de paroles, aura considéré ces enfants comme des sujets, il pourra transformer leurs troubles corporels en expériences psychiques.
Je profite de l'occasion pour dire à Keef, que si j'interviens sur ce thème, ce n'est pas pour faire étalage d'un brin de culture mais parce que l'occasion m'était donnée de m'exprimer sur ce sujet.
Je pense en fait qu'un forum est un lieu d'expression idéal , pour non seulement échanger mais aussi parfois exprimer des choses qui ne suscitent pas forcément des réponses.
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 14:11 GMT+2, par Bôôôôôôôôôôôôôôté des isles
Alo là didon ? tu mank pas d'ai , Janjak!
Y fai celu ki a raté son rendewu, etpoutan je vou le di , on a pas mal palé du péi et on sé ben chaufé vendedi! mêm ki voulé pa renté voir gramoune ! fais ça paskil es timid et kia les z'oreil!
Les p'tis cou d'sec on fé du ben!
a 't l'eure , mem ' endoi.
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 15:25 GMT+2, par Keef
On voudrait me faire passer pour le débile et l' ignare de service!
Maintenant c'est vrai que le ou la bogeste se la "pète" un peu aussi comme super volontaire. Ils doivent être de la même génération et me font penser à mes parents que je respecte pourtant. Mais toutes les occasions sont bonnes pour me donner une petite leçon l'air de rien et je dois dire que souvent ça me gave!
Mais j'apprends la tolerance surtout depuis que je fréquente les palais de justice!
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 15:31 GMT+2, par supervolontaire
Pour répondre à Bogeste et à son désir de tester de nouvelles tables, je viens d'apprendre que le chef du Chantecler, Bruno Turbot (ayant lui même succédé à Alain Llorca, depuis aux commandes du Moulin de Mougins) s'en allait sous d'autres cieux et que désormais c'est un local qui assurerait derrière les fourneaux.
Ce peut donc être une découverte interessante.
Ou pourquoi pas la nouvelle cantine ouverte il y a une semaine par Alain Llorca lui-même, à Vallauris, le "Café Llorca".
J'y ferai bien un tour également.
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 15:44 GMT+2, par bôôôôôôôôôôôôôôôôôôôôt
ô no, janjak je tespèr au cazè t'aleur. Promi je me té e po te fer plésir je t'apoteré une pèr de 2 doi e sutou ma recet du rum arangé!
ta gaté.
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 15:44 GMT+2, par J-J Ninon
Bôgeste (qui, décidément, a ses fans) a tout à fait raison de prôner l'éclectisme des sujets. Qu'ils entraînent débat ou non. Comme elle le relèce, c'est bien aussi lorsque l'on donne un simple avis ou celui concernant sa dernière lecture ; ce qui ne nécessite pas obligatoirement une discussion. Il est toujours attachant que chacun nous transmette ses sujets de passion ou d'intérêt. Ainsi, lorsque j'avais inscrit les extraits d'une lettre de Louise de Vilmorin et de Saint-Exupéry à la mère de celui-ci. Aujourd'hui, les incursions de Bôgeste dans la psychanalyse entraînées par l'expression « à cor et à cri ».
Ce genre de raisonnement logique me ferait supposer qu'elle a suivi des études d'Histoire. Les historiens vont en effet d'un point particulier, d'un détail, pour tenter d'en tirer une généralité (induction). Les juristes, au contraire, partent de la globalité pour l'adapter à un fait précis. Rappelez-vous vos TD, ce qui avait nom « l'entonnoir » : la loi, puis - par une succession de déductions - l'application de cette loi à telle situation précise.
Est-ce pour cela que historiens sont en principe ouverts, et les juristes souvent vétilleux ? De l'induction opposée à la déduction.
Quant à Bôôôôôôôôôté des Isles, la voilà qui trahit nos rencontres à la vue et au su des z'oreilles ! Je ne sais si je viendrai tout à l'heure pour échanger nos recettes de 'uhm a''angé..
Le Lundi 23 Juillet 2007 à 21:48 GMT+2, par Justice
Je trouve Jean Jacques NINON particulièrement injuste avec FH.
Dire que celui ci par sa plume acérée nous a régalés pendant bientôt deux ans.
Aujourd'hui, il est sèchement écarté des débats par le maître des lieux, qui lui reproche de ne pas avoir d'humour, et d'avoir manqué de respect au jury de la conférence du stage.
Tout cela pour une phrase, tapée rapidement, pour rebondir sur l'intervention d'une personne qui qualifiait le discours du second secrétaire de vulgaire: "Vulgaire, vulgaire et si c'était le jury qui était vulgaire?"
Jean Jacques NINON préférait certainement FH lorsque celui ci prenait à partie le Bâtonnier ou d'autres confrères. Mais là, FH a commis le crime de lèse majesté: il a "écorché" l'image de JJN.
Jean Jacques NINON nous surprend tous par la multiplicité de ses actions pour notre Barreau.
Il nous surprend également par cette réaction complètement disproportionnée.....est ce le culte de la personnalité qui commencerait à poindre???
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 09:18 GMT+2, par J-J Ninon
Chère Justice,
Le problème est simple : si j'étais resté comme FH et beaucoup d'autres à m'occuper de mes petites affaires, de mon cabinet, de mes vacances, au lieu de tenter de faire bouger ce barreau, par exemple en rénovant l'ex-Conférence du Stage, de la défendre, quand ses résultats suscitent une polémique, eh bien, je n'aurais pas à devoir m'expliquer devant toi et les autres. Certes, j'ai l'expérience des tribunaux populaires, mais avoue que ceux qui ne font rien, dont le passe-temps est de critiquer ceux qui font, s'en sortent plutôt bien : ils trouvent même des défenseurs.
Si, en qualité de président de jury, comme de simple administrateur de ce forum d'avocats, dont je fais partie, sans doute comme toi, j'avais laissé passer les propos de FH, aurais-je rempli mes rôles ? Ce n'est pas moi qui suis personnellement concerné, mais un ensemble de valeurs, où le le persiflage, pompeusement baptisé " humour ", n'a pas sa place.
Par ailleurs, je n'ai pas éliminé qui que ce soit. Je te rappelle qu'à plusieurs reprises, FH a, de lui-même disparu pendant des mois de cette tribune quand cela lui chantait. Ce qui est son droit le plus absolu.
Surtout, je n'ai demandé à personne de « prendre à partie le Bâtonnier ». Ni même jamais souhaité que soit attaqué quiconque. Là encore, quel drôle de membre du Conseil de l'Ordre je serais, puisque dans cet organe de représentation, il y a le mot « ordre ». Une fois de plus, il ne faut pas mélanger les genres. On peut critiquer une action ou son absence, mais certainement pas un homme ou sa fonction, que je respecte. Je crois que le problème vient de là : cette confusion entre, d'une part, les institutions, les idées et, d'autre part, les attaques institutionnelles et personnelles (ainsi le « culte de la personnalité » qui me ramène, comme les tribunaux populaires, à une époque et des régimes révolus). C'est ce dévoiement qui conduit à éliminer les idéaux et les règles d'une société menée, de la sorte, à la déliquescence. Quant à mon problème - puisqu'il semble que, décidément, j'en ai un pour beaucoup, quoi que je fasse, pendant que d'autres prétendent amuser la galerie - c'est de résister à cet ordre, ou plutôt ce désordre, des choses.
Ayant été obligé de répondre à une question qui, pour moi, était réglée (commentaire 389), je la considère, je le répète, close. Je n'ai vraiment pas le temps de poursuivre cette polémique. En effet, pendant que vous serez en vacances, je continuerai à m'occuper de l'annuaire et d'organiser la Conférence du Jeune Barreau. Qui seront évidemment vilipendés ou moqués.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 10:46 GMT+2, par bôgeste
Quel mauvais procès est encore une fois fait à JJ N! Pourquoi faudrait-il qu'il se justifie et demande pardon alors qu'il a été l'objet en tant que membre et président du jury de la pire des insultes pour quelqu'un qui est tout sauf VULGAIRE!
Alors s'il y en a un qui devrait s'excuser ( et mieux qu'il ne l'a fait par une pirouette ) c'est FH , dont on ne peut pas dire qu'il fasse souvent dans la dentelle et l'élégance!
Justice a un sens de la justice bien partial , mais c'est là lancer un autre débat: "justice et impartialité" .
On pourrait demander à nos jeunes talents de s'exprimer sur ce thème et sur ce forum. Mais les moins jeunes me semblent aussi pouvoir dire leurs mots!
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 12:32 GMT+2, par citoyen de baz
Je confirme moi aussi que le procès fait à JJ est très mauvais.
Mais des mauvais procès il y en a toujours eu et des non moins célèbres.
Nous avons lu il y a quelques semaines des extraits du procès fait à Flaubert pour Mme de Bovary. Aujourd'hui je vous en livre quelques uns concernant le procès fait à Baudelaire pour les fleurs du mal.
Encensée par plusieurs critiques, l’œuvre de Charles Baudelaire a pourtant fait l’objet d’une véritable accusation publique. « ...l’odieux y coudoie l’ignoble, le repoussant s’y allie à l’infect » s'insurgeait un critique littéraire dans le Figaro du 5 juillet 1857.
Déclenchant par la même un rapport de la Direction Générale de la sûreté publique, le Procureur de l’Empire sera saisi.
Deux chefs d’accusation : offense à la morale publique et offense à la morale religieuse.
Retirées des ventes le 17 juillet 1857, les Fleurs du mal seront condamnées le 20 août de la même année. Outre le prononcé des amendes de 300 francs pour l’auteur et 100 francs pour ses éditeurs, six poèmes seront censurés. Seule sera retenue l’offense faite à la morale publique.
Au procès, deux hommes se font face. Ernest Pinard, substitut du procureur impérial, il incarne la justice du second Empire. Charles Baudelaire, poète sans notoriété, il traîne une réputation d’être excentrique et tourmenté.
« Pour autant au banc des accusés, ce n’est pas l’homme qui est jugé mais sa prose » souligne avec soin le substitut impérial.
Prenant la parole le premier, Ernest Pinard interroge : « croyez-vous qu’on puisse tout dire, tout peindre, tout mettre à nu, pourvu qu’on parle ensuite du dégoût né de la débauche et qu’on décrive les maladies qui la punissent » ?
Contre cet argument, Charles Baudelaire a fixé son système de défense. Oui, il peint le vice non pas pour s’en délecter mais pour en afficher l’odieux et le rendre plus détestable encore. Ce vice, il souhaite en protéger ses lecteurs par ses vers aux finalités moralisatrices et non attentatoires.
Son avocat, Me Chaix d'Est-Ange, argue d’un procédé littéraire largement répandu et efficace. Il prend pour témoin Molière : « Les plus beaux traits d’une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire, et rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts”.
L'avocat poursuit sa plaidoirie dans une longue évocation de l'histoire littéraire, citant Dante, Musset, Béranger, Théophile Gautier et encore Rabelais, La Fontaine, Rousseau, Voltaire... Pour conclure à « l’affirmation du mal n’est pas la criminelle approbation ; les poètes satiriques, les dramaturges, les historiens n’ont jamais été accusés de tresser des couronnes pour les forfaits qu’ils racontent, qu’ils produisent sur la scène».
« Vous comprendrez la désolation véritable et la douleur profonde de ce créateur sincère et convaincu ». Tandis que Me Chaix-d’Est-Ange insiste inlassablement sur les intentions loyales du poète, Ernest Pinard, inflexible, ne se laisse pas détourner de son chemin. Porté par sa mission de « sentinelle qui ne veut pas laisser passer la frontière», il livre des passages et signale certains des poémes comme “impressions malsaines”, niant du même coup toute unité à l'oeuvre.
La décision sera rendue le jour même.
Sur l’attendu que « l’erreur du poète, dans le but qu’il voulait atteindre et dans la route qu’il a suivi, quelque effort de style qu’il ait pu faire, quelque soit le blâme qui précède ou qui suit ses peintures, ne saurait détruire l’effet funeste des tableaux qu’il présente au lecteur, et qui, dans les pièces incriminées, conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur», le Tribunal condamnera Charles Baudelaire.
Charles Baudelaire ne comprendra jamais le sens de ce procès. « C'est un terrible malentendu » déclarera t'il, assuré d'échapper à la sanction à l'instar de Flaubert pour Madame Bovary.
Ironie de l’histoire, Ernest Pinard fut aussi le procureur ayant poursuivi le livre de Flaubert.
Le 31 mai 1949, par arrêt de la Cour de cassation, saisie par le président de la Société des Gens de Lettres, Charles Baudelaire sera réhabilité.
Entre temps, Les Fleurs du mal étaient devenues un classique de la littérature.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 13:11 GMT+2, par ratafia
Message de soutien à mon confrère et néanmoins ami JJ Ninon. Sache que dans tous les barreaux il y a des jalousies et des mesquineries, surtout à l'égard de ceux qui sont enviables...
Je n'en dirai pas plus!
Je m'adresse là à l'artiste auteur de toiles avec baiser ou sans , pour lui demander son avis au sujet de cette profanation qui a fait l'objet d'une dépèche que je vous livre.
Que va faire le tribunal d'Avignon? j'espère qu'il y aura sanction car par ce geste imbécile l'oeuvre est rabaissée au rang de kleenex ...
Un baiser imprimé au rouge à lèvres par une jeune femme sur une toile de Cy Twombly constitue "un viol" de cette oeuvre, a estimé mardi Eric Mézil, directeur de la Collection Lambert et commissaire de l'exposition d'Avignon où était montré le tableau.
"C'est du vandalisme, un viol, elle ne se rend pas compte du tout", a déclaré M. Mézil par téléphone à l'AFP. "Elle parle d'amour, maisc'est un viol, il faut qu'elle comprenne ce qu'est la propriété intellectuelle d'un artiste".
"Cette femme a vandalisé l'oeuvre en faisant une espèce de performance", a-t-il poursuivi, "il y a très peu de chances de pouvoir la restaurer, l'artiste est effondré".
La toile, initialement d'une blancheur immaculée, fait partie d'un
triptyque estimé à deux millions d'euros de la Collection Lambert, abritée dans l'hôtel de Caumont à Avignon (Vaucluse). Ce triptyque est lui-même inclus dans un polyptyque de onze éléments, montrés pour la première fois à Avignon,
"Les trois dialogues de Platon", datant de 1977.
L'artiste américain de renommée internationale Cy Twombly, qui vit en Italie depuis cinquante ans et dont Yvon Lambert est un grand collectionneur, a refusé de prolonger en octobre l'exposition prévue jusqu'au 30 septembre.
L'emplacement de la toile abîmée, transportée chez un expert, reste vide. Sam Rindy, 30 ans, habitant Martigues (Bouches-du-Rhône), avait été interpellée après avoir embrassé la toile de Twombly jeudi, y laissant la marque de son rouge à lèvres. Elle est convoquée le 16 août au tribunal correctionnel d'Avignon pour dégradation d'oeuvre d'art et préjudice causé à la Collection Lambert. "J'ai trouvé le tableau encore plus beau", avait-elle
dit.
"Le rouge à lèvres contient des matières grasses, des produits chimiques et le rouge est la couleur la plus violente: ce rouge est indélébile", a déclaré M. Mézil. Il a affirmé avoir reçu le soutien de "plusieurs musées américains et du musée Stedelijk d'Amsterdam" qui avait eu le même genre de cas
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 13:42 GMT+2, par Le Crochet
Je suis d'accord sur le fait que ceux qui ne font rien critiquent et dénigrent et que cela est la marque de fabrique d'une mentalité assez française.
Cependant il ne faut pas tomber dans l'excès inverse, JJN.
Peut être que Justice a posé une question qui fâche en parlant de culte de la personnalité...
Et ta réponse ne m'a pas convaincue, bien au contraire.
Certes, tu es très actif, et c'est tout à ton honneur.
Cependant à chaque réponse de ta part aux accusations formées contre toi, on a droit à l'énumération de tes initiatives, si bien que je commence à les connaître par coeur.
N'oublie pas que la parfaite valeur c'est de faire sans témoin ce que l'on serait capable de faire devant tout le monde...
De plus, le " En effet, pendant que vous serez en vacances, je continuerai à m'occuper de ..... " sonne pour moi comme une marque de dédain très tendance au barreau... ("mais comment il fait pour prendre des vacances, il ne doit pas avoir beaucoup de dossiers, moi j'arrête pas de travailler" etc....)
Je pense qu'il y a d'autres moyens, et tu les connais surement mieux que moi, pour répondre à des calomnies.
De grâce, n'utilise pas les mêmes armes que tes détracteurs pour t'en défendre.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 14:01 GMT+2, par keef
Nouveau venu je me régale de ces règlements de compte!
Justice et le crochet ne font qu'un, ou plutot qu'une ! ont elles à voir avec supervolontaire?
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 14:08 GMT+2, par J-J Ninon
Eh oui, rien ne vaut un bon vieux tribunal populaire, surtout anonyme. Et il en faut peu pour qu'il s'installe et siège avec joie. Le plus hilarant est que c'est moi qui offre la tribune.
Mais c'est ça la liberté d'expression.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 15:01 GMT+2, par C. Tordant
Non, JJN, le plus hilarant, c’est que FH enfin existe. Il doit jubiler, il a mis une sacrée ambiance et c’est toi qui paies pour lui. C’est un comble. Merci FH.
Je n'arrive pas à comprendre cette curée. C'est vrai que l'anonymat rend courageux.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 15:29 GMT+2, par Groupe G
Bizarrement certains se réveillent et se réjouissent même dès qu'on tape sur quelqu'un.
Bien sûr, pendant ce temps là, on a son petit confort, on est protégé, on n'est pas le centre des inimitiés.
Je pensais, à tort apparemment, que le barreau devait être une confrérie, c'est-à-dire, un ensemble de confrères aptes et prêts à s'entraider.
Or, c'est tout le contraire, qui plus est de la part de certains pas encore avocats!
Eh bien, ça promet !
Un homme qu'on dit à terre, suite à un croc-en-jambe peu élégant, et c'est l'hallali !
Alors que celui par qui le scandale arrive se répand sur tous les fronts et sur tous les supports.
Et trouve ça drôle.
Il est bien le seul.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 15:35 GMT+2, par supervolontaire
Je ne savais pas que la chasse à courre était tendance à NICE.
La grande vénerie au complet a constitué ses rangs, malheureusement pas pour la bonne cause.
JJ, tu renvoies les incompétents, les lâches, les paresseux à leur plus grande peur : la transparence.
Aujourd'hui, ils pensent exister à travers toi.
Il en faudra un peu plus pour qu'on les remarque.
En bien.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 16:00 GMT+2, par Kshatriya
16h00 c'est dommage....
Mon Cher Jean Jacques,
je ne peux conserver le silence lorsque je lis les précédents échanges.
Je ne me draperai pas dans l'anonymat puisque les lecteurs fidèles du Blog savent qui je suis, John Bastardi Daumont.
Tu le sais déjà, j'ai énormément de respect pour toi et pour tes actions, mais je dois m'opposer à ceux qui disent qu'"enfin, FH existe".
Je fais partie des plus anciens posteurs sur ce Blog et d'après ce que j'ai constaté, FH n'a pas eu besoin de cette histoire pour exister.
Alors, c'est vrai, il a tendance à réagir au quart de tour, c'est un trait de sa personnalité.
Mais ses interventions ont toujours fait mon bonheur, car je trouve que -à part JPC et toi-, FH est le posteur qui depuis deux ans a été le plus courageux car il ne s'est jamais caché ou drappé sous un pseudo pour dire ce qu'il pensait.
Ces messages -ici comme sur Panem Circenses-, sont directs, sans forfanterie.
J'invite d'ailleurs les nouveaux venus à consulter les archives qui peuvent en témoigner.
Alors, c'est vrai, cette remarque était déplacée.
Il l'a d'ailleurs reconnu publiquement ici et sur Panem et Circenses.
Je comprend que tu aies été blessé par celle ci, tu m'as d'ailleurs expliqué pourquoi de vive voix.
Il est vrai qu'il est toujours difficile lorsque l'on se donne du mal d'être exposé à la critique gratuite.
Ce que je trouve dommage, c'est la cassure qui en a résulté entre deux vieux amis.
En ce qui me concerne, j'aimerais vous savoir réconciliés, c'est tout, car je vous aime bien tous les deux, et j'ai pu constater en passant des moments en votre compagnie que malgrè vos différences de caractères, une complicité naturelle existe entre vous.
Peut être devriez vous en discuter par téléphone au lieu que cette dispute ne donne lieu à des débats interminables par Blogs interposés.
Voilà, c'est tout, j'espère que dans un avenir proche, nous aurons encore l'occasion de savourer tous les trois, en compagnie de notre compère PC et des autres fidèles du Blog, un bon rhum des îles, dans une ambiance décontractée, comme ce fut le cas l'année dernière.
D'ailleurs, à quand le prochain "apéro bloggers" ???
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 16:06 GMT+2, par supervolontaire
Petite précision.
Dans mon dernier message, je ne faisais pas spécifiquement référence à l'ami de trente ans - si j'ai bien compris - de JJN mais à tous ceux s'acharnant depuis sur l'hôte pour exister.
C'est quand même déplacé d'insulter celui qui vous invite surtout pour une première visite ( visite protocolaire ou autre).
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 16:48 GMT+2, par J-J Ninon
Merci, cher Ratafia, pour ton soutien.
Difficile, par ailleurs, de répondre à la question que tu me soumets. Car je suis partagé :
- J'aimerais tant qu'un de mes tableaux soit embrassé par une femme et je crois qu'il resterait ainsi, avec cette marque d'affection qui l'honorerait.
- A l'inverse, je comprends qu'un peintre n'ait que faire de ce genre de privauté, surtout si elle endommage définitivement son oeuvre. Mais ce qui me laisse perplexe, c'est que des productions anciennes, quasi détruites, ont pu être rénovées et que si le rouge à lèvres est indélébile, l'artiste pourrait repeindre par-dessus. Du moins, me semble-t-il, puisque je n'ai pas vu l'objet du litige.
Le Mardi 24 Juillet 2007 à 20:26 GMT+2, par pc
Et bien ! Je m'absente quelques jours du blog, et en revenant je trouve toujours ardente la polémique ( qui à mon sens n'en a que le nom) FH-JJN.
Je ne pense pas que l'heure est à la prise de position pour l'un ou pour l'autre comme le font certains intervenants.
Il est vrai que, de prime abord, l'intervention de FH était à la limite de l'acceptable, et il est tout à fait normal que JJN l'ait mal pris.
Je l'aurais très mal pris, encore plus que JJN, si j'avais été à sa place.
Depuis, FH a cependant fait amende honorable.
Qu'il soit convaincant ou non dans ses explications, ce dernier s'est excusé du fait que ses propos ont pu choquer la sensilibilité de certains.
Donnons lui au moins le bénéfice du doute.
Après, il ne m'appartient pas d'épiloguer sur l'opportunité et la légitimité d'un pardon de FH par JJN.
Ce sont de grands garçons, et leurs affaires les regardent exclusivement.
Le seul souhait que j'oserai formuler, et c'est apparement aussi celui de Kshatriya, est celui de les voir comme jadis ensemble au café du Palais comme si rien ne s'était passé.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 08:30 GMT+2, par Cécilia
Je vous propose de jouer les bons offices au près des protagonistes.
Si j'y suis arrivée avec Khadafi, je crois pouvoir le faire avec FH et JJN.
Un avion du GLAM sera sur le tarmak de Nice dans la matinée , merci à Groupe G ou supervolontaire de venir me chercher ou de m'envoyer un chauffeur.
Quel lieu discret pourrait il servir pour les rapprochements? j'hésite entre les salons du Negresco et le restaurant " la petite maison "où nous pourrions nous retrouver en toute discrétion. Je fais confiance à mon amie Nicole.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 09:25 GMT+2, par Maître Capello
erreur mon cher pc:
fh ne s'est jamais excusé et n'a donc pas fait amende honorable.
relis bien le message: au contraire, il remets la faute sur les autres, qui n'auraient rien compris.
Eh bien, cher FH, exprime toi mieux la prochaine fois.
Et au moins, présente de vraies excuses.
De bon aloi.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 09:31 GMT+2, par Le vrai Capello
Que celui qui s'empare de mon pseudo écrive correctement au moins! la grammaire ne semble pas être le fort de cet intervenant à l'instar de sous-brigadier et de quelques autres d'ailleurs....
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 10:36 GMT+2, par J-J Ninon
Je dois avouer à Kshatriya et à PC que l'unique objet de mes pensées n'est pas celui qu'ils croient. Je remercie Sarko de m'avoir délégué Cécilia et son (véritable) humour.
Sur un autre sujet plus intéressant, les membres de Panem et circenses pourront remarquer que j'ai mis leur site parmi les liens de ce forum en page d'accueil.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 10:46 GMT+2, par Sans Surnom
Jusqu'à maintenant je ne faisais que lire ce blog, sans intervenir. Je le lisais avec plaisir pour me changer de mes dossiers. Maintenant, je ne peux résister à écrire pour dire que je suis désolé de l'esprit qui y règne et pour tout le mal que s'est donné JJN pour que son blog soit d'un certain niveau et traite des sujets les plus divers (barreau, culture, gatsronomie).
Il suffit d'une seule personne qui se croit maline pour tout gâcher. En plus, je suis sûr que ça doit le faire rire et que c'est ce qu'il cherchait
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 12:05 GMT+2, par bôgeste
Quelques nouvelles concernant le reforme de la carte judiciaire pour la Cour d'Aix trouvées dans la presse d'hier.
La Provence consacre un article aux rencontres entre les présidents et procureurs de la République des tribunaux de grande instance et les bâtonniers, organisées par les deux responsables de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, dans un « souci de rassurer ». Le quotidien note que, pour le procureur général, la « réforme doit être avant tout ‘une recherche de modernisation et d’amélioration de la qualité de la justice et une simplification pour le justiciable’ ». Selon le journaliste, la réforme se construira donc sur la base de « l’analyse des contentieux », « la spécialisation des juridictions » et la détermination d’« ‘un seuil de pertinence, [c’est à dire] un volume d’activité à partir duquel une juridiction rend une justice de qualité’ ». L’auteur de l’article cite également Jean-Pierre Atthenont, premier président, pour qui « les propositions qui seront remises fin septembre à Rachida Dati seront ouvertes. On ne présentera pas forcément un projet ficelé, car les choix politiques ne nous appartiennent pas. Nous pourrons proposer plusieurs possibilités ».
Ya-t-il du nouveau ( réponse d'élu(s) , de sociologue...) ?
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 14:31 GMT+2, par J-J Ninon
Je remercie Ratafia, Citoyen de Baz et Bôgeste de tenter d'aborder un autre sujet que celui qui passionne d'aucuns. Bizarrement - ou plutôt logiquement - l'audience a subitement grimpé. Décidément, les Français aiment bien se river à leurs écrans de télé (ici, d'ordinateur) dans l'espoir qu'un débat se transforme en étripage public.
Pour répondre à Bôgeste : aucune réponse de Monsieur le Ministre et du sociologue. Ils ne sont pas concernés. Est-ce que sur un sujet aussi crucial pour notre profession et les justiciables, nous aurons autant de réactions passionnées qu'à propos du cas précédent ? Gageons que non. Les dopages du Tour de France, le temps médiocre des vacances dans le reste de la France ou le rôle de Cécilia sont bien plus importants que la libération des otages (il n'y pas d'autre mot) de la Libye contre rançon.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 15:47 GMT+2, par supervolontaire
une précision quant à mon message n°7: c'est donc Jean-Denis Rieubland, M.O.F (meilleur ouvrier de France), qui remplacera, dès le 19 août prochain, Bruno Turbot à la tête des cuisines du Chantecler.
une autre brève gastro: L'art d'être juge et partie...
Le petit guide rouge ( Michelin) développe en partenariat avec un spécialiste du genre, la société Wonderbox, un coffret cadeau s'adressant à l'ensemble des tables étoilées répertoriées dans le même guide...bien bien bien
Il est encore très étonnant de lire que l'argumentation commerciale de Michelin auprès des restaurateurs étoilés fait état des raisons suivantes: "accroissez votre chiffre d'affaires, augmentez votre notoriété, un partenariat gagnant-gagnant,etc".
Une ou plusieurs étoiles au Michelin ne suffiraient donc plus à assurer le succès de la restauration française?
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 16:04 GMT+2, par DVD
JJ, qui me reconnaîtra, je t’ai déjà dit plusieurs fois que tu étais bien bête de faire ce que tu fais pour des gens qui ne te seront jamais reconnaissants et plus tu en feras, plus ils te tireront dessus.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 16:25 GMT+2, par JJN
DVD, que j'ai effectivement reconnu, le problème, c'est que si je fais certaines choses (oh, pardon ! je n'ai pas le droit de le dire, même ça m'est reproché), ce n'est pas pour la reconnaissance, mais parce que j'y crois. C'est-à-dire à mon Barreau. Et puis, j'ai écrit à maintes reprises, que je ne voulais plus aborder ce sujet pour le moins déplaisant. En tout cas pour moi.
Revenons plutôt à l'information de Supervolontaire. Qui de vous a déjà passé une excellente soirée au « Chanteclerc » ? Je crois avoir essayé la cuisine des divers chefs qui y ont sévi depuis Maximin, celui-ci compris. Je n'en ai jamais conservé un souvenir impérissable, sinon l'atmosphère compassée et un service parfois - je dis bien parfois - léger, peu à la hauteur du lieu.
Et pour parler dessert, avez-vous noté que d'après le sondage de « Nice-Matin », le « Negresco » figure parmi « les 7 merveilles de Nice », comme 4e. Ce n'est pourtant qu'une pâtisserie architecturale, dont une ville comme Salzbourg regorge. Et que penser du chalet « suisse » dominant la « cascade » de Gairaut, classé, lui aussi, comme « merveille » (6e) ? Confondant.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 17:02 GMT+2, par bôgeste
Je peux témoigner moi aussi de ce que le "Chantecler" ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, je dirai même qu'il m'a laissé un mauvais souvenir. Le décor dur dur, le service très compassé et le repas me direz vous? Je ne me souviens que de ma compagnie de ce soir là , et le repas a disparu. Mauvais signe pour l'établissement , mais bon pour ma compagnie!
Supervolontaire , vas tu tester la table? Si oui merci de nous faire tes commentaires.
Quant aux sept merveilles de Nice quelles sont elles hormis le Negresco et le chalet suisse de Gairaut ( je meurs de rire!) car je n'ai pas lu l'info.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 17:06 GMT+2, par VE
Je me réjouis de la libération de ces pauvres femmes bulgares, torturées, victimes d’un procès destiné à servir les intérêts de la LIBYE et dont la démarche, humanitaire au début, s’est transformée en véritable cauchemar.
Le professeur MONTAGNIER, co découvreur du virus du SIDA, qui a mené une expertise en Lybie dans ce dossier aurait constaté qu’aucune faute véritable ne leur serait imputable (voir l’article du Monde à ce sujet), et qu’apparemment la faute en reposerait plutôt, selon sa conviction, sur des problèmes de stérilisation au sein du système hospitalier concerné et sur une souche virale particulièrement infectieuse.
La LIBYE a bien entendu délibérément ignoré ce travail, tout attachée qu’elle était à construire un dossier à charge dont on sait aujourd’hui à quoi il était destiné à servir.
Je me réjouis que les enfants concernés, pour ceux qui ne sont pas morts, puissent bénéficier de l’aide médicale de pays développés.
Je me réjouis enfin d’une mobilisation diplomatique à l’encontre de la peine de mort qui était prononcée.
MAIS…
Je regrette que nos pays européens se fassent les complices d’un marchandage pareil.
A la LIBYE l’argent (indemnités et apparemment, SOFIA envisagerait un effacement de la dette de la LIBYE).
A la LIBYE les contrats industriels.
A la LIBYE, le renouveau diplomatique et la publicité.
Tout cela pour remercier, avec déférence, de ne pas avoir assassiné des infirmières a priori innocentes (à ma connaissance elles ont été libérées immédiatement à leur arrivée) ?
Il est inacceptable que les Etats intervenus dans cette affaire aient marqué autant de respect envers la décision juridictionnelle Libyenne, en acceptant de se prêter au jeu factice de la procédure normale de commuation de peine et d’extradition.
Le vrai deal était : "on te paye, tu nous les rend", point n’était besoin de parer tout cela du simulacre de la transaction et de l’extradition.
Surtout, il n’est à mon sens pas acceptable que de grands pays comme la France entrent dans ce type de business voyou :
- d’abord parce que l’on sait que le succès accordé à cette manigance Libyenne crée un précédent qui donnera des idées à d’autres. Et pour l’exemple, on voit d’ailleurs le véritable marché aux humanitaires enlevés qui s’est développé en divers points du globe, à force de voir des rançons systématiquement versées pour obtenir leur libération. On finance ainsi les groupes dissidents et terroristes, et maintenant le budget des Etats ? (je sais que le financement d’Etats contestables n’est pas nouveau, mais au moins qu’on n’en tire pas fierté).
- ensuite, parce qu’à l’instar de la conduite en face au terrorisme, il n’est jamais bon pour des Etats de plier au chantage, fut-il à la bombe, à la guerre ou aujourd’hui à la peine de mort.
- enfin, parce que c’est donner trop de voix, à un Etat terroriste qui n’en mérite aucune.
Qu’en pensez-vous ?
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 17:19 GMT+2, par Jean Pierre CASTILLON
Et quand on pense que la Place Garibaldi ne figure pas parmi les merveilles de Nice. Allez voir la maquette d'origine à la Maison de l'Architecture Place Gautier à Nice. Une pure merveille hélas defigurée, aujourd'hui, par la statue de Garibaldi.
Il s'agissait d'une vrai "Place à l'italienne" comme l'est redevenue la Place Masséna.
Ceci étant JJN tu es dur avec Salzbourg.
C'est vrai que j'ai un penchant pour l'Autriche mais je pense que la ville des Princes Eveques n'est pas qu'une patisserie architecturale même si la patisserie autrichienne n'est pas extra à mon goût.
Pour le surplus, à mon retour de congés, j'essayerai d'apporter une contribution soutenue à ce blog en dehors des polémiques stériles qui font que les protagonistes se prennent au jeu et finissent par croire à leur déconvenue.
Il faut savoir faire coexister l'esprit et l'humour et éviter de tomber dans le piège de la sinistrose.
Je pense qu'une discussion autour d'un verre devrait solutionner ce faux problème.
Je pense qu'il faut se méfier des pseudos qui en fait recouvrent la même personne et attisent la polémique.
Vous me trouverez peut être conciliant mais je ne veux pas....allez je le dis aux côtés 'Anatole France: "Il vaut mieux être bête comme touit le monde que d'avoir de l'esprit comme personne"
Amitiés à tous et bonnes vacances.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 17:25 GMT+2, par J-J Ninon
Bôgeste a raison de mourir de rire. Voci les " 7 Merveilles de Nice" :
- 1ère Merveille : la Promenade des Anglais, pourtant défigurée par nombre de bâtiments, dont les palmes reviennent au " Méridien " et à l'hôpital Lenval.
- 2e : Sainte Rita. Est-ce de la ferveur pour l'édifice ou de la piété pour une sainte ?<br />
- 3e : la colline du Château. Etes-vous nombreux à y déambuler ?<br />
- 4e : le "Negresco", pâtisserie roumaine. Au passage, je remercie JPC pour son retour remarqué. Je n'ai rien contre les pâtisseries dont je me délecte. Je voulais exprimer dans mon commentaire précédent mon étonnement qu'ait été retenu le "Negresco" comme "merveille" niçoise, alors qu'il suffit de se rendre à Salzbourg ou dans la moindre ville d'Autriche pour en trouver de similaires, voire de plus admirables. Mais, cher JPC, que cela ne suscite pas une polémique entre nous. J'ai déjà eu mon content ("ma dose", comme on dirait aujourd'hui).
- 5e : la place Masséna, c'est vrai, est une réussite. Bravo JP (pas JPC, J Peyrat). Est-ce que cela suffira à le faire réélire ?
- 6e : la cascade de Gairaut et son chalet "suisse".
- 7e : l'Eglise russe. Ce qui est remarquable, c'est que celle-ci, comme la cabane précédente et le Negresco (roumain), sont des imitations kitsch de constructions étrangères. Trois sur sept ! <br />
Quant à la " Tête carrée " de Sosno, pour laquelle j'avais voté, elle ne figure pas dans le classement. Je ne rappellerai pas le mot d'André Gide, expliquant pourquoi il ne votait pas.
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 17:37 GMT+2, par VE
"Choisir, c'est se priver du reste" ?
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 18:04 GMT+2, par J-J Ninon
VE, ce n'est pas celui-là et je crains trop de le révéler. De quoi va-t-on encore me taxer, si je me le permets. Non, vraiment pas (bien que j'en meure d'envie). Je ne suis pas kamikaze.
S'agissant de la prise d'otage étatique, tu as parfaitement raison. Le plus lamentable est qu'après la validation de cette nouvelle pratique, il est proclamé haut et fort que la Libye est réintégrée dans le concert des nations, redevenant ainsi fréquentable ! L'une des explications étant la position géostratégique de ce pays dans la lutte contre le terrorisme. Terrorisme d'Etat d'accord, mais pas en bande, en secte ou en chapelle (si j'ose dire).
Le Mercredi 25 Juillet 2007 à 19:53 GMT+2, par bôgeste
Pour la liste des 7 merveilles niçoises je dois dire que mise à part la promenade des Anglais , avec point de vue à Roba capéu, et la place Massena vraiment très réussie, je ne partage nullement les autres choix. En revanche je suis absolument d'accord avec JJ pour dire que "la tête carrée" aurait largement mérité de figurer en tête ( c'est pour Me Capello... jeu de mots)
Quant à la citation énoncée par VE , elle a été livrée sous cette forme ou sous la suivante par André Gide , « Choisir, c'est renoncer», j'ai envie de vous dire , oui, mais si on ne renonce à rien, on ne préfère rien, on ne fait rien, on n'est rien.
À quoi sert d'être libre pour rien ? S'engager, choisir, c'est se créer, c'est se libérer.
Nos choix nous créent et nous libèrent. La parole donnée et tenue est le socle indispensable pour construire dans la vie, qu'il s'agisse de sa vie privée ou de sa vie professionnelle . Ce n'est pas une contrainte imposée du dehors, c'est une structure qu'on a choisie, qu'on se donne.
Le renoncement est parfois difficile, mais il ouvre la porte à une forme extrême de liberté, de dire, d'exprimer , de créer, d'imaginer , de sublimer .
Le Jeudi 26 Juillet 2007 à 09:44 GMT+2, par J-J Ninon
Je partage avec Bôgeste sa réflexion sur le choix qui mène à la liberté. La définition de la liberté est en effet la possibilité de choix. Je me rappellerai toujours l'exemple que donnait un vénéré professeur de philosophie, Chambellan (surnommé « Chambus »), qui a marqué des générations de lycéens niçois : « Mettez-vous en haut d'une falaise. Vous pouvez choisir entre sauter ou non. C'est cela la liberté. Si vous n'avez pas cette possibilité de choix, c'est que vous n'êtes pas libres. »
L'enseignement de Chambellan était le contraire de celui reçu plus tard en Histoire où il fallait exercer un esprit critique objectif, propre à la recherche (commentaire n° 9). Pendant des heures, Chambus dictait ses cours, d'ailleurs parfaits. Si vous les appreniez par coeur, vous étiez sûr d'obtenir la moyenne, comme en droit (c'est bien ce que l'on appelle du « bachottage », non ?). Mais si vous aviez le malheur de le questionner, après un long regard de ses yeux bleus délavés et mi-clos, qui vous soupesait, il vous lâchait dédaigneusement, en même temps qu'une bouffée de fumée (il fumait cigarette sur cigarette en pleine classe) : « Apprends d'abord (il tutoyait ses élèves) ; lorsque tu sauras, tu pourras poser des questions. »
Devenu à mon tour enseignant - et en raison de ces deux formations antinomiques -, j'ai toujours oscillé, suivant la situation, entre donner la parole critique aux élèves et étudiants ou la leur couper. C'est ça le choix, donc la liberté.
Le Jeudi 26 Juillet 2007 à 10:25 GMT+2, par K-05
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Merci pour avoir mis notre site en lien sur ton blog.
panemcircenses.boardsmess...
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Le Jeudi 26 Juillet 2007 à 17:38 GMT+2, par bôgeste
En réplique à JP Castillon, je reprendrai Gide que Jean Jacques a déjà cité, pour dire qu'effectivement " c'est une grande sagesse que d'oser paraître imbécile, mais c'est un courage que je n'ai jamais eu".
Je pense qu'Anatole France en s'exprimant ainsi :" il vaut mieux être bête comme tout le monde que d'avoir de l'esprit comme personne " fait preuve d'une d'une fausse modestie . Moi, cher JPC je revendique de ne pas penser comme tout le monde , c'est de nos jours une qualité à préserver non pas pour faire l'originale comme beaucoup aussi , mais pour se sauver d'un bien penser commun et des effets de mode qui m'exaspèrent.
Le Vendredi 27 Juillet 2007 à 01:37 GMT+2, par Marchand de cadavres
Jean Jacques Ninon, sans le vouloir peut-être, a évité de peu la mitraille que les chasseurs faisaient rugir sur lui il y a quelque temps au sujet de la conférence du stage.....
Est ce grâce à ses vigoureux cuisseaux qu'il a pu semer ses poursuivants?
www.jyrousseau.com/noblea...
Non, ce troublant sujet sur lequel il avait commencé à répondre honnêtement a finalement été écarté par un autre......
Ce n'est pas un bel élan majestueux qui a détourné l'attention des chasseurs assoiffés de sang.....
C'est un gros babouin velu: FH, qui, débarquant dans la forêt de Rambouillet, a décidé de montrer son cul à la noblesse en poussant des hurlements.
blog-dominique.autie.inte...
Il y a de quoi distraire le meilleur chien de chasse, et même faire sortir JPC de son terrier.
Etrange jouissance que de regarder ensuite toutes les ouailles du Blog disserter sur ce sujet stérile: faut il abattre le singe ou le sanglier?
Félicitations JJN et FH pour ce splendide détournement d'attention, on dirait du Baudoux.
Et vive l'amitié.
Allez, parlez d'autre chose, maintenant.
Le Vendredi 27 Juillet 2007 à 06:55 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Je partage le point de vue de Bogeste.
Il est vrai que je suis, moi aussi, un faux modeste.
Ceux qui me connaissent savent que j'aime avoir des idées à contre courant parce qu'elles sont celles auxquelles je crois.
Quand j'ai cité Anatole FRANCE c'était plus par interrogation que par affirmation.
Quoi qu'il en soit le blog se porte bien et celà est heureux.
Je vous quitte car je pars ce matin pour le pays des gateaux architecturaux.
Amitiés
Le Vendredi 27 Juillet 2007 à 09:38 GMT+2, par J-J Ninon
Les photos incluses dans le message de MdC - Marchand de Cadavres ou Mouvement des Citoyens de presque feu JPC (entendre Jean-Pierre Chevènement, et non le nôtre qui est allé goûter les pâtisseries autrichiennes), miraculé comme Rocard ? - sont effectivement troublantes de ressemblance.
Est-ce que MdC m'autorise à les faire figurer, pour moi-même, dans l'annuaire du Barreau ?
Le Vendredi 27 Juillet 2007 à 11:25 GMT+2, par J-J Ninon
Je fais suite à mon précédent commentaire. Hypnotisé par les portraits de moi transmis par MdC (commentaire 45), j'ai omis d'attirer son attention sur une faute d'orthographe entachant la phrase suivante, placée au-dessus de la première photo représentant un sanglier aux abois :
« Est ce grâce à ses vigoureux cuisseaux qu'il a pu semer ses poursuivants?
www.jyrousseau.com/noblea... »
Il eût en effet été plus adéquat d'écrire « cuissots », puisque les « cuisseaux » appartiennent aux veaux. Cette subtile distinction était renfermée dans la fameuse dictée de Prosper Mérimée. Pour mémoire, Napoléon III avait demandé à l'éminent écrivain, pour meubler les jeux de sa cour, de concevoir une dictée pleine de pièges. Malgré le peu de lignes qu'elle comportait, l'entourage de l'empereur commit un nombre impressionnant de fautes ; étant précisé que Napoléon III en effectua une honnête moyenne (seize), mais pas le plus.
Pour quelle raison la dictée était-elle alors considérée comme un amusement ? Parce que l'orthographe venait à peine d'être fixée (à partir des années 1830). Auparavant, diverses façons d'écrire un même mot cohabitaient.
Le Vendredi 27 Juillet 2007 à 14:32 GMT+2, par J-J Ninon
Pour compléter mon commentaire, ci-dessus, voici la dictée concoctée par Prosper Mérimée :
Le dîner à Sainte-Adresse
Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veaux et les cuissots de chevreuil prodigués par l'amphitryon, fut un vrai guêpier. Quelles que soient, quelque exiguës qu'aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu'étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d'en vouloir, pour cela, à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis, et de leur infliger une raclée, alors qu'ils ne songeaient qu'à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires. Quoi qu'il en soit, c'est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s'est laissé entraîner à prendre un râteau et qu'elle s'est crue obligée de frapper l'exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara suivie d'une phtisie et l'imbécillité du malheureux s'accrut.
- "Par saint Hippolyte, quelle hémorragie" ! s'écria ce bélître. A cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l'église tout entière.
Le Vendredi 27 Juillet 2007 à 20:14 GMT+2, par Colombo
Etrange.
Tiens ! Tiens !
Je remarque une certaine similitude entre le dernier message posté par l’anonyme « Marchand de Cadavres » avec ceux postés par Kshatria.
L’insertion photos via « Snapshot » est une pratique bien connue de ce dernier (messages 43 et 358 du forum 4…)
Notre ami Kshatria serait-il tantôt Docteur Jekyll et tantôt Mister Hyde… ?
Je mène l’enquête…
PS : JJN, une fois de plus tu prouves à tes détracteurs que tu es hermétique à toutes susceptibilités.
Le Samedi 28 Juillet 2007 à 10:15 GMT+2, par J-J Ninon
Monsieur l'Inspecteur Colombo,
Merci de me communiquer le résultat de ton enquête. Quoique, à mon avis, les forums, blogs et consorts regorgent de docteurs Jekyll et misters (tiens, au fait, pourquoi la suggestive Mystère, qui irradie le site voisin, n'écrit-elle jamais en ce lieu, au lieu de seulement le parcourir ?) Hyde. L'anonymat et les sobriquets - sans doute révélateurs d'une personnalité - ne favorisent-ils pas cette dichotomie, outre le défoulement, et, derrière la liberté de ton, la délivrance de l'intervenant. Elémentaire, mon cher Watson. Isn't it ?
Le Samedi 28 Juillet 2007 à 13:35 GMT+2, par Marchand de cadavres
j'adore l'odeur de l'imperméable pourri le matin, ajoutée à celle du vieux cigare, elle me rappelle mon enfance......lorsque j'aidais mon père à vider des caveaux.
Belles conjectures, mais Jeckyll et Hyde, c'est un peu simpliste.
Kshatriya, que je connais bien en effet -et qui a une certaine admiration pour mon style imagé- a effectivement un certain nombre de pseudos sur le Blog....
Tout comme Le Maître des Lieux.
Tout comme moi, en fait.
Il serait trés réducteur de considérer que K-2 est le seul membre de panemetcircenses à animer ce Blog.
Les inspecteurs en herbe devraient à se tourner vers la rubrique album de notre site, mis en ligne depuis bientôt 1 an, dans laquelle figurent des représentations des personnalités des 6 membres premiers. Depuis il y a en a d'autres....
Tout inspecteur digne de ce nom pourra aisément faire des parallèles entre ceux ci et beaucoup de pseudos opérant ici ou sur panemetcircenses, et comprendront que pour ce type d'animation être seul est impossible. Il faut une équipe soudée.
Tout de suite, ça devient plus compliqué......
Merci de la comparaison, mais K-2 n'a jamais utilisé les snaps pour narrer une histoire illustrée.
Nettoie ton oeil, le borgne.
Pour une fois que je fais une intervention originale, on vient me la gâcher avec un pet foireux.
Le Dimanche 29 Juillet 2007 à 11:13 GMT+2, par J-J Ninon
Non, MdC, ce blog n'a été ni fondé, ni perpétué par « une équipe soudée ». Si j'avais dû attendre un tel OVNI, je n'aurais jamais rien commencé, que ce soit là ou dailleurs. En l'occurrence, ce forum n'existe que grâce aux intervenants épars, qui y trouvent un intérêt, parfois épisodique ; ce qui explique des participations constantes (Bôgeste, Supervolontaire), fluctuantes (Bôôôôôté des Isles, Kshatrya, Citoyen de Baz, Ratafia), intermittentes (JPC, Groupe G) ou circonstancielles (Keef, VE, toi-même).
A propos de Ratafia, celui-ci avait lancé (commentaire 14) un passionnant sujet de discussion (en tout cas, pour certains, dont moi-même) relatif au rouge à lèvres laissé par le baiser d'une femme sur une oeuvre du plasticien Cyd Twombly.
Je lui avais répondu (commentaire 23), en lui indiquant notamment que "j'aimerais tant qu'un de mes tableaux soit embrassé par une femme et je crois qu'il resterait ainsi, avec cette marque d'affection qui l'honorerait." et qu'il me semblait surprenant que le cosmétique ne pût être effacée.
Il est intéressant de lire, ci-dessous, l'avis - paru dans « Le Monde » du 26 juillet dernier - de Patrick Levieux, le conseiller artistique de la mise en cause, Rindy Sam, puisque - on l'apprend - celle-ci est également une artiste.
L'artiste cambodgienne Rindy Sam a commis, le 19 juillet, à la Galerie Lambert d'Avignon, sur une toile de l'artiste américain Cy Twombly, un geste inouï. Subjuguée en entrant dans la salle où se trouvait un triptyque consacré au Phèdre de Platon autour du Symposium [le Banquet], elle s'est approchée d'une toile immaculée, s'est exposée en écartant les bras. Puis, confie-t-elle, à La Provence : "J'ai déposé un baiser. Une empreinte rouge est restée sur la toile. Je me suis reculée et j'ai trouvé que le tableau était encore plus beau... Vous savez, dans cette salle vouée aux dieux grecs, c'était comme si j'étais bercée, poussée par les dieux... Cette tache rouge sur l'écume blanche est le témoignage de cet instant ; du pouvoir de l'art." Rindy affirme avoir ainsi vécu un acte d'amour d'une grande pureté qu'elle a traduit par ce geste artistique. La galerie a immédiatement porté plainte pour... vandalisme sur cette toile blanche estimée à... 2 millions d'euros. L'artiste a passé la nuit en garde à vue, dans le froid et la saleté d'un cachot, et sera convoquée devant les tribunaux dans les semaines à venir.
(...)
Le Larousse dit du vandalisme qu'il s'agit d'"un état d'esprit qui consiste à détruire ou mutiler les belles choses et en particulier les oeuvres d'art". Or rien dans les déclarations de l'artiste ne laisse entrevoir le projet de détériorer, bien au contraire. Il y a dans le geste de Rindy la gratuité d'un acte pris dans toute sa pureté : ni préméditation ni mise en scène médiatique, le seul témoignage demeurant les bandes de vidéosurveillance, dont il conviendra de déterminer par la suite leur statut : pièces à conviction ou oeuvres d'art ?
D'autre part, si l'on reste dans le monde des hommes, dans quel monde une trace de rouge à lèvres sur une toile blanche mérite-t-elle une comparution devant les tribunaux ? S'agit-il d'une maladresse, soit ! Alors un coup de lait démaquillant réparera la bévue. Mais la toile est estimée à 2 millions d'euros, soixante ans de salaire d'un professeur d'université. Il y a ici un rapport dissymétrique qu'il convient d'interroger et peut-être de corriger.
D'un côté, la légitimité affichée par la galerie et l'institution en général qu'une toile blanche puisse prétendre non seulement à accéder au statut d'oeuvre d'art mais aussi à une valeur marchande importante. De l'autre, la non-légitimité à traduire par un acte artistique (un baiser sur une toile) une puissante émotion. Assimiler un bisou, un acte d'une infinie tendresse, à du vandalisme peut constituer un dangereux précédent où l'on verrait l'art marchand officialiser sa haine de l'amour. A ce stade, il semble que le destin du geste artistique de Rindy soit lié à celui du geste artistique de Twombly (la toile blanche). La légitimité de l'un justifiant la légitimité de l'autre.
En effet, si le geste artistique de Twombly (la toile blanche) est légitime, le geste de Rindy est également légitime. Et si le geste de Rindy n'est pas légitime, alors la toile de Twombly perd également sa légitimité. Mais Twombly est un grand artiste, capable par ses oeuvres de produire de puissantes émotions. Et c'est parce que Twombly est un grand artiste que le geste artistique de Rindy est légitime. Mais pour comprendre pourquoi Twombly est un grand artiste, il faut quitter le monde des hommes et nous immerger dans le monde des dieux, autrement dit abandonner le monde de la détermination conceptuelle pour entrer dans celui de l'indétermination et de la finalité sans fin.
Twombly est le représentant d'un art en train de se faire, pas encore momifié, pas encore muséifié : l'art en mouvement, l'art comme expression de la vie. Imprégnée par l'impressionnisme abstrait, l'oeuvre de Twombly traduit la vitalité intérieure de l'artiste. La toile blanche prend son sens dans un ensemble qui traduit cette quête de l'intériorité. Peu après son geste, Rindy a évoqué comment les oeuvres de Twombly "redonnaient de la consistance ontologique à son être". Derrière cette phrase énigmatique, il convient de saisir ce que fut le parcours artistique de Rindy afin de comprendre pourquoi ce geste d'amour parachève la toile de Twombly.
Rindy est venue en France après que les Américains eurent entraîné le Cambodge dans la guerre dans les années 1960. Sa vie a été celle d'une réfugiée au destin tourmenté. Pendant que Twombly travaillait son univers, l'univers de Rindy était réduit en cendres, sa famille décimée dans les rizières de Battambang. Les peuples commettent parfois de grandes bêtises, doit-on pour autant s'éterniser à les haïr ?
Le baiser rouge sur la toile d'un artiste américain ne symbolise pas seulement l'acte incroyable d'un geste de réconciliation. Par-delà les souffrances subies, l'art est d'abord amour, voilà ce que Rindy semble nous dire par ce geste. Et, parce que l'art est amour, alors le baiser rouge possède une consistance ontologique.
Ces précisions apportées, il appartient désormais aux responsables de la Galerie Lambert de prendre leurs responsabilités. Ou l'on reconnaît qu'il s'est passé réellement un événement extraordinaire dans la salle consacrée à Platon, une sorte de fusion entre deux univers, qu'exprime le baiser rouge sur la toile blanche, témoignage de la puissance évocatrice de Twombly et de sa réception par Rindy. Et, en ce sens, le geste de Rindy parachève la démarche de l'artiste américain. Ou alors, en dépit de l'évidence de ce qui s'est passé, la Galerie persiste à assigner au baiser rouge le statut d'une souillure, et, dans ce cas, un doute souillera désormais l'authenticité de l'oeuvre de Twombly...
La toile immaculée représentait la pureté socratique. Rindy incarne dans sa chair et dans son sang la signification profonde de cette pureté. S'il vous plaît, M. Twombly, ne souillez pas votre toile, n'enlevez pas le baiser rouge de Rindy !
Alors, véritable acte d'amour, symbole de réconciliation entre deux anciens peuples belligérants, « happening » (performance) artistique ou génial coup de publicité d'une artiste, jusque là inconnue, à laquelle, par exemple, les pages du « Monde » ont ainsi été ouvertes ? A rapprocher d'un autre artiste, dont le nom est déjà oublié, qui, il y a trois ou quatre ans, s'était servi, dans un musée, de l'urinoir d'Albert Duchamp. Démarche artistique, besoin pressant rapporté par la presse et ouvrant la voie à une fugace notoriété, à laquelle sa production artistique (et non naturelle) ne lui avait pas fait accéder.
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 12:01 GMT+2, par J-J Ninon
Les photos du Banquet de l'Ordre sont visibles au Secrétariat de l'Ordre, où vous pouvez les commander.
Vous y êtes tous : Kshatriya, Supervolontaire, MdC, Citoyen de Baz, Groupe G, Cécilia, VE, Justice, Iris, Schiner, Magicircus, Gargouille et tant d'autres que je ne peux énumérer, tellement la liste est longue. Sauf Bôgeste et Bôôôôôôôôôôôôôté des Isles, qui se font tellement désirer.
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 15:03 GMT+2, par VE
Mon post est soumis à l'auguste censure...
(quels sont les critères de rétention d'un post envoyé par ce serveur ?? pas d'injures, ni de gros mots... surprenant)
J'attends le verdict avec sérénité.
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 15:46 GMT+2, par J-J Ninon
Cher VE, ainsi que je l'ai exposé à plusieurs reprises, je n'ai été obligé de censurer que quatre messages en deux ans car, étant anonymes, ils étaient injurieux ou diffamatoires à l'égard de personnes nommément désignées. La preuve que je ne me sers qu'avec une extrême réticence des ciseaux, est que j'ai laissé récemment tous les commentaires à mon encontre, même s'ils n'étaient pas tendres.
Si ton message a été détruit, en voici l'explication que j'avais déjà donnée, il y a plusieurs mois, à Bôgeste, qui se trouvait dans le même cas que toi : ce forum reçoit de nombreux spams rangés par le serveur parmi les « messages indésirables ». Il suffit qu'une intervention, pourtant tout à fait acceptable, mais contienne un mot suspect pour le serveur, pour que celui-ci le considère comme « indésirable ». Ce qui est arrivé à mes propres envois ! Compte tenu du nombre, souvent important, de ces spasms, je les détruis globalement. Donc ton message a dû être éliminé de cette façon, et ce, bien involontairement. Réexpédie-le, je ferai plus attention et l'inscrirai, si par inadvertance, il avait pris, de nouveau, un chemin inapproprié.
Merci d'avance.
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 16:11 GMT+2, par VE
Intéressant cette analyse du baiser de RINDY.
Une lecture pour le moins optimiste du geste.
Une lecture qui pose à nouveau l'éternelle (et pénible?) question de la forme artistique.
L’article en explore toutefois un aspect intéressant :
- l'art peut-il justifier la transgression ?
- et surtout, la transgression elle-même peut-elle être une forme d'art ?
- cette transgression, peut-elle entrer dans la définition même d’une forme artistique ?
Je ne parle pas de transgression morale ou intellectuelle, c’est une constante dans l’histoire de l’art, mais de transgression de la LOI.
La question se posait déjà en arrière plan du wall art et de sa forme particulière qu'est le tag : de plus en plus considéré comme une forme d'art urbain, il repose pourtant au départ sur une dégradation du bien d'autrui. Et concrètement, la transgression fait partie du geste : du Tag autorisé, ce n’est plus vraiment du tag…
Et quid du happy slapping (filmer une agression) : excusez l’excès, mais à le vouloir aussi fortement que ce journaliste du Monde pour RINDY, ne pourrait-on par exemple trouver une dimension artistique dans l’effort de cadrage, le choix du lieu pour la mise en scène et l’éclairage, la sélection de la victime ?
La question pourrait se poser tant on sait combien la perception artistique est purement subjective : pensez-y pour votre plaidoirie en défense d’un happy slappeur, défense de rupture portant sur le thème de l’artiste incompris… 
Plus sérieusement, cet extrême est évidemment inacceptable … mais il démontre que le fait de trouver éventuellement « légitime » le geste de RINDY oblige alors à opérer une sélection dans les infractions dont la transgression serait légitime et les autres non.
Je ne vois pas comment on pourrait contrôler juridiquement l’usage d’un « fait justificatif » artistique. La perception artistique est trop subjective pour cela. En outre, qui va décider ?
Evidemment c’est impossible, la loi c’est la loi. Je ne crois qu’on puisse admettre que la conception artistique du geste paralyse son action. La sanction s’imposerait donc à mon sens pour RINDY.
Toutefois, cela ne clôt en rien la question de savoir si le geste de RINDY relève du geste artistique. Dès lors que le geste de RINDY serait sanctionné, devant cette limite pénale à la création artistique, sera-t-on conduit à considérer que la commission de l'infraction postule qu'il ne s'agissait dès lors plus d'un geste artistique ? Ou considèrera-t-on qu'il s'agit bien d'une forme d'art, mais que sa sanction est toutefois nécessaire ? Et dans ce dernier cas, on accepte une nouvelle forme de censure étatique, par la loi, dans un pays qui prône pourtant la libre créativité artistique …
Un geste artistique peut parfaitement être sanctionné, cela ne lui enlève rien. On l’a vu dans les régimes totalitaires, inquisitoriaux ou autre. Peut-être verra-t-on même prochainement des recherches artistiques explorer le problème et certains artistes revendiquer le fait de purger une peine comme une composante essentielle ou inéluctable de certains gestes artistiques.
Si tel est le cas nous pourrions voir se singulariser un courant artistique fondé sur l'illégalité, la transgression et la peine mais de manière revendiquée bien sûr (un art maso en quelque sorte...), que l'on pourrait appeler « l'art transgressif ».
Et nos happy slappeurs de revendiquer une reconnaissance artistique à la confluence du cinéma de Tarantino pour la violence et de la télé-réalité pour le réalisme.
Qu’en pensez-vous et quelqu’un sait-il ce que pense TWOMBLY du geste de RINDY ?
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 16:18 GMT+2, par J-J Ninon
Erreur réparée, VE. Je pense que c'est l'expression « happy slapping », qui a fait barrage. Je suis sûr d'ailleurs que le présent commentaire, qui le comporte, sera rangé dans les « messages indésirables » et que je devrais moi-même m'autoriser à me publier.
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 16:31 GMT+2, par J-J Ninon
Expérience concluante : c'était bien la locution précitée qui empêchait la publication, puisque j'ai dû autoriser l'inscription de mon message précédent, où je l'avais reprise.
Pour en revenir aux intéressantes réflexions de VE - amateur d'art émérite - à l'évidence, la lecture du geste de Rindy Sam (commentaire 53) ne pouvait qu'être optimiste, puisqu'elle émanait de son conseiller artistique, voire le concepteur publicitaire de l'acte reproché.
Si l'on ne se réfère qu'à la loi du moment, cela incite à revenir vers les procès littéraires, en inadéquation avec les moeurs officielles et la loi de l'époque inadaptée à la démarche artistique d'avant-garde ou destinée à troubler les bonnes consciences. Personnellement, je pense que si le tableau de Cy Twombly n'est pas irrémédiablement abîmé, il n'y a pas lieu à sanction. Il suffirait de prononcer à l'encontre de l'intervenante - il s'agit, après tout, d'une intervention artistique, publicitaire ou affectueuse -, une condamnation de principe ( un TIG consistant en deux semaines de gardiennage dans un musée), outre la réparation du dégât.
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 17:39 GMT+2, par Kshatriya
17h36, suspecté comme un malpropre, après tant d'activité.....
Mon Cher Jean Jacques,
désole d'être si long mais j'ai des choses à dire sur l'accusation portée contre moi.
Reposé d'un WE -trop rare- de farniente, je constate que je suis suspecté par Columbo d'être l'odieux Marchand de cadavres. Je remercie ce dernier pour les indications qu'il a donné à l'inspecteur sur le fonctionnement de Panem et circenses. Il a déjà fait repentance mais sera jugé tout de même par ses pairs.
Comme je lui ai promis, je ne me dédouanerai pas en livrant sa véritable identité, ne faisant pas partie des délateurs qui eux mêmes se drappent dans l'anonymat. (Columbo)
Me voilà donc traîté comme un misérable par un posteur qui n'intervient jamais.
Je ne sais par où commencer, j'ai relevé tellement de choses intéressantes dans les derniers messages....
Tout d'abord, je souhaite corriger un oubli de JJN. Lorsqu'il site les posteurs qui animent par leur interventions ce Blog, il oublie -sans doute par mégarde- de citer PC. Erreur réparée.
En outre, lorsque tu mentionnes les invités présents au Banquet de l'ordre, tu cites parmi les présents de nombreux absents. Je connais dans le monde réél certains des pseudos cités qui n'y étaient pas, et qui le regrettent, soit dit en passant...
Allez, j'en livre un, par exemple: Schiner.
Allez, encore un indice pour Columbo. Dans la liste cité par JJN, il y a 4 absents, à ma connaissance.
Autre chose: si je tiens MdC pour responsable de ce qui m'arrive aujourd'hui, je règlerai ce problème avec lui mais pour l'heure, j'aimerai souligner un point d'accord entre nous deux: la notion d'équipe.
Car contrairement à l'impression que tu en as, mon Cher Jean Jacques, je pense au contraire comme MdC qu'il y a une équipe qui anime ce Blog.
Cela pour plusieurs raisons:
- ce Blog fût à l'origine créé parallèllement à ta candidature au Bâtonnat, et les premiers posteurs qui s'y sont exprimés sont des personnes qui te soutenaient.
- lors de temps reculés que les Columbo et autres posteurs récemment arrivés ne connaissent pas, les Bloggeurs ont souvent fait corps avec JJN sur bien des sujets, l'appuyant, le conseillant....je pense notamment à sa décision de se présenter au conseil de l'Ordre, qu'il a mis du temps à prendre, doutant au début puis soutenu par les Bloggeurs ensuite.
Je pense également au soutien sans faille affiché par les piliers du Blog lors de la défense de la liberté d'expression de celui ci.
- un Blog, au bout d'un certain temps, acquiert une existence propre, c'est à dire qu'il y a les infos concernant le Barreau qui circulent dessus, et qu'au Barreau, on parle du Blog, notamment de ses protagonistes, de "l'équipe" informelle dont l'émulsion donne vie à ce Blog, qui devient un sujet de discussion à part entière.
- les bloggeurs les plus anciens sont donc soudés par un lien invisible: un affectio societatis, qui se manifeste particulièrement lorsque celui ci est attaqué.
Je fait partie de ces Bloggeurs. Ce qui accroit ma déception.
Je pense avoir fait mes preuves en matière d'animation sur ce Blog, et, lorsque par le passé j'ai eu à dénoncer l'identité d'un membre bien plus insolent et caustique que MdC (Périscope), je l'ai fait avec une certaine élégance (voir le forum 2)
Me voir ainsi qualifié de Jeckyll, après toutes mes prises de position et actions sur ce Blog, et n'être défendu par personne spontanément me déçoit beaucoup.
Columbo, pour mener ses investigations, ne devrait pas limiter ses recherches au forum 4 et aller un peu puiser dans les autres, sur lesquels j'officie depuis des années avant de jeter ainsi sur moi le doute.
Je lui rappelle que j'ai fait bien pire (main gantée, Tshirt, vidéos GDP....) que de placer des photos amusantes de sanglier et de babouin, et ce sous mon pseudo, je n'ai aucunement besoin d'être anonyme pour faire cela.
Pour que les choses soient bien claires, je dirais sous mon pseudo que le message de MdC avec les images m'a bien fait marrer, voilà, je ne m'en cache pas, je n'ai pas besoin de me tranformer en Hyde pour ça.
Mais tout de même.....tous ces messages postés, ces vidéos cherchées, ce montages amusants, tout ça pour me retrouver suspecté d'être un Docteur Jeckyll de boulevard.....
Tout cela sans la moindre réaction de mes amis posteurs....alors que Supervolontaire ou Bôgeste sont défendus immédiatement pour la remarque d'un nourrisson.
Devant tant d'indifférence, j'ai besoin de vacances.....j'ai peut être une vision idyllique de la notion "d'équipe".
Je vous souhaite donc un bon été à tous et m'en vais voguer sur Panem et Circenses.
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 18:29 GMT+2, par Supervolontaire
Comme tu le sais bien, les animateurs de ce blog font bloc quand l'un d'eux vient à être injustement et un peu trop vivement - et gratuitement - attaqué.
L'intervention à laquelle tu fais référence et qui t'as chagriné est regrettable.
Les 'piliers' du blog te soutiennent évidemment mais si tu regardes bien, nombreux sont absents, sans doute pour un petit repos bien mérité, ou n'ont pas eu, comme moi, lecture du message avant ton intervention.
Nous savons très bien, mon cher K, l'animation et le coeur que tu mets dans ce blog comme dans le tien.
Allez, reviens!!!!! 
Le Lundi 30 Juillet 2007 à 23:02 GMT+2, par Adolfo Ramirez
Oui ! C'est ça !
Et PC, c'est JJN, en fait ! 
Je sens que tous ces enquêteurs brûlent...
Cela fait maintenant quelques mois (une année déjà ?! le temps passe vite...) que je viens voir des combats de bretteurs des plus intéressants, et des analyses des plus intéressantes... et vu que ça commence un peu à chauffer depuis quelques semaines, je sors un peu du bois !
Cela me permet de te remercier, Jean-Jacques, car tu nous offres une bien belle arène, et que tu arrives à animer pendant le peu (mais la totalité?) de temps libre que tu as.
A demain sur cette page, ou à l'année prochaine...
AR
Le Mardi 31 Juillet 2007 à 16:23 GMT+2, par DVD
Je trouve JJN bien discret. Ce n’est pourtant pas son genre. On reproduit sa déclaration dans le "nice-matin" d’aujourd’hui dans un article sur la création d’une cour d’appel dans les A-M, et il reste de marbre, comme celui des journaux. Extrait :
"L’association Une cour d’appel pour les Alpes-Maritimes pilotée par Me Jean-Jacques Ninon bat, elle aussi, le rappel et se montre moins pessimiste (site et blog via le www.ninon-avocat.com) : "Tout n’est pas plié. Si Aix reçoit les contentieux d’autres cours d’appel comme cela semble prévu, elle sera impossible à gérer. Pourquoi n’y aurait-il pas, alors, un pôle d’appel à Marseille et un autre dans notre département ?" Dans la profession, on recense aussi d’autres propositions comme celle de créer "au moins et rapidement" des chambres d’appel détachées. Les magistrats iraient vers les justiciables et non l’inverse."
JJN, as-tu eu des réponses à tes interventions ?
Le Mardi 31 Juillet 2007 à 16:53 GMT+2, par J-J Ninon
Hum... DVD, ne pas confondre discrétion, indiscrétion et communication.
Pour t'éclairer (mal), je ne peux que réitérer la réponse que j'avais faite à Bôgeste, il y a une quinzaine de jours : aucune suite n'a été apportée à mes demandes. A croire que, ici bas, personne n'est concerné.
M'étant récemment entretenu avec un magistrat d'en haut, ayant participé aux réunions (dont quatre ont été ajoutées) rassemblant régulièrement ses collègues de même rang, convoqués par le ministre, en voici le résumé :
- Rachida Dati : Tout doit être arrêté en septembre.
- Choeur des magistrats : Mais que voulez-vous qu'on fasse aux mois de juillet et d'août ? (sic)
- R. D. : Débrouillez-vous, vous êtes responsables du résultat. ["Responsable", un mot tabou pour cette profession]
- Confidence du cacique à mon oreille : C'est une fausse concertation.
Et fausse confidence, puisque nous en avons tous le sentiment.
Le Mardi 31 Juillet 2007 à 19:26 GMT+2, par Marchand de Cadavres (himself)
Sublime plaisir que de voir l'orgueilleux Kshatriya être obligé de tirer sa révérence grâce à moi hehehehe.
Refusant toute forme de corporatisme, j'ai quitté Panem et Circenses de mon côté pour pouvoir mieux sévir ici. Et j'ai encore quelques bonnes dépouilles à vendre.
Loin de moi l'idée que ce petit message sympathique entraînerait la chute fatale d'un des piliers du Blog, dont le nom même devient aujourd'hui un quolibet: "est ce que j'ai une gueule de Kshatriya" ahahhahaha
Le pauvre s'attendait à un soutien qui ne vint pas, proclame une repentance que je n'ai jamais faite, et s'est donc autoflagellé dans l'indifférence totale. Quelle arrivée de ma part, n'est il pas?
Pour les amateurs de scoops, je ne suis pas non plus son acolyte PC, qui pour l'instant se terre dans le silence malgrè les accusations fusant également de toutes parts.
Je compte bien sévir à nouveau sur ce Blog, qui me plaît bien plus que Panem et Circenses, construction artificielle qui n'est que le parasite de ces lieux.
A trés vite, mes amis 
Le Mardi 31 Juillet 2007 à 22:12 GMT+2, par L'inspecteur Derrick
Les masques tombent, et voici que le premier suspect passe déjà aux aveux !!!!!
PASQUALE CAMINITI avoue donc -sans discussion- être "LE CROCHET". Pour mémoire, le CROCHET avait fustigé la mégalomanie de JEAN JACQUES NINON qui nous narrait ses multiples triomphes. Rien que pour faire cette modeste critique, PC a donc revêtu les habits du CROCHET, pour déverser son venin anonymement.
Erreur fatale que de le reconnaître publiquement. Car qui peut le plus, peut le moins, et il n'y a pas que dans les messages du CROCHET que l'on retrouve la plume de PC. On la retrouve aussi dans beaucoup de messages rageurs sur la conférence. PC va t il nous faire croire qu'à cette occasion, il est resté silencieux, et qu'il n'a revêtu le costume de CROCHET que pour rappeler à JEAN JACQUES NINON ce qu'est la modestie? prendrait il L'INSPECTEUR DERRICK pour un idiot?
Une ordure, une désolation????
Mais non, juste un mirroir de vos turpitudes.
Le Mercredi 1 Aout 2007 à 00:26 GMT+2, par Groupe G
Donc, nous parlions de la réforme de la carte judiciaire et de la défense de l'implantation d'une Cour d'appel à Nice, c'est bien cela?
bien bien bien, voila de quoi nous mobiliser intelligemment.
Le Mercredi 1 Aout 2007 à 08:57 GMT+2, par J-J Ninon
Comme certains d'entre vous le constateront, j'ai supprimé plusieurs messages. En effet, depuis deux ans que ce forum existe, il avait réussi à acquérir une certaine tenue, le faisant classer par le serveur lui-même dans la catégorie « Gens de lettres » ; étant précisé que pour y accéder, il faut atteindre un indice de 48 %, fondé sur divers critères. Or, il réunit 67,1 % !
J'ai horreur de la censure, et pense l'avoir prouvé à plusieurs reprises, en laissant notamment les commentaires qui m'attaquaient. Cependant, les interventions inscrites depuis 48 heures m'ont contraint à exercer mon rôle de «rédacteur en chef». En effet, elles dénaturaient la spécificité de cette tribune, où elles n'avaient aucune place. Je défends la liberté d'expression, à double titre, en tant qu'avocat et en tant qu'artiste. Mais, justement, pour la sauvegarder, je ne peux supporter les inepties.
Il est ainsi étonnant qu'aucun des sujets abordés - si l'on peut les qualifier ainsi - par les commentaires éliminés ne concernaient (comme seuls l'ont relevé DVD et Groupe G) une question cruciale pour les justiciables et leurs conseils. C'est autant confondant que désolant.
Le Dimanche 5 Aout 2007 à 11:33 GMT+2, par J-J Ninon
LE FORUM REDEMARRE
Chers amis,
Depuis plusieurs jours, vous avez pu constater une éclipse - sur tous les plans - de ce blog, qui est devenu, grâce à vous un forum.
Je souhaite, au préalable, remercier chaleureusement Kshatriya et, à travers lui, les membres de Panem et circenses. Ils tiennent l'appellation d'équipe soudée et ils ont raison. Ils me l'ont rapidement prouvé, et ce, contrairement à ce que je disais dans mon intervention (n° 53). Ils m'ont fait non seulement l'amitié de s'inquiéter de la disparition de ce forum, mais m'ont offert en outre un espace.
Ainsi que je l'ai exposé sur son site (www.panemcircenses.com), cette fermeture s'est déroulée en deux étapes :
- La 1ère, volontaire, est contenue dans la teneur du dernier commentaire (67) que j'étais parvenu à inscrire, ci-dessus, avant que le blog ne disparaisse :
- La 2e, involontaire - mais quelle coïncidence - était énoncée sur mon site :
"Le blog s'est mis en vacances forcées, son serveur étant en panne depuis le 1er août.
"Il s'agit vraisemblablement d'une interruption momentanée."
L'un des membres de Panem, Markus Wolf, que je connais pas, avait bel et bien compris mon état d'esprit (il n'est pas de la Stasi pour rien), en écrivant :
« Serveur en panne ou... admin du blog blasé ?
« Il est vrai que ces derniers temps, en effet, le blog commençait à dériver, glisser, déraper... peut-être ces "vacances forcées" sont providentielles, et, après tout, cela permettra de repartir sur de bonnes bases. »
Avoir en effet travaillé pendant exactement deux ans, pour se faire railler par jeu - y compris par un ami - ou se faire personnellement attaquer, passe encore, j'en ai l'habitude. Mais qu'on en dénature l'esprit par simple amusement, là encore, c'est ne pas respecter les efforts des uns et des autres, c'est-à-dire de tous ceux qui ont participé à cette innovation, depuis l'origine. Leur projet était d'instaurer dans notre Barreau une tribune d'échanges, d'idées, sur les plans les plus divers : de notre profession à la gastronomie, en passant par la culture et l'esthétique. Il est vrai que l'esthétique n'est pas simplement visuelle, elle est aussi éthique. L'une étant indissociable de l'autre.
Le forum est de nouveau en activité. Je ne l'ai pas fait exprès, c'est la faute du serveur (ce n'est pas moi, c'est lui).
Puisque les éléments se liguent contre moi, je reprends le train en marche et compte sur vous pour réactiver cette tribune qui est la vôtre. Car sans "équipe soudée", rien n'est possible. Mea culpa.
Le Dimanche 5 Aout 2007 à 19:58 GMT+2, par Markus Wolf
"Puisque les éléments se liguent contre moi, je reprends le train en marche et compte sur vous pour réactiver cette tribune qui est la vôtre. Car sans "équipe soudée", rien n'est possible. Mea culpa."
Nul n'est irremplaçable, certes, mais il est des individus, ou des choses, que l'on peut avoir plus de mal à remplacer que d'autres.
Je suis très content que ce blog ait repris son activité.
Et je vois qu' "ensemble, tout devient possible", n'est-ce pas JJN ? 
Le Lundi 6 Aout 2007 à 11:41 GMT+2, par pc
Je suis heureux de la réapparition du blog.
Pour commencer une petite brève d'actualité (source : site Le Monde) , qui interessera sûrement l'hôte de ces lieux :
" Des braqueurs dérobent quatres tableaux de valeur au Musée des Beaux-Arts de Nice.
Plusieurs hommes cagoulés et armés ont braqué, dimanche 5 août, le personnel du musée des Beaux-Arts de Nice, a-t-on appris dimanche 5 août de source policière. Les malfaiteurs se sont emparés de quatre tableaux de valeur, deux Bruegel, un Sisley et un Monet.
Les braqueurs, dont on ignore le nombre exact, se sont présentés aux alentours de 13 heures au musée des Beaux-Arts Jules Chéret situé dans le centre-ville de Nice et dont l'entrée était gratuite dimanche.
Le 21 septembre 1998, le musée avait déjà été le théâtre d'un vol. Deux tableaux impressionnistes de Monet et Sisley avaient été retrouvés intacts une semaine plus tard dans un bateau en réparation dans le port de Saint-Laurent-Du-Var (Alpes-Maritimes). Le conservateur de l'époque, Jean Fornéris avait été condamné pour ce vol à 5 ans de prison dont 18 mois ferme par la cour d'assises des Alpes-maritimes. "
Avec l'épisode du baiser, la peinture alimente l'actualité ces temps-ci...
Le Lundi 6 Aout 2007 à 12:12 GMT+2, par J-J Ninon
Cher Markus, ta ligne - comme on dit chez les marxistes que tu connais bien - me rappelle celle de Marceau Pivert exprimée, à l'orée du Front Populaire, dans son célèbre article paru en 1936, « Tout est possible ».
Il faut se dire, cher PC, pour se consoler, que pas tous les directeurs ou conservateurs de musée sont des amateurs d'art, comme celui que tu cites. Beaucoup sont de simples bureaucrates sans âme. Mais n'est-ce pas un pléonasme ?
Entendu, hier après-midi - lors de la diffusion sur Arte du 4e épisode d'un documentaire intitulé « Chirac, les démons du pouvoir » - le juge Eric Halphen déclarer : « Lorsque sont soulevées des nullités de procédure, dans 95 % des dossiers, la Chambre d'Instruction trouve des astuces pour rattraper les erreurs, car elle ne veut pas remettre en circulation un gros trafiquant de drogue, par exemple. Mais dans les 5 % restant, qui concernent des personnages politiques importants, c'est le contraire. Elle soupire d'aise et relève l'erreur pour annuler la procédure ».
Et juste après, est rappelée l'annulation du dossier relatif aux affaires de la mairie de Paris et des frais de bouche du couple Chirac (4 000 F/jour), puis Jacques (du même nom), pronostiquant à propos de je ne sais plus quelle affaire - il y en a tellement - : « ça fera Pschitttt !!!!!! »
Eh, oui, Markus, « tout est possible ».
Le Lundi 6 Aout 2007 à 15:15 GMT+2, par supervolontaire
Le retour du blog, ça se fête, autour d’un verre en général.
Je vous livre un endroit parfait pour cela, malheureusement pas très proche, mais qui peut être intéressant si vous passez quelques jours, par exemple, à la féria de Béziers (dans quelques jours).
Philippe Catus est un des plus grands cavistes du Sud Est.
Il sert notamment 200 restaurants en France (dont Gagnaire, Dutournier, Bras, Guérard), quelques bistrots parisiens (Camdeborde, j’y reviens) et une vingtaine de grandes tables hors de nos frontières.
Il a ouvert le 26 juillet « Le Chameau Ivre », un bar à vins et tapas dans le centre de Béziers, place Jean Jaurès (une de mes préférées). Il y a même ajouté une cave présentant 120 domaine du Languedoc Roussillon et 320 domaines d’ailleurs.
A votre santé et à la bonne santé du blog !!
Le Lundi 6 Aout 2007 à 17:29 GMT+2, par J-J Ninon
Classement du forum
J'indiquais (commentaire 67) que ce blog, ayant atteint un indice de 67,1 %, était classé par le serveur dans la catégorie « Gens de lettres » où, pour y accéder, il faut atteindre un indice de 48 %, fondé sur divers critères que voici, pour votre parfaite information :
- Ancienneté de votre blog (depuis sa date de création) : 95.5%
- Nombre d'inscrits à votre Actualité : 0%
- Nombre de commentaires par article publié : 57.4%
- Nombre de filleuls (issus du principe de parrainage) : 4%
- Nombre total d'articles publiés sur votre blog : 24.3%
- Nombre total de visiteurs (statistiques sur 30 jours) : 17.1%
- Nombre de visites par visiteur (statistiques sur 30 jours) : 82.1%
- Nombre de pages vues par visiteur (statistiques sur 30 jours) : 100%
- Nombre de nouveaux visiteurs (statistiques sur 30 jours) : 100%
- Malus "Médiathèque" (taille moyenne des images supérieure à 55ko) : Non
* Indice global de votre blog : 67.1%.
C'est bien entendu à vous tous, intervenants, que nous le devons. Merci pour votre action.
Le Mardi 7 Aout 2007 à 11:39 GMT+2, par J-J Ninon
Markus Wolf doit porter le deuil. Ulrich Mühe, l'acteur qui l'incarnait dans « La vie des autres » (oscar du meilleur film étranger) vient de mourir d'un cancer de l'estomac, n'ayant pas supporté une deuxième opération.
Et puisque nous sommes des juristes, pour la petite histoire (après la grande), le comédien avait perdu, à la fin de l'année 2006, le procès contre son ancienne épouse, qu'il accusait d'avoir travaillé pour la Stasi. Comme celui dont il avait endossé l'uniforme.
Le Mardi 7 Aout 2007 à 16:44 GMT+2, par Groupe G
Selon le parquet de Bruxelles, un étudiant congolais a porté plainte le 23 juillet devant la justice belge pour dénoncer le caractère raciste de l'album Tintin au Congo et demandé qu'il soit retiré de la vente.
Dans cette aventure publiée en 1931 (la Belgique colonisait alors le Congo), Hergé représente l'Afrique de manière naïve, reflétant l'esprit paternaliste de l'époque.
M. Mbutu Mondondo fait part de son désarroi face à la persistance de Moulinsart à ne pas décider une fois pour toute de mettre fin à la publication et à la commercialisation des bandes dessinées Tintin au Congo, des romans racistes et xénophobes, et réclame que Moulinsart soit poursuivie pour infraction à la loi belge de 1981 réprimant le racisme.
Quelques jours auparavant, la Commission britannique pour l'égalité raciale (CRE) avait jugé que «Ce livre contient des images et des dialogues porteurs de préjugés racistes abominables, où les indigènes sauvages ressemblent à des singes et parlent comme des imbéciles».
À la suite de cet avis, le groupe américain Borders a demandé à toutes ses librairies aux États-Unis et en Grande-Bretagne de déplacer les albums controversés vers la section des BD pour adultes.
Le Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme met quant à lui en garde contre une attitude "hyper politiquement correcte »…
Et après, ce sera quoi ? le sens caché de bachibouzouk ???
Le Mardi 7 Aout 2007 à 17:08 GMT+2, par J-J Ninon
Ce ne sera pas la 1ère fois que l'auteur de Tintin est accusé de racisme, sinon de fascisme ; ce dont il fut abominablement meurtri après la 2e guerre mondiale, lui qui, déjà, était sujet à des dépressions.
Juger, bien au chaud, bien au calme, avec sa vision actuelle, une oeuvre réalisée 77 ans auparavant (après tout, l'hebdomadaire s'appelait « Tintin, le journal des jeunes de 7 à 77 ans » !), dans un contexte historique et social différent, traversé par deux conflits planétaires, semble relever de l'ordre moral.
Comment aussi comparer - à propos d'une affaire qui a failli tourner au drame - les sectes que l'on peut trouver outre-mer et ici ? Qui se souvient de Bruno Raffi, précédemment inscrit à notre Barreau, fils de notre estimé confrère et poète Michel Raffi, à l'amabilité et à la courtoisie exquises, hélas d'une époque révolue, sinon bafouée, tant est tendance l'irrespect grossier Canal +. Aujourd'hui avocat honoraire, anciennement conseil d'une association de défense et de réinsertion de filles se baladant sur les trottoirs, il m'arrive de croiser Michel Raffi à proximité de ce lieu de perdition qu'est la place du Palais et de le revoir régulièrement dans l'endroit de rédemption où est célébrée, chaque année, la messe de la Saint Yves, patron de la gent judicaire.
Bruno a émigré dans mon île où il est avocat. Il y donne maintenant des interviews au « Monde » (le journal, pas la planète), comme celle recueillie, par exemple, dans l'édition du 7 août, concernant la secte « Coeur douloureux et immaculé de Marie », guidée par un gourou, Juliano Verbard, affublé du doux sobriquet (comme on n'en trouve que là-bas) de « Petit lys d'amour » :
- Bruno Raffi, vous avez été président du Centre contre les manipulations mentales (CCMM) de 2000 à 2002 et vous êtes avocat au barreau de Saint-Pierre, à La Réunion. Comment définiriez-vous la secte « Coeur douloureux et immaculé de Marie » ?
Ce n'est pas une secte apocalyptique, ufologue ou autre. Il faut la replacer dans le contexte réunionnais. Celui d'une société très croyante et très animiste, un peu fétichiste. (...) Dans toutes les localités, des associations proposent « salut et guérison », « mission de Jésus-Christ ». Le public qui les fréquente va aussi à la messe le dimanche. Juliano Verbard, lui, a développé son mouvement dans un contexte catholique, très marial. Il avait trouvé l'astuce pour avoir des extases tous les 8 mois.
(...)
- Quel était le profil des fidèles qui suivaient Juliano Verbard ?
Surtout des femmes, un public entre 20 et 30 ans. Le mouvement a pris son essor à Saint-Paul, au nord-ouest de l'île, dans un quartier populaire. Le public était réunionnais. On n'y trouvait que peu de zoreilles [métropolitains]. A la belle époque, la secte comptait entre 200 et 300 membres, à la fin, 30 à 40. Dimanche, la police a arrêté le noyau dur, soit une quinzaine de personnes.
Le Jeudi 9 Aout 2007 à 09:36 GMT+2, par J-J Ninon
Beuark !
J'ai vu, hier soir, « Ratatouille », ce film d'animation où un rat doué d'un goût étonnant (pas seulement pour un animal) devient un grand cuistot dans un célèbre restaurant parisien. Hormis les performances techniques auxquelles nous a habitués le studio Pixar - désormais dans le giron de l'empire Walt Disney - la prouesse est de faire admettre au public qu'un animal aussi répugnant, surtout dans une cuisine, puisse y officier, attirer la sympathie, provoquer le rire et l'émotion.
Certes - penserez-vous - depuis des lustres, Mickey et Minie Mouse, de la même engeance, ont été imposés de façon incontournable, à tous les petits (et grands) de la terre. Mais le graphisme de ces deux-là, tout en rondeur, ne les apparente aux souris que par un fil ténu, car ils sont des êtres imaginaires, créés de toute pièce, comme le marsupilami de Franquin. Ce qui n'est pas le cas des énergumènes de « Ratatouille », qui ne parviennent pas à couper l'appétit d'un spectateur moyen, puisqu'en sortant de la salle obscure, j'ai pu, malgré tout, m'attabler à « La Voglia ». Même si en mâchonnant ma rituelle pizza au thon et aux câpres d'après cinéma, je ne pouvais extraire de mon esprit, les colonies de rats qui peuplent les poubelles balisant les rues du Vieux Nice et débordant des déchets des gargotes. Y compris dans la journée et en pleine chaleur.
Finalement, qu'est-ce qui est le plus effrayant (je n'ose pas dire ordurier) un rat de Pixar-Walt Disney ou les venelles du quartier historique de la capitale de la Côte d'Azur, ainsi doté de nouvelles attractions offertes aux touristes , notamment japonais. Il suffit en effet de voir ces derniers se ruer, le nez recouvert d'un mouchoir ou d'une gaze, pour photographier les dépotoirs de détritus ouverts à l'encan. Comme le sont les réserves de Peaux-Rouges ou certains villages de contrées reculées. Mais, attention, malgré cet euphémisme, ne vais-je pas être poursuivi pour racisme, comme feu Hergé, accusé d'avoir commis « Tintin au Congo » ? Et si ce n'était que cet album...
Le Jeudi 9 Aout 2007 à 11:25 GMT+2, par J-J Ninon
On tire bien sur les morts
Et puisqu'on parle du loup - dernier alinéa de l'article précédent et commentaires 76 et 77 (normal pour « Tintin, le journal des jeunes de 7 à 77 ans ») - voici un article paru dans « Le Figaro » de ce jour, signé par Alexandre Bouilhet :
Une plainte pour « racisme et xénophobie », a été déposée le 27 juillet, à Bruxelles, contre l'album Tintin au Congo, par un étudiant Congolais [en sciences politiques]. Le 1er août, un juge d'instruction a été nommé pour enquêter sur les moeurs politiques du célèbre reporter dans le Congo belge des années 1930. Si la polémique autour de l'oeuvre d'Hergé n'est pas nouvelle, il s'agit bien d'une première judiciaire en Europe, et surtout en Belgique, où cet album historique, daté de 1930-1931, fait partie des meubles de famille. Le plaignant, Bienvenu Mbutu Mondondo, veut obtenir de la société Moulinsart, qui gère les droits de l'oeuvre d'Hergé, l'interdiction de l'album, qui se vend toujours à des dizaines de milliers d'exemplaires chaque année.
(...)
À l'appui de sa plainte, l'étudiant cite plusieurs passages de l'album, notamment celui où Tintin ordonne aux passagers d'un train qu'il vient de percuter, de le redresser sur le champ. « Allez, au travail, vite ! », hurle le reporter aux Congolais. Dans son coin, Milou ajoute : « Allons, tas de paresseux, à l'ouvrage ! ». Les Congolais, qui s'expriment toujours en français incorrect, remercient Tintin, « Li missié blanc, très malin ». Quand il n'est pas « très malin », ou « très juste », le « missié blanc est bon », à l'image du père blanc qui évangélise les enfants. « Quand on connaît la violence de la colonisation au Congo, les mains coupées, les conditions de construction du chemin de fer, cette bande dessinée est un scandale », estime le plaignant. « Il est temps que la Belgique ouvre les yeux. Aujourd'hui encore, on n'apprend rien sur la colonisation dans les écoles. L'histoire du Congo belge est taboue », ajoute-t-il.
Citée dans la plainte, la société Moulinsart s'étonne de voir une telle polémique ressurgir, alors qu'Hergé, maintes fois attaqué dans les années soixante sur sa vision du Congo, s'était publiquement justifié. « Il a toujours dit que Tintin au Congo était une oeuvre de jeunesse, et qu'il fallait tenir compte du contexte historique », explique Marcel Wilmet, porte-parole de Moulinsart. « À l'époque, disait Hergé, 99 % des Européens voyaient la colonisation comme un moyen d'aider les Noirs et de sauver leurs âmes. » Malgré la polémique, Hergé n'a jamais voulu modifier ses dessins. La seule concession qu'il ait faite, de son vivant, sera pour le droit des animaux. Les pays scandinaves s'étaient offusqués de la manière brutale dont Tintin chassait les animaux sauvages. Pour eux, Hergé avait accepté de supprimer un dessin où son héros fait exploser un rhinocéros d'un coup de dynamite. L'Inde a récemment demandé que l'on expurge les scènes avec les buffles martyrisés. Trop tard. « Depuis la mort d'Hergé, on ne peut plus retoucher un seul dessin » assure-t-on chez Moulinsart.
Une seule menace pèse aujourd'hui sur Tintin : les restrictions à la vente. Après l'avis de la Commission britannique pour l'égalité des races, la chaîne de librairies américaines Borders a ordonné à tous ses points de vente, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, de placer Tintin au Congo dans le rayon des BD pour adultes. Les distributeurs britanniques, eux, n'ont rien changé à leurs habitudes. Dans sa version anglaise, née en 2005, l'album est déjà assorti d'un bandeau rouge indiquant qu'il s'agit d'une BD « pour collectionneur », réalisée en 1933, et reprenant « certains stéréotypes de l'époque qui peuvent choquer les lecteurs d'aujourd'hui ».
La Belgique redoute une contagion du « politiquement correct » à l'anglo-saxonne. Contacté par Bienvenu Mbutu Mondondo, en juillet, le Centre pour l'égalité des chances, à Bruxelles, n'a pas souhaité s'associer à sa plainte. « C'est de l'hyperpolitiquement correct, qui frise le ridicule, estime son directeur, Joseph De Witte. Pour lutter contre le racisme, nous préférerons lutter contre les discriminations à l'emploi ou au logement. »
Le Jeudi 9 Aout 2007 à 17:31 GMT+2, par Je m'interroge
Sans doute les vacances, mais le Blog semble tourner au ralenti ces temps ci.
Je m'interroge. Nos confrères se désinteressent ils de l'actualité judiciaire pourtant trés riche?
Idem pour l'actualité des futurs candidats au Bâtonnat. Le sondage faisait sensation à une époque, aujourd'hui plus personne n'en parle.
C'est dommage.
JJN, lui, a eu le courage de donner des indications sur son programme, ses innovations pour le Barreau.
Les autres? RIEN.
Et Nous? RIEN non plus, même pas des suggestions.
Alors, j'en reprendrai UNE: pourquoi ne pas reprendre l'idée de JJN en créant une crèche pour le Barreau? Est ce si infaisable?
Le Vendredi 10 Aout 2007 à 10:49 GMT+2, par J-J Ninon
Objectif : RIEN
Ton interrogation me semble superfétatoire, puisqu'elle reflète un état d'esprit non pas saisonnier de notre Barreau, mais habituel. Reporte-toi à mon commentaire du 14 juillet (forum 4, n° 361), où, questionné sur le candidat qui aurait ma préférence si je me présentais pas, je répondais :
" J'ai vu passer tant de postulants, j'ai vu évoluer, au cours de mes 13 ans de Conseil de l'Ordre, tant de Bâtonniers en titre et désignés, tant de membres du Conseil, que ma position se résume à quelque chose de très simple et pratique : que veut accomplir l'impétrant ? Veut-il travailler, a-t-il une ambition pour son Ordre et ses confrères ou souhaite-t-il seulement se parer d'un titre pour sa gloriole personnelle, faire des voyages et courir les réceptions, agrémentés d'un peu de gestion administrative. Dans ce cas, élisez, le plus aimable, celui qui n'a jamais indisposé quiconque, le plus conventionnel qui ne dérangera personne, car il ne fera rien. Celui-là est bien avec tout le monde et réunit le consensus mou. Sortez Chirac de sa retraite où il s'ennuie ferme. Il sera le Bâtonnier idéal :
1/ il est sympa,
2/ il ne fera rien. "
Ce blog devait être, comme tu le sais, une tribune de débats et d'échanges sur les sujets les plus divers, ce qui réclamait notamment un minimum de réflexion et de propositions. C'était trop demander. Mieux valait faire des blagues de potaches et de bidasses. C'est beaucoup plus facile et rigolo (pour eux). Comme tu as pu t'en apercevoir, j'ai dû rappeler son objet en éliminant les intervenants qui le dénaturaient. Ils s'en sont allés jouer ailleurs.
En dehors de la crèche - dont j'avais proposé la création, plusieurs années avant de l'inclure dans mon programme de 2005, hélas toujours d'actualité - je te rappelle que j'avais également formé le projet d'instaurer le vote par procuration. Je pense que cela aboutira, puisque le Conseil de l'Ordre m'a demandé de rédiger une modification de notre Règlement Intérieur en ce sens.
C'est ce genre de proposition intéressant notre Barreau ou notre profession que certains s'attendaient à lire ou à discuter. Mais, non, apparemment, ce n'est pas ce que souhaitaient d'autres participants de ce forum.
Mais il faut toujours voir le côté positif. Nous avons ainsi pu voir ce que voulaient ceux-là : RIEN. Voilà pourquoi tu ne risques pas de lire un programme innovant, puisque le parfait candidat doit être :
1/ sympa,
2/ s'engager à ne RIEN faire.
Le Vendredi 10 Aout 2007 à 13:31 GMT+2, par Pierre-André PICON
JJN, ton dernier message m'apparaît tristement désabusé (ou peut être terriblement réaliste)
Resolument optimiste, je veux penser que l'absence de débat sur ton blog s'explique surtout par la période actuelle de congés.
Je m'autorise à doubler sur ton blog le message que je viens de mettre sur PANEM il y a un instant:
" Manifestement, nombre d'entre vous souhaitent connaître les " programmes " des candidats.
Rappelons que l'élection au Dauphinat ne doit pas être un scrutin politique précédé de promesses racoleuses.
Que la fonction de Bâtonnier n'est ni un Bâton de Maréchal, ni un potentat.
Comme je l'indiquais dans un précédent message, les différentes réformes de notre profession font que le rôle et les pouvoirs d'un Bâtonnier risquent de s'apparenter bientôt à ceux d'un simple "Président du Conseil", servile et petit Hermes d'une autorité pompeusement dénommée Conseil National des Barreaux (ou machin comme disait l'autre) pour qui la profession ne semble pas être la priorité.
Dès lors, ne révons pas, un Bâtonnier ne peut, à lui tout seul, lutter au niveau national.
Il lui reste toutefois une mission, faire que le Barreau qu'il représente retrouve la position qui doit être la sienne au sein de la juridiction à laquelle il est attaché.
- Faire que malgré la célèbre et regrettable erreur du menuisier, il redevienne l'égal de son contradicteur du ministère public.
- Faire que l'on accepte plus que la parole de la robe soit mise en doute à la barre,
- Faire que l'on ne trouve pas normal, mais plutôt inacceptable, de produire un certificat médical lorsqu'un Confrère sollicite un renvoi pour des raisons de santé.
- Faire que lorsque le Barreau décide une grève (même si les modalités retenues jusqu'à présent m'apparaissent totalement inutiles) on ne prenne pas automatiquement attache avec les juridictions pour être bien certain que cela ne dérangera pas.
- Faire que l'avis du Barreau veuille enfin dire quelque chose.
Ceci nécessite de notre part une rigueur et un respect de nos règles professionnelles et déontologiques.
N'est respecté que celui qui est respectable.
Il me semble également que notre Barreau a, plus que d'énormes efforts, à faire en matière de communication.
Sans vouloir copier, si l'on regarde ce qu'il se passe à GRASSE en la matière, nous pouvons prendre des leçons.
Régulièrement différents journaux, et en particulier l'AVENIR, se font l'écho des activités du Barreau (couverture des "petits déjeuners formation", chronique hebdomadaire d'un Confrère sur tel ou tel question juridique, ....). Convenez que les papiers sur le Barreau niçois sont rarissimes et en tous cas sans aucun portée.
Notre site internet est l'exemple de notre maîtrise des moyens de communications (qui ne sont plus modernes depuis longtemps).
Il est dommage que les efforts voulus par JJN aient été régulièrement tués dans l'oeuf. Nous devrions apprendre à profiter des compétences de chacun.
Autre domaine pouvant être amélioré: l'information du Barreau sur les décisions du Conseil.
J'ai peur qu'à l'heure actuelle vous ignoriez tout des décisions prises tous les 1er lundi de chaque mois. Il doit, comme cela se passe dans beaucoup d'autres Barreau, y avoir une diffusion systématique (dans les cases ou par mail) des PV du conseil, expurgés évidemment des décisions concernant personnellement tel ou tel Confrère.
Les dépenses de l'ordre doivent également être repensées. Au lieu de distribuer des subventions à tort et à travers (certaines d'entre elles sont tout de même utiles, voire indispensables) ne pourrait-on pas réfléchir sur une utilisation plus judicieuse des fonds?
Je souhaite qu'une étude soit effectuée afin de ré instaurer une mesure dont j'ai personnellement bénéficié, comme ceux de mon age, l'aide à l'installation.
Il y a environ 10 ans l'ordre a pris en charge pour les Confrères désireux de s'informatiser l'acquisition d'un logiciel et a obtenu de feu le Crédit Municipal l'octroi de prêts à taux réduits pour l'acquisition de matériel informatique.
Il serait bon de solliciter les 4 - 5 sociétés commercialisant des logiciels de gestion dignes de ce nom afin de leur soumettre une telle offre qui entraînerait ipso facto une baisse du prix unitaire.
De même une prise de contact auprès de différents organismes bancaires pourrait permettre la mise en place de prêts à taux réduits.
A l'heure où la Chancellerie prévoit la mise en place de la dématérialisation des actes juridiques il serait bon de prendre (pour une fois) les devants.
Voici les quelques idées que j'aimerais faire aboutir.
Il y en à d'autres....?"
Le Vendredi 10 Aout 2007 à 13:35 GMT+2, par Pierre-André PICON
P.S:
"1/ sympa," Ca n'est pas à moi d'en juger.
"2/ s'engager à ne RIEN faire" ca n'est pas mon style, sinon je préfère aller à la pêche avec mon ami ARNAUBEC
Le Vendredi 10 Aout 2007 à 15:06 GMT+2, par J-J Ninon
Hameçon
Je ne pense pas que, aux dires de Pierre-André, mon dernier commentaire était « tristement désabusé ». Il était destiné à provoquer (sans être provocateur) une réaction, notamment des candidats, tant certains électeurs, dont moi-même, s'inquiètent pour notre Barreau de la vacuité qui pourrait le guetter à l'aube d'élections importantes. Et ce, alors que nous sommes dans une période de mutation décisive pour notre profession.
Mon commentaire a eu au moins le mérite de faire lâcher à P-A Picon, sa canne à pêche en plein été pour mordre à l'hameçon qui était lancé. Dommage d'ailleurs qu'il ne soit pas le genre à aller à la pêche aux voix. Etant précisé que chez moi, ce n'est pas une critique, mais un compliment. Puisque j'en suis aux compliments, je ne me prononcerai pas sur ses propositions, mais sur le personnage courageux qu'il est. Ce fut le seul à me défendre - avec Edith Faraut - lorsque je fus inopinément traduit devant un jury populaire.
En ce qui concerne le site Internet du Barreau, j'indique que mon projet de refonte auquel il fait référence, doit être examiné par notre Bâtonnier à la rentrée. Je rappelle, pour mémoire, ce que je propose :
1/ Consultation par les justiciables :
- du prochain annuaire des avocats de notre Barreau, en cours de préparation ;
- du rôle de l'avocat ;
- de renseignements sur notre Barreau :
. composition du Conseil de l'Ordre,
. objet des différentes commissions,
. accès au droit,
. médiation,
. associations d'avocats spécialisés (droit du travail, de la famille, fiscal, etc.).
2/ Consultation par les avocats de notre Barreau (avec un code d'accès) :
- des cycles de formation,
- d'un forum.
3/ Envoi aux avocats sous forme d'une « newsletter », mise à jour et se complétant au fur et à mesure :
- des circulaires du Bâtonnier,
- des comptes-rendus du Conseil de l'Ordre,
- des activités du Barreau : manifestations, naissances, etc.,
- de rubriques : culturelles, gastronomiques, sportives ;
Le tout, collationné et édité sur papier, une fois par trimestre, pour devenir le « Bulletin du Bâtonnier ».
4/ Saisine directe par les avocats (toujours avec leur code d'accès) de la Commission Déontologie, dans un cas d'urgence (exemple le plus fréquent : envoi d'un dossier à l'avocat succédant à un autre).
PS : Mais si, P-A P, tu es sympa. Mais est-ce un compliment ? ;-)))
Le Samedi 11 Aout 2007 à 10:00 GMT+2, par J-J Ninon
RAPPEL SONDAGE
Comme le relève fort pertinemment un intervenant (commentaire n° 80) :
" Je m'interroge. Nos confrères se désinteressent ils de l'actualité judiciaire pourtant trés riche ?
" Idem pour l'actualité des futurs candidats au Bâtonnat. Le sondage faisait sensation à une époque, aujourd'hui plus personne n'en parle.
" C'est dommage. "
Effectivement, à l'approche du scrutin, c'est le moment où jamais de donner votre avis en répondant à la question du sondage (page d'accueil du site ou du blog) :
Qui souhaiteriez-vous comme candidat aux prochaines élections du Bâtonnier désigné ?
Le Lundi 13 Aout 2007 à 16:42 GMT+2, par J-J Ninon
Soyez noctambules
A propos de la "Nuit des Galeries", lors de laquelle aura lieu le vernissage de ma prochaine exposition à la Galerie Ferrero - où vous êtes tous cordialement invités - voici l'extrait d'un article de "nice-matin" du 10 août :
«Nous voulons que les Niçois ne passent plus devant les galeries d'art contemporain en se disant «C'est pas pour nous», explique Frère Benoît Pekle, de l'association Alain Couturier co-organisatrice de l'événement (1). Il faut inviter les gens à rentrer dans la galerie, leur présenter l'oeuvre, l'artiste et sa démarche.» Vulgariser l'art et le rendre accessible à tous.
«Pour cette 7e édition, vingt-deux galeries et espaces d'arts contemporains sont à l'honneur mercredi 19 septembre. Dès 19 h 30, deux petits trains seront mis à la disposition des participants pour circuler de galeries en galeries.
(...)
«Si le but premier de cette opération est d'initier à l'art contemporain des novices, l'objectif est aussi de trouver des clients potentiels. Les jeunes cadres, dirigeants, « qui pourraient être intéressés mais qui hésitent encore à franchir le pas », font partie des cibles privilégiées. «Si nous faisons l'effort d'ouvrir à ces heures inhabituelles, c'est parce que nous nous destinons aux actifs qui n'ont pas le temps de venir en journée. S'ils achètent une oeuvre, cela valorisera l'image institutionnelle de l'entreprise» (2), souligne Frère Benoît Pelke. Les galeristes, eux, se réjouissent de la forte affluence des Nuits des Galeries.
(...)
«En 2006, 4 500 personnes ont participé à la manifestation.
«Cette année, les organisateurs attendent une affluence au moins égale.»
(1) La Nuit des galeries est organisée par le Carrefour Culturel Méditerranéen, l'association Alain Couturier et la Jeune Chambre Economique.
(2) Et vous, ne voulez-vous pas valoriser vos bureaux d'avocat ?
Le Mardi 14 Aout 2007 à 16:40 GMT+2, par Kshatriya
16h38, retour de l'instruction.
Mon Cher Jean Jacques,
c'est une bien belle soirée qui s'annonce. Je veillerai à y faire un saut.
Que nous prépares tu? une performance?
Je partage l'avis de "Je m'interroge" en ce qui concerne la création d'une crèche. Le Barreau fait bien des cadeaux de Noël....
La crèche serait plus utile. Sans doute couterait elle trop cher. Il serait bon néanmoins d'en débattre, car c'est une bonne idée.
Le Mardi 14 Aout 2007 à 16:48 GMT+2, par DVD
JJN, je ne comprends pas que tu veuilles être bâtonnier quand tu as su concrétiser pas mal de tes idées sans avoir besoin de l'être. C'est le titre qui t'intéresse ?
Le Mercredi 15 Aout 2007 à 10:55 GMT+2, par J-J Ninon
- Tiens, Kshatriya est de retour ! Et compte même sauter (dans quel sens ?) dans le vernissage. Il sera bien entendu réceptionné comme il se doit. Je lui confirme qu’il y aura effectivement une performance (« happening » pour ceux qui manient la langue de la perfide Albion). Lors de la Nuit des Galeries de l’année dernière, c’était Jean Mas qui s’y livrait à la même Galerie Ferrero où je crècherai.
A propos de crèche, tout a un coût. Mais, comme tu l’entrevois, c’est une question de choix et de priorité dans l’existence. Qu’est ce qui est plus utile ? Une crèche dans un Barreau de plus en plus jeune, représentant un investissement utile, pérenne et amortissable, pouvant bénéficier de subventions de collectivités locales ou des dépenses sans lendemain, parfois superfétatoires, qu’il est inutile de citer. Vous en avez certaines en mémoire et moi, beaucoup d’autres.
- Et puisque nous en sommes aux projets, je répondrai à la question insidieuse de DVD, que ce n’est pas pour les honneurs que je souhaite être Bâtonnier, même si j’ai déjà réalisé quelques idées sans l’avoir été. Ce qui prouve, au passage que je n’attends pas une élection pour aligner un programme. Etre Bâtonnier me permettrait tout simplement d’accomplir plus complètement mes projets.
Le Jeudi 16 Aout 2007 à 15:04 GMT+2, par Je m'interroge.
Et bien, ce sujet ne passionne pas les foules.
C'est dommage, pourtant des confrères comme JJN soumettent leurs idées pour le Barreau, et -presque- personne ne réagit. Que se passe-t-il? Ce sont peut être les vacances qui vous tiennent loin de vos claviers.
Le Vendredi 17 Aout 2007 à 10:54 GMT+2, par J-J Ninon
R.A.S.
Ta remarque est judicieuse. Mais je ne pense pas que l'apathie que tu relèves soit saisonnière. Dès que l'on sort du domaine de la critique, du potin, de la blague de potache ou de bidasse, il semble que cela n'intéresse plus. Ce qui m'a obligé à de récents rappels pour maintenir la spécificité initiale de cette tribune.
Le Dimanche 19 Aout 2007 à 09:28 GMT+2, par Kshatriya
9h24, c'est une belle journée qui s'annonce.
Mon Cher Jean Jacques,
Effectivement le Barreau rajeunit, et l'idée d'une crèche en ce sens est excellente. J'ai mis un sondage sur Panem à ce sujet, et le résultat est curieux. Sur la nécessité d'une crèche, les votants sont divisés entre "oui absolument" et "non hors de question", quasiment à parts égales.
Pour l'instant, aucune des personnes ayant voté contre n'a expliqué pourquoi. C'est dommage, et j'ose espérer que ce n'est pas une réaction épidermique contre ceux qui tentent d'agir. Souhaitons qu'un vrai débat s'instaure, ici ou sur Panem.
Pour changer totalement de sujet, je tiens à signaler un film japonais boulversant, "pour ceux que nous aimons", écrit et produit par le maire de Tokyo, Shintaro Ishihara.
L'histoire est construite sur la base d'entretiens avec Mme Thorme Torihama surnommée "la mère des kamikazes", qui tenait un restaurant à Chiran, base aérienne d'où décollèrent beaucoup de ces pilotes.
Prêt de 4000 kamikazes (mot signifiant "vent divin", en référence aux typhons providentiels qui détruisirent au XIII des flottes d'envahisseurs mongols) trouvèrent la mort à bord de leurs avions lestés de bombes de 250 kg.
Ce film permet de cerner l'état d'esprit de ces pilotes qui se confiaient à Mme Torihama avant leur dernier envol, voyant en elle une sorte de mère de substitution.
Magnifique.
Le Dimanche 19 Aout 2007 à 10:38 GMT+2, par J-J Ninon
Cher Kshatriya, la réaction négative de la moitié des participants au sondage sur la crèche, n’est pas - sur ce sujet -, me semble-t-il, une traduction d’opposition à ceux qui tentent d’agir. Peut-être est-ce plutôt une préférence d’emploi des fonds de notre Ordre vers une direction plus directement professionnelle. Ce que je conçois. Mais alors, si c’est le cas, ce serait oublier que nos consoeurs, mère de jeunes enfants sont pénalisées dans l’exercice de leur profession. Pour beaucoup, c’est la mettre entre parenthèses pendant une à plusieurs années, à moins d’avoir d’autres revenus ou faire appel à ceux du père de l’enfant. Ce qui équivaut à perdre un peu de son indépendance, laquelle vient non seulement de son travail – quel qu’il soit -, mais, est, de surcroît, le symbole de l’avocature.
Et puisqu’il est question d’indépendance, les kamikazes, ne sont-ils pas, par leur aliénation, la négation de la liberté d’esprit ? L’inféodation totale à une cause, si noble soit-elle (en l’occurrence l’était-elle ?), nécessite l’abandon de toute distance et de tout esprit critique, source de bien des fanatismes. Le film dont tu parles, que tu dis magnifique et que j’irai voir sur ton incitation, justement n’est-il pas, en raison de son esthétisme, enclin à provoquer le prosélytisme ? Les parades de Nuremberg, elles aussi, étaient admirables.
Mais, cher Kshatriya, je te félicite d’avoir suscité à nouveau des débats sur des thèmes différents ce forum.
Le Dimanche 19 Aout 2007 à 13:58 GMT+2, par Kshatriya
13h48 lecture assidue du Blog
Mon Cher Jean Jacques,
Bien sûr, l'esthétisation de la politique, telle que la décrivent Ian Kershaw et Tchacotine, est source de conditionnement pour l'esprit humain, et cela remonte plus loin encore que l'époque où Héron d'Alexandrie utilisait des systèmes hydrauliques pour que les portes des temples s'ouvrent toutes seules, hypnotisant ainsi le passant.
Tu cites les parades de Nuremberg, mais celles ci ne sont que la reproduction modernisée par Goebbels du triomphe de César, et de tels exemples sont innombrables dans notre histoire.
Aussi, ce n'est pas uniquement ce point - certes fondamental- qui constitue mon intérêt pour la question.
il s'agit plus de ce paradoxe du kamikaze qui doit en raison de son pilotage rester excessivement concentré tout en se préparant à la fois à une mort certaine (pas de parachute, pas d'essence pour le retour), avec toutes les interrogations métaphysiques que cela comporte.
Et tout cela, sans un soutien religieux comme par exemple l'Islam radical pour les terroristes contemporains conditionnés dans les montagnes afghanes ou encore le néo paganisme pour certains soldats d'élite de la Strumstaffel dont le cerveau était lavé au Wewelsburg avant de partir pour la Russie.
Tout cela en réalité pour combler une inégalité de moyens militaires, tout cela pour que l'ennemi puisse constater que le déséquilibre militaire contribue à renforcer la volonté du faible. C'est cet aspect là qui m'interpelle.
Aspect que l'on peut retrouver indirectement lors des évènements d'Algérie. Beaucoup se sont interrogés. En utilisant la torture, la France n'a-t-elle pas en réalité consolidé la volonté des rebelles, accru leur haine et leur motivation, contribuant ainsi à son échec?
Certes, les américains ont gagné. Mais pour cela, ils durent avoir recours, pour la seule fois de l'histoire, à l'arme nucléaire. Précisément contre cet adversaire là....pour casser sa volonté...ce n'est pas pour rien.
Alors, bien sûr, on pourra dire qu'Hiroshima et Nagasaki ne sont que des tests, et que le Japon était un adversaire choisi.
On pourra dire que Roosevelt était au courant de l'imminence de l'attaque de Pearl Harbor et n'aurait rien fait, trouvant en cela un prétexte pour entrer dans une guerre qu'il avait promis au peuple américain de ne pas faire, et saisissant ainsi une extraordinaire opportunité économique pour son pays.
Mais cela ne dévalorisera pas le courage de ces soldats, qui n'étaient pas tous fanatisés, ce qui rend cette question encore plus intéressante.
Beaucoup étaient des malgré nous, obéissant à un état major désespéré. On se rapprocherait à ce niveau plus des poilus envoyés à l'abattoir.
D'autres étaient plus volontaires, tout comme, dans d'autres armées, certains pilotes russes (attaques Taran: sectionnement des ailes de l'adversaire avec son propre engin), britanniques (s'écrasant sur des V1), ou même, français (sur des troupes ou chars allemands)
Le film a fait 2 millions d'entrées en 4 semaines d'exploitation au Japon.
Le Lundi 20 Aout 2007 à 10:36 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Notre ami Kshatriya regrettait que les raisons de l'opposition à la création d'une crèche ne soient pas données.
Je m'exprime une nouvelle fois sur ce sujet récurrent.
Je suis opposé à sa création et à fortiori à son finacement par l'Ordre.
Dans l'exercice d'une profession il faut choisir.
Etre avocat ou mère.
L'exercice de la profession implique des contraintes. Il faut savoir les gérer.
Cela ne veut pas dire qu'un Avocat du sexe soit condamné à ne pas procréer.
Loin de moi cette idée.
Il faut que la mère s'organise et arrive à mener conjointement l'exercice professionnel et les joies de la maternité.
Je sais que je vais faire grincer des dents.
Peu me chaut.
Je pense qu'il est malsain de toujours tout faciliter.
Pourquoi pas demain une salle réservée à l'allaitement avec signature d'une convention permettant des suspensions d'audience?; ou coopérative de vente de lait et de couches culottes?
Que les Avocats ne revendiquent pas plus qu'ils n'ont servi.
Une précision je suis père de famille et les grossesses et leurs suites ont toujours été réglées sans que ni l'exercice de la profession n i la santé physique et morale des enfants n'en pâtissent.
Le Mardi 21 Aout 2007 à 08:48 GMT+2, par J-J Ninon
Et, sans doute par discrétion, J-P Castillon ne précise pas - mais, évidemment, presque tout le monde le sait - que sa conjointe, Danièle Artaud (-Castillon), est également avocat. Je n'ai pas écrit avocate, car JPC déteste ça. Mais qu'en pense Danièle (de la crèche et du féminin d'avocat) ?
Le Mercredi 22 Aout 2007 à 11:53 GMT+2, par J-J Ninon
Plancher du parquet
Comme vous avez dû l'apprendre, le TGI de Nice a été l'un des premiers à appliquer, en comparution immédiate, à la requête du Parquet, la loi antirécidive assortie de peines planchers et fraîchement votée.
Toutefois, lorsqu'il fallut mettre en place la procédure du "plaider-coupable" (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), le même Parquet a freiné des quatre fers et ne l'a installée que bien après celui de Grasse. Ce qui attestait que le Comté de Nice ne faisait toujours pas partie de la France. Heureusement, qu'aujourd'hui, il l'a rejointe. Enfin... ça dépend de la loi. C'est fluctuant. Comme les eaux du fleuve-frontière du Var.
Le Mercredi 22 Aout 2007 à 14:57 GMT+2, par J-J Ninon
Plancher du parquet (non)
La cour d'appel de Nancy a condamné hier Jamal Dati (ce n'est pas un homonyme) à 12 mois d'emprisonnement ferme pour trafic de stupéfiants, alors que, sur appel du parquet, le tribunal correctionnel de Verdun, lui avait infligé 6 mois avec sursis.
Son avocat, Frédéric Berna, qui entend engager un recours en cassation, ne s'"explique absolument pas la disproportion flagrante entre la décision rendue en première instance, à l'époque où M. Dati n'était le frère de personne et l'arrêt rendu."
Déjà condamné à 3 ans, dont 18 mois fermes, toujours pour trafic d'héroïne, la nouvelle condamnation n'est pas consécutive aux lois sur la récidive, car "elles ne sont pas rétroactives".
Le Jeudi 23 Aout 2007 à 15:21 GMT+2, par J-J Ninon
Edito
Voici un extrait de l'éditorial de l'écrivain-journaliste Patrick Besson, paru dans "Le Point" de cette semaine :
Le viol d'un petit garçon a fait la une de l'actualité et de journaux télévisés pendant une dizaine de jours. Je me demande si les parents d'Enis ont découpé les articles et enregistré les JT pour lui faire un press-book qu'il pourra consulter quand il sera grand. Avec la photo de papa descendant les marches de l'Elysée comme un chef d?Etat, après s'être entretenu d'homme à homme avec Nicolas Sarkozy.
Et si, en fin de compte, cela ne lui plaisait pas, à Enis, que la France entière soit au courant du drame qu'il a connu ? Peut-être lui serait-il plus facile de surmonter son épreuve si elle n'était pas devenue une part importante du débat politique de la rentrée. Castration chimique ou pas castration chimique ? (...) Je crains que le projet de "castration chimique" lancé par le président de la République ne suffise pas à calmer la colère des papas et des mamans. Qu"ils ne préfèrent la castration tout court. Ou toute courte ?
C"était notre rubrique « Ce n"est pas moi qui le dis ».
Le Vendredi 24 Aout 2007 à 12:09 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Je laisse le soin à mon épouse de répondre à JJN ; bien que connaissant ses options.
Oui j'ai horreur du terme avocate qui n'est pas français.
La seule avocate est la Vierge "Avocate des Pêcheurs".
Je sais que l'Académie Française accepte le vocable mais je ne pense pas que cette docte assemblée soit toujours au fait des subtilités de langage et maniement de grammaire.
Quoi qu'il en soit, et c'est le drame du féminisme, pourquoi les personnes du sexe ont elles besoin de féminiser les mots pour que l'on s'apercoive qu'elles sont femmes?
La profession d'avocat, tant que la toge sera portée, qui est symbole d'égalité, ne peut féminiser le nom.
Il n'y a pas de sexe sous la robe.
Dites à voix haute "avocate".
Le son est identique à celui d'un corbeau qui croasse ou d'une grenouille qui coasse.
C'est fou les femmes ont besoin de la loi pour affirmer leur sexe.
N'est il pas péjoratif pour elles d'imposer des quotas en les obligeant à faire de la politique si elles n'en n'ont pas envie?
Elles ont des armes et des talents souvent plus redoutables que ceux des hommes et réussissent fort bien dans la profession même si leur nom n'est pas féminisé.
Je ne pense pas, eu égard à leur nombre dans notre profession, qu'elles aient besoin de la loi poir les protéger comme celà est le cas au niveau de la protection de certaines espèces.
Je ne suis pas féministe, certes; mais je ne suis pas non plus machiste.
De grace que l'on, cesse de culpabiliser les hommes.
Quoi que fasse la loi, quoi que fassent les groupes de pression, quoi que fassent les destructeurs béats et stupides de la langue française, quoi que fassent les féministes, la femme, et c'est heureux, ne sera pas l'égale de l'homme.
On ne peut parler d'égalité quand il y a différence morphologique.
Amitiés.
Le Vendredi 24 Aout 2007 à 15:05 GMT+2, par J-J Ninon
Eh bien ! Je retrouve là, JPC. Il a le mérite de la franchise. Je le rencontre au moins sur un point, lorsqu'il écrit que les femmes "ont des armes et des talents souvent plus redoutables que ceux des hommes et réussissent fort bien dans la profession même si leur nom n'est pas féminisé".
Personnellement, je les trouve plus courageuses, volontaires et déterminées - et durtout plus franches - que les hommes, et je l'ai déjà exposé ici, à plusieurs reprises. Il suffit de citer Christine Lagarde, à la tête du 2e plus grand cabinet international d'avocats d'affaires avant de devenir ministre du commerce extérieur et actuellement de l'économie, des finances et de l'emploi. Ce n'est qu'un exemple, il y en a beaucoup dautres qui hors de la profession d'avocat ou sans occuper un poste prestigieux, montrent chaque jour, d'une part, dans leur travail, énergie et persévérance, à quel que niveau que ce soit, et, d'autre part, dans leur vie privée, un esprit d'abnégation dont sont dépourvus les hommes, trop égoïstes et agressifs. Alors que les obstacles sont plus nombreux et difficiles à franchir pour elles que pour les hommes.
Le Vendredi 24 Aout 2007 à 15:36 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Et Christine LAGARDE, par respect pour la langue française et pour sa mère, agrégée de grammaire, a demandé aux journalistes de ne point féminiser sa fonction.
Le Vendredi 24 Aout 2007 à 16:12 GMT+2, par pc
En effet, JPC nous démontre qu'il est tout à fait possible de disserter sur un tel sujet avec élégance et ironie, en affirmant ce qu'il pense, sans se faire marquer du sceau de l'infamie, et de la sempiternelle accusation de machisme...
Au demeurant je suis tout à fait d'accord avec JPC : "De grace que l'on cesse de culpabiliser les hommes", de nous obliger à la repentance éternelle, un peu comme certains bien pensants essayent de le faire avec notre passé colonial. Ce qui est fait est fait.
Les hommes et les femmes sont désormais égaux mais toujours et à jamais différents.
Malheureusement notre société est à l'heure du formatage et de la standardisation, et même ces différences doivent disparaître, ce que personnellement je déplore.
Cependant comme le dit JPC : "la femme, et c'est heureux, ne sera pas l'égale de l'homme.
On ne peut parler d'égalité quand il y a différence morphologique."
Les femmes se heurtent ainsi à une équation impossible : devenir l'identique de l'homme, sans jamais le pouvoir réellement.
Je ne peux cependant pas être d'accord avec toi JJN quand tu affirme que "personnellement, je les trouve plus courageuses, volontaires et déterminées - et surtout plus franches - que les hommes".
Plus courageuses, volontaires et déterminées, ça se discute.
Mais plus franches que les hommes là non!!!
S'il est bien un domaine qui est l'apanage des femmes c'est celui des manoeuvre habiles de coulisses.
La femme sait si bien obtenir par la ruse ce que l'homme obtient par la force...
C'est d'ailleurs à ça, je pense, que JPC fait référence, du moins en partie, quand il dit que "les femmes ont des armes et des talents souvent plus redoutables que ceux des hommes "...
Le Samedi 25 Aout 2007 à 10:08 GMT+2, par J-J Ninon
Cher PC,
S’agissant des qualités supérieures que je prête aux femmes – courage, volonté, détermination - permets-moi de mettre en avant ma longue expérience (d'âge et de barre, ne te méprends pas) en ce domaine. Un exemple que tout un chacun, particulièrement s'il est avocat, connaît : en matière de divorce, de séparation, même si c’est le mari qui trompe sa femme ou sa compagne, c’est celle-ci, dans la majorité des cas, qui prend la décision de le quitter. Avec toutes les difficultés que cela peut comporter pour elle, notamment si elle est sans emploi et qu’elle revendique les enfants.
Quant à la franchise masculine, tu m’en donneras des nouvelles après quelques années de barre. J’ai eu bien moins de désappointements avec les consoeurs (mêmes si cette appellation horripile JPC) qu’avec les confrères.
Dommage que les principales intéressées ne s’expriment pas. Que des hommes pour parler des femmes ! ?
Le Dimanche 26 Aout 2007 à 10:27 GMT+2, par J-J Ninon
Décès de Raymond Barre, le compatriote de Bôté des Isles et de moi-même. "Un esprit carré dans un corps rond", comme il aimait à se définir, un brin professoral. Après s'être retiré des affaires, il avait adhéré à un club de gastronomes.
Sans partager son idéologie, j'avais un grand respect pour cet homme d'une indépendance et d'une franchise allant jusqu'à la provocation. Ce qui est rare en politique. On peut aussi citer Pierre Mendès-France qui, lui, hélas pour la France, n'a pas su mener sa carrière avec le même brio. Ceci étant la conséquence de cela, car, dans ce domaine, les qualités sont de vilains défauts
Le Lundi 27 Aout 2007 à 14:10 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Il est difficile pour un Avocat homme de dire à un Avocat du sexe "ma chère consoeur"
En effet l'homme n'a que des confrères et les femmes ont des consoeurs.
C'est une règle grammaticale qui ne souffre aucune contestation.
Bien que désagréable à l'écoute un homme peut dire à une femme "ma confrère".
Mais comme tous les Avocats sont égaux et que le terme ne se féminise pas il faut dire, même à une femme, mon confrère"
CQFD.
Le Lundi 27 Aout 2007 à 15:37 GMT+2, par Pierre-André PICON
CQFD Jean-Pierre
Et en plus tu as raison
Le Lundi 27 Aout 2007 à 16:38 GMT+2, par Cap. Haddock
Et pour moi, toutes les femmes sont des soeurs. Y compris la Pestafiore. Au fait, où est-elle passée celle-là ?
Et pourquoi les avocats ne se donneraient-ils pas du "collègue" ? Ce serait plus simple et il n'y aurait pas de différence.
CQFD
Le Lundi 27 Aout 2007 à 17:17 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Tiens donc; Haddock est de retour avec une belle faute d'orthographe.
Ceci étant pourquoi pas du collègue.
Encore un substantif masculin.
Le capitaine ne changera jamais.
Le Lundi 27 Aout 2007 à 20:21 GMT+2, par pc
Après collègues, pourquoi pas "corréligionnaires"? Cela permettrait de garder cette référence à nos origines...
Le Mardi 28 Aout 2007 à 09:49 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Coréligionnaire pourrait être approprié.
Mais la profession, pour certains, continue t elle à être un sacerdoce?
Le Mardi 28 Aout 2007 à 10:48 GMT+2, par Cap. Haddock
Mon cher JPC,
J'ai certes quelques accords (c'est le cas de le dire) privés avec JJN, mais j'ai beau chercher et rechercher, comme, autrefois, le trésor de Rackham le Rouge, je ne vois aucune faute d'orthographe dans mon dernier message. Il n'y a pas que moi qui ai un penchant prononcé pour le whisky.
D'ailleurs, ni toi ("coréligionnaire"), ni PC ("corréligionnaire") n'avez raison. Auparavant, un seule lettre (J) vous séparait ; maintenant, il faut en ajouter une deuxième (e) car cela s'écrit "coreligionnaire". Ce qui prouve, que, l'un et l'autre, vous êtes des païens.
CQFD
Le Mardi 28 Aout 2007 à 14:15 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Je déplore la mauvaise foi et la tricherie de HADDOCK.
Lorsque j'ai ouvert le blog, ce matin, il était écrit:"où est elle passéeS celle-là"
Je dénonce la faute et aussitôt on la corrige pour me faire passer pour un analphabète.
Certes HADDOCK a peut-être de bonnes relations avec JJN mais il faut quand même rester beau joueur.
Celà n'est pas bien beau.
Quant a "coreligionnaire" HADDOCK a raison il ne faut pas d'accent aigü sur le "e".
IL est heureux de constater que le Capitaine a, en sa possession, un dictionnaire sauf à considérer que lorsqu'il s'est plaint auprès de JJN ce dernier lui a offert de marquer un point en dénonçant chez JPC une faute.
Après une pareille entourloupe il n'est pas à exclure le fait que je me retire du blog.
Le Mardi 28 Aout 2007 à 14:59 GMT+2, par J-J Ninon
Duperie, entomologie et gastronomie
Ah non, mon cher JPC, ta fine plume ne doit pas se retirer du blog - je t'en conjure instamment - sous prétexte de la tricherie de cet ostrogoth de Haddock, même si ce dernier m'a attiré dans ses rets pour me manoeuvrer. Il m'a demandé de corriger une faute d'accord, comme je le fais pour ceux qui me le demandent, mais je ne pouvais prévoir qu'ensuite, ce sapajou aurait l'outrecuidance d'envoyer une message de flibustier étonné.
Pour te rasséréner, je t'invite à dîner.
Nice-Matin de ce jour annonce une dégustation d'insectes cuisinés au "zooparc" (je ne savais pas l"existence de ce mot, qu"il convient de signaler au gardien de la langue française que tu es, outre le capitaine Haddock) de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il est précisé qu"ils pareront pizzas et autres plats.
Je te propose de te régaler, ce soir même, de ces mets appétissants à la carapace craquante pour en faire ensuite une critique commune, croustillante. Et nous arroserons cela de grands bols de lait de chèvre bien chaud.
Le Mardi 28 Aout 2007 à 15:41 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Je ne pense pas que toi, et HADDOCK, puissiez vous en tirer, tout au moins aujourd'hui, avec une coupe d'ambroisie.
Le Mardi 28 Aout 2007 à 15:44 GMT+2, par Pestafiore
On me demande?
J'avais pris quelques congés après un séjour prolongé à Moulinsart où le Capitaine ne peut ignorer qu'il m'y avait invitée et qu'il semble s'en être régalé... ( ingratitude, muflerie, problème GRAVE de mémoire ou tout simplement grande pudeur?)
Je veux croire à la dernière hypothèse!
Je vous salue tous et vous en réserve quelques "bien bonnes" pour dans quelques jours, car tout le monde n'est manifestement pas rentré.
Pestafiorement
Le Mardi 28 Aout 2007 à 19:47 GMT+2, par Justice
JJN tu n'es qu'un tricheur !!!!!
seul toi a la possibilité de corriger !!!!!
Tu nous prends pour des billes et tu trahis ce bon vieux JPC !!!!!
Honte à toi !!!!
Le Mardi 28 Aout 2007 à 20:13 GMT+2, par L'inspecteur Derrick
Hahaha !!!!!
Après Kshatriya l'homme au 1000 visages et langues fourchues, et "canard" pc, c'est au tour de JJN, sur son propre blog, de manipuler les messages déjà postés !
Je vais mener mon enquête pour voir si ce n'est pas un cas de récidive pour JJN...
Le Mercredi 29 Aout 2007 à 07:23 GMT+2, par Pierre-André PICON
Pour un blog censé concerner des Avocats, je trouve que certains sont plus procureurs que défenseurs.
Accepterez vous quand même qu il s explique (et non pas qu il se défende car n en déplaise au flicard Derrick quand JJN laisse sur son blog des messages qui ne lui sont pourtant pas favorables, on peut difficilement parler de tricherie)
Le Mercredi 29 Aout 2007 à 09:50 GMT+2, par J-J Ninon
Je ne peux que vous inviter - sauf à ne pas vouloir lire ce que vous lisez - à vous reporter à mon message précédent dans lequel j'écrivais que Haddock « m'a demandé de corriger une faute d'accord, comme je le fais pour ceux qui me le demandent, mais je ne pouvais prévoir qu'ensuite, ce sapajou aurait l'outrecuidance d'envoyer une message de flibustier étonné. ». Je n'ai donc jamais nié avoir corrigé les fautes d'orthographe contenues dans les messages des uns et des autres pour leur rendre service. Et parfois même sans qu'ils me le demandent. Et là, je n'entends ni cri d'orfraie, ni remerciement.
Et je vais même plus loin, s'il y avait eu connivence entre Haddock et moi, n'appelez pas « tromperie » ce qui n'aurait été alors qu'un simple canular, avouez-le gentillet. Ainsi que le relève si pertinemment Pierre-André PICON, passer d'avocat à procureur, franchir l'autre côté de la barre, semble en démanger plus d'un. Et j'ose, là aussi, le clamer haut et fort, puisque je sais de quoi je parle, ayant eu, moi-même, il y a quelques années, la velléité d'entrer dans la magistrature. Où j'ai pu remarquer que beaucoup de confrères qui s'y maintenaient, choisissaient ensuite le parquet ou, tout au moins, le pénal. Bizarre, non ?
Cette brève expérience m'a valu, là aussi, beaucoup de suspicions lorsque je suis revenu au barreau. Puisque dans notre beau pays, il est mal vu de passer d'une profession à l'autre, et vice-versa, contrairement aux pays anglo-saxons, où l'on pense que ce genre d'expérience est bénéfique et enrichissante aussi bien pour l'intérêt général que particulier.
C'est cette absence de recul, de distance, alliée à un esprit de cloisonnement stéréotypé qui rendent pour les étrangers, les Français si sérieux et arrogants.
Ici, d'une simple rectification d'un accord, on vire au désaccord. D'une simple facétie, si elle avait existé, un procès est lancé.
Mais peut-être est-ce moi qui n'ai pas compris que les réflexions, ci-dessus, n'étaient que de l'humour - dans ce cas, je n'aurais pas discerné la galéjade - et heureusement que je comprends celui de Pestafiore, dont je salue avec joie le retour.
Le Mercredi 29 Aout 2007 à 12:42 GMT+2, par pc
Je vois que l'inspecteur revient dans son style habituel : le venin gratuit.
Cette fois-ci ses remarques n'amusent que lui.
Quant à l'épisode "Haddock", je constate encore une fois qu'il est fait beaucoup de bruit pour rien.
Malheureusement, toutes les occasions sont bonnes pour attaquer JJN...
Le Mercredi 29 Aout 2007 à 18:14 GMT+2, par Yeager
Cher ami Ninon et chers autres intervenants,
Il m'est particulièrement agréable de revenir vers vous le temps de quelques lignes que j'aime vous adresser. Je remarque avant toute chose que la confraternité n'est pas trop de règle chez vous contrairement à ce que je croyais, et que les petits querelles mesquines s'installent facilement surtout contre ce cher Jean-Jacques dont le mérite est grand de ne pas sortir plus de sa réserve!
Chez nous , dans la US army, la solidarité est de mise , mais lorsque on risque sa vie tous les jours , les gueguerres ne nous amusent pas!
Cher JJ, je voulais te dire quelque chose qui va te rendre vert de jalousie: j'ai eu l'occasion de passer une soirée avec Beauté des Isles et Bôgeste réunies. Elles se sont retrouvées par hasard un soir du mois de juillet et naturellement folles de joie de reparler du pays et des uns et des autres. J'ai, avec l'accord de ma douce, alors décidé d'inviter Bôgeste à passer quelques jours avec nous et nous avons fait une escapade à Mamoutzou ( Mayotte ) avec des échappées fréquence vers l'ilôt au sable blanc, dans un lagon d'un bleu indescriptible!
J'ai été un homme comblé , car la beauté de ma mie n'a d'égal que le pétillant de Bôgeste !...
Hum, j'oublie souvent l'âge de mes artères, ( mon passage du mur du son remonte à 60 ans déjà!)
Je vous donne une poignée de main chaleureuse et à vous mesdames un baiser sur vos doigts superbement présentés à mes lèvres...
Le Jeudi 30 Aout 2007 à 10:10 GMT+2, par J-J Ninon
Mon général,
Quel plaisir de vous retrouver et de vous relire. Chacun rentre peu à peu. Hier, Pestafiore ; aujourd'hui, vous.
Cela me change un peu des sempiternels anathèmes qui bourgeonnent ici. En l'occurrence, je préfère les fleurs de nos îles. Hier encore, je n'ai pu faire autrement que d'éliminer une vindicte acerbe - comme d'habitude courageusement anonyme, sous le sobriquet bien mal porté de « Justice » - qui n'avait pas sa place dans ce forum. Mais ailleurs et à une autre époque.
Avez-vous d'ailleurs comparé l'espace réservé par les média (je précise que l'absence de « s » est volontaire) aux décès de deux anciens Premiers ministres, Raymond Barre et Pierre Messmer ? L'un a occupé un espace aussi important que sa corpulence ; l'autre, une portion congrue, en dépit de sa grandeur, dans tous les sens du terme. Malgré tout le bien que je pense du compatriote de Bôôôôté des Isles et de moi-même (commentaire 105), l'Alsacien que Charles de Gaulle considérait comme l'un de ses « deux bras » (l'autre étant Couve de Murville), avait accompli un parcours héroïque. Colonel de la Légion étrangère, P. Messmer fut compagnon de la Libération - dont il sera chancelier de l'ordre - et se retrouva sur tous les fronts de la France libre : Gabon, Syrie, Bir Hakeim, El-Alamein, débarquement de Normandie, entrée dans Paris avec la 2e DB. Il fut aussi un indétrônable ministre des Armées, à une période où le portefeuille n'était pas confié à un échappé du service militaire (Charles Millon).
Mais l'époque - vous devez mieux le savoir que moi, mon général - n'appartient plus aux héros, ni aux idéalistes. Peut-être vivons-nous aussi, sans le savoir, des temps heureux. Ce qui laisse, comme vous l'avez relevé, la place aux petitesses et aux mesquineries pour tout combat. Nous sommes d'ailleurs dans un pays béat - aveugle aux catastrophes et au feu couvant alentour -, dont les préoccupations sont la canicule, les pluies, la météo du week-end, les embouteillages, la grippe aviaire, la maladie de la vache folle, celle de la langue bleue (elle vient d'apparaître dans vos journaux), les photos retouchées de Sarkozy, Ségolène en bikini lisant "Gala" (jamais les Fançais n'ont acheté autant de magazines de ce genre que cet été), un marcheur égaré dans la montagne (pour lequel on dépêche, à nos frais, une escadrille d'hélicoptères), le déluge d'indemnités allouées après le passage d'un ouragan dans un DOM.
A ce propos, j'envie effectivement les soirées tropicales, sinon torrides, que vous avez passées, en compagnie de Bôôôôté des Isles et Bôôôôgeste. J'aurais été ravi d'y être associé, d'autant plus que vous m'avez ravi la première (et bientôt la seconde ?). Je ne doute pas que vos nuits furent mémorables.
Le Jeudi 30 Aout 2007 à 14:52 GMT+2, par Citoyen de baz
Et oui, tout a une fin, et c'est tant mieux car les vacances ont quelque chose d'émollient, même si l'on essaye de maintenir ses neurones en éveil! Ce matin réouverture du cabinet et lecture des piles de courriers...
Je prends malgré tout le temps de venir vous saluer d'autant que les uns et les autres, ont la politesse de venir faire une incursion sur le site pour dire bonjour.
J'ai lu comme vous avant hier un article qui pourrait réconcilier JJN et JPC, si tant est qu'ils soient brouillés car je pense que leur amitié va au delà de ces broutilles!
Il s'agit de Ferran Adria ( el bulli) qui expose en tant que "chef" à la Documenta de Kassel en Allemagne.
Il ne s'agit ni de photos ni de vidéos de ses plats mais chaque soir que dure la Documenta une table pour deux est réservée dans le restaurant Catalan, les heureux élus étant choisis par Roger Buergel parmi les artistes et visiteurs de l'expo. Ils sont pris en taxi à Kassel, prennent l'avion, un autre taxi qui les achemine jusqu'au restaurant où ils dînent, dorment sur place et sont ramenés en avion. Donc des visiteurs de musée délocalisés! Adrian Ferra ne veut pas sortir de ses murs, il n'a d'ailleurs ouvert aucun autre établissement , il compare sa cuisine à sa une scène de théâtre ou d'opéra. Il a ainsi obtenu un prix de design, sa cuisine étant comme un laboratoire coupé en deux , une partie réservée au chaud l'autre au froid. Ferra n'a t_il pas dit que " venir chez lui est une expérience artistique bien plus que manger des plats"
Chez lui rien à mâcher , pas de pain ni de fromage ni de viande ou de légumes. A la place, liquides textures, émulsions, figures géométriques, pigments poudres. Des mariages extraordinaires se font ( poivron vert, réglisse). Exemple de plat transfiguré par le chef: le lièvre à la royale qui devient un animal en abstraction, soit une sauce noire , mais qui redevient lièvre à la royale en bouche par le goût.
Il dit chercher à réveiller les interdits de notre enfance, certains convives s'évanouissant ( je ne sais si c'est de plaisir ou de faim!)
Sur un autre sujet , je rejoins tout à fait JJN , la place faite par la presse à la disparition de deux grands hommes est très limitée , il est vrai qu'ils n'appartenaient pas au monde du show biz, car même nos hommes politiques contemporains sont "starisés" d'où ce que remarquait JJ, le nombre de journaux"people" consacrant leur une aux politiques ( le maillot ringard de Ségolène Royal, la poignée d'amour retouchée de N.Sarkozy, les couturiers de Cécilia S)
Triste évolution, qui n'occulte toutefois pas l'essentiel pour certains, dont nous par exemple! ( et c'est ça qui compte, la médiocrité des autres attriste mais ne doit pas nous rendre médiocres!)
Bonne rentrée à tous!
Le Jeudi 30 Aout 2007 à 18:25 GMT+2, par enpassanparla
L'annonce d'une expo à la galerie Ferrero devrait s'accompagner d'une illustration ou de quelque chose qui ne s'ouvre pas. Donc je te signale cher Jean Jacques que nous ne savons pas de quoi
parle cette exposition même si nous nous en doutons et nous aimerions savoir à quelle date cela a lieu.
Merci de l'intervention technique!
Le Vendredi 31 Aout 2007 à 11:03 GMT+2, par Jean-Jacques Ninon
EXPOSITION : vous êtes tous invités à


A partir de 19 heures
Le Vendredi 31 Aout 2007 à 12:27 GMT+2, par J-J Ninon
Heureux aussi de constater la rentrée de Citoyen de Baz et d’Enpassanparla. Il n’y a pas que celle des hommes politiques à remarquer.
La description par Citoyen de Baz des « performances », au sens artistique du terme, de Ferran Adria me laisse perplexe. Nous sommes à une époque où les secrétaires médicales se prennent pour des médecins (et celles d'avocat ?) ; les décorateurs rebaptisés "architectes d’intérieur", pour des architectes ; les instituteurs renommés "professeurs des écoles" pour des professeurs ; les huissiers pour des avocats ; les artisans et les cuistots pour des artistes. Il y aura toujours des gogos, victimes consentantes, pour s’esbaudir et payer pour, croient-ils, se rendre intéressants.
Et il y a même des avocats qui se prennent pour des artistes (l’inverse, non : ouf !). L’illustration et les renseignements que souhaitait Empassaparla, sont maintenant visibles et j’espère le rencontrer, comme vous tous, lors du vernissage.
Le Vendredi 31 Aout 2007 à 17:08 GMT+2, par Le Chat
Je trouve navrant qu'en France les questions judiciaires divisent. Faut-il qu'il y ait les bonnes âmes préocupées des soucis des délinquants et les bonnes âmes préocupées des tramatismes des victimes. DURA LEX , SED LEX que le milieu carcéral soit amélioré me semble une évidence, de même qu'une infraction soit punie et pas seulement symboliquement, par respect pour les victimes. J'ai honte quand j'entends "réclusion criminelle à perpétuïté assorti d'une peine de sureté de xx ans" perpétuïté a-il une autre définition dans le dico de la justice, de même quand un jury d'assise rend un arrêt au nom du peuple français, de quel droit un JAP revient sur une telle décision seul et de son propre chef. Depuis trop longtemps maintenant la magistrature et le parquet estiment que la justice leur appartient, alors qu'ils ne sont que détenteur d'un pouvoir qui devrait revenir au peuple. Méfiance.
Le Samedi 1 Septembre 2007 à 10:13 GMT+2, par J-J Ninon
Exposition (non commerciale)
Il n'y a pas que les expositions artistiques. Tenez, afin de célébrer le bicentenaire du Code Commerce apparu en 1807, la juridiction consulaire de Paris en organise une, sous le magistère intellectuel de Jacques Marseille, professeur d'histoire de l'économie et éditorialiste.
Ayant pour thème « Deux ans d'histoire économique et de justice consulaire », cette exposition sera présentée du 7 septembre au 23 novembre 2007, de 10 h à 17 h, du lundi ou vendredi, outre les week-ends des 8-9 et 15-16 septembre. Si vous allez plaider ou passer du bon temps dans la capitale, ne la manquez pas. N'en faites pas l'économie.
Le Lundi 3 Septembre 2007 à 09:35 GMT+2, par J-J Ninon
UN SONDAGE EN IMPLIQUE UN AUTRE
Le précédent vous posait la question suivante :
Qui souhaiteriez-vous comme candidat aux prochaines élections du Bâtonnier désigné ?
101 d'entre vous ont répondu :
- Jean-Pierre CASTILLON : 18 (17,8%)
- Patrick Le DONNE : 5 ( 5%)
- Eric MARY : 6 (5,9 %)
- Jean-Jacques NINON : 37 (36,6 %)
- Pierre-André PICON : 33 (32,7 %)
- Autres : 2 (2 %)
101 sur 975 électeurs inscrits, c'est-à-dire plus de 10 % de l'effectif du Barreau de Nice ! C'est énorme et comme je l'ai indiqué à plusieurs reprises « combien de sondages peuvent se targuer d'avoir consulté une telle proportion d'électeurs potentiels ? »
Cependant, « bien que beaucoup aient voté pour moi - ce dont je les remercie chaleureusement - je dois rappeler, pour être tout à fait objectif et garder la tête froide, ce sondage, malgré le nombre important de sondés, n'est pas le reflet du Barreau, mais d'une partie ne représentant aucunement ses différentes strates : ancienneté dans la profession, âge, groupes d'intérêt, affiliations syndicales, associatives ou amicales. »
Après avoir déclaré vos préférences pour certains candidats à la candidature, trois se sont déclarés, à ce jour, afin d'être élu Bâtonnier Désigné. A 2,5 mois du scrutin, il convient maintenant d'entrevoir votre choix. En fonction de ces postulants, une nouvelle question (sur la page d'accueil) vous est soumise :
Souhaitez-vous l'élection de :
- Michel BABLED
- Patrick LE DONNE
- Pierre-André PICON
NB:
- Une erreur technique ayant affecté ce nouveau sondage mis en place avant-hier, celui-ci a dû être réinstallé. Donc ceux qui s'étaient déjà exprimés sont appelés à revoter.
- Attention, avant de cliquer dans "voter", de cocher le nom de votre favori, car le 1er, par ordre alphabétique, est déjà coché.
Le Lundi 3 Septembre 2007 à 17:15 GMT+2, par Bôgeste
Rentrée des classes pour tout le monde!
J'ai lu avec plaisir et parfois avec moins de plaisir, les échanges de l'été. Voilà un forum toujours bien actif et un maître des lieux qui ne semble pas s'être trop absenté...
Les activités ne manquant pas y comprises celles relevant de l'artiste comme en témoigne l'invitation à la galerie Fererro et ces étoiles rouges qui font faire l'objet d'un vernissage. Quelles peuvent elles être? De Mao au Tché ou du Bolchoï à l'opéra Garnier? Jean-Jacques pourras tu nous en dire un peu plus?
Bon je voulais vous réserver la primeur de mon voyage dans l'océan Indien et des quelques jours de rêve passés aux côtés de Beauté des isles et du Général, mais j'ai été devancée par mes hôtes qui ont vendu la mèche. Cela nous a permis de reparler de Nice et des confrères niçois , de l'évolution du barreau et des jeunes confrères "montants".
J'ai constaté en réouvrant mon ordinateur pour venir sur ce site , que Jean-Jacques s'est encore une fois "régalé " en dessinant chacune des rides et ridules de cette pauvre Elisabeth Guigou qui semble bien vieille. Mais je pense que comme nous tous elle n'a pas dû rajeunir! il faudrait toutefois lui conseiller d'aller rendre visite à un bon dermato et se faire prescrire quelques injections de botox ou acides divers!
Je dois m'attaquer à quelques conclusions qui ne peuvent plus attendre! Alors je vous salue bien et vous souhaite à tous un bon retour, ou une bonne continuation pour ceux et celles qui sont restés à Nice.
Le Mardi 4 Septembre 2007 à 07:46 GMT+2, par Ratafia
Chers confrères niçois bonjour et bonne reprise pour ceux qui avaient pris quelque repos. Pour ma part une dizaine de jours loin de tout dossier m'a permis de me redynamiser.
A Paris, l'humeur est aussi morose, les candidatures de préparent, le temps n'est toujours pas de la partie quelques dizaines de degrés au thermomètre de quoi vous donner envie de venir renforcer les barreaux du sud , mais je doute que l'arrivée de nouveaux venus soit vraiment bien acceptée! Il est vrai qu'ici, perdus parmi les 20 000 inscrits un de plus ou un de moins ne se remarquent guère!
Pour ceux qui viendraient à Paris, une exposition intéressante au Grand Palais sur l'évolution du design. Un restaurant agréable surtout si l'on peut avoir une table à l'extérieur: "la petite cour" , rue Mabillon à Saint Germain des Prés ( au numéro 8, tel: 01 43 26 2 26)
Je vous conseille la côte de veau cuite en croute de sel , sublîme, et un baba au rhum succulent, ou un croustillant aux poires et aux amandes remarquable. Les prix sont tout à fait attractifs, bon rapport qualité prix en conclusion.
Quelle table du sud avez vous testée, pour mes futeurs déplacements chez vous?
Amicalement.
Le Mardi 4 Septembre 2007 à 10:33 GMT+2, par J-J Ninon
Eh oui, chère Bôgeste, enfin de retour de l'Océan Indien, tu as pu constater :
- les bôôôôôtés, pas seulement féminines, des paradis sur terre qui s'y trouvent, et donc que je ne mentais pas ;
- les inimitiés et les critiques incessantes des détracteurs inertes et somnolents à l'encontre de ceux qui agissent. C'est la France dans toute sa splendeur. Si elles n'étaient, pour la plupart anonymes, elles pourraient être signées de Chirac, Hollande et consorts.
Pour en revenir à un sujet plus esthétique (celle-ci allant de pair avec l'éthique), le vernissage aura lieu, comme je l'ai indiqué, lors de la « Nuit des galeries », manifestation organisée par la Ville de Nice, pendant laquelle elles acceptent d'ouvrir leurs salles de 19 heures à minuit. Un petit train (sur pneus) amène même les curieux de galerie en galerie. La Galerie Ferrero m'a demandé d'effectuer, à cette occasion, une performance succédant à celle de Jean Mas, l'année dernière. J'ai pris comme thème, pour ce "happening", « La Nuit des galeries, les étoiles sont rouges » et pour l'exposition qui s'ensuivra, « Les étoiles sont rouges ».
S'agissant de leur signification, tu as tout compris, car tu dois bien me connaître. Effectivement, elles font référence à la Chine de Mao. Elles me rappellent le bon temps. Pour moi, alors petit bourgeois contestataire à bon compte et surtout n'encourant aucun risque dans un pays démocratique, lui ; pas pour les Chinois et les innombrables victimes du Guide suprême.
Chère Bôgeste, j'espère te voir lors du vernissage, car une surprise t'attend.
Cher Ratafia, je salue également avec grand plaisir ta rentrée. Elle semble morose. Rends nous donc souvent visite. Et pas seulement virtuellement. Si tu viens à Nice, n'hésite pas à annoncer ta venue. Je t'inviterai à l'une des bonnes adresses, que j'ai déjà signalées. Les établissements niçois bons, accueillants et honnêtes étant, somme toute, rares, je me rends toujours dans les mêmes endroits, comme l'a remarqué Bôgeste. De sorte que je n'ai pas de nouveaux établissements à recommander. En tout cas, merci, de nous avoir fait part de ta découverte parisienne. Je ne manquerai pas également de visiter l'exposition sur le design, que tu as évoquée, si je me rends prochainement à Paris.
Le Mercredi 5 Septembre 2007 à 11:17 GMT+2, par J-J Ninon
Tempête
Et de 7 ! C'est le nombre de membres du cabinet de la Garde des Sceaux ayant, à ce jour, démissionné ou été virés. Les deux derniers de la liste, non close, ont pour nom :
- Jacques Carrère, Conseiller technique pour l'organisation judiciaire et la magistrature, démissionnaire ;
- Valérie Bonnarde, Conseiller technique pour le dialogue (eh oui, ça existe chez les juges) social (?) et les affaires budgétaires et administratives, qui aurait « été congédié dans des conditions particulièrement houleuses ».
Le Mercredi 5 Septembre 2007 à 11:47 GMT+2, par bôgeste
La rentrée semble extrêmement studieuse pour tout le monde, car les interventions se font rares!
Je dois dire pourtant qu'après quelques rendez vous et avant d'entreprendre la rédaction des quelques jeux de conclusions un passage par le forum est sympathique et me donne toujours une petite bouffée d'oxygène pour mieux repartir dans mon apnée laborieuse!
Je ne serai pas à Nice le soir du vernissage cher JJ, mais je ne manquerai pas de venir visiter l'exposition si elle y est quelques temps. Tu as aiguisé ma curiosité tu t'en doutes, en me parlant de surprise! peux tu me mettre sur la voie ?
La tempête dont tu parles au cabinet est quand même révélatrice d'un malaise que nul autre GDS ( garde des sceaux) ne semble avoir suscité. Est-ce lié à sa personnalité ? à des exigences mal contrôlées, ou peut être , plus grave, à une incompétence qui désarçonne l'entourage lui très "professionnel" ?
L'avenir nous le dira, mais le comble, c'est qu'elle bénéficie de toutes les faveurs des Français qui lui octroient une côte de popularité exemplaire! c'est bien le signe que seule compte l'apparence , et que les dysfonctionnements internes ( pourtant très graves) n'atteignent pas le bon peuple!
Le Mercredi 5 Septembre 2007 à 12:18 GMT+2, par ratafia
Je viens de recevoir une dépêche AFP qui complètera utilement les deux échanges précédents.
Le ministère de la Justice a rendu publique mercredi la nouvelle composition du cabinet de la garde des Sceaux Rachida Dati, touché par de nombreux départs après la démission en juillet du
directeur de cabinet Michel Dobkine.
Le nouveau directeur de cabinet, Patrick Gérard, nommé le 8 juillet après le départ de M. Dobkine officiellement pour raisons personnelles, a procédé à une "réorganisation", selon le ministère.
Le nouveau cabinet comporte comme auparavant 18 membres. Parmi les arrivées figurent de nouveaux conseillers en charge du monde pénitentiaire, des relations parlementaires, du budget et des relations sociales.
Un inspecteur général de l'Education nationale, Jean-Michel Quenet, sera chargé de s'occuper des futures classes préparatoires à la justice, souhaitées par Mme Dati pour diversifier le recrutement des magistrats.
Cette recomposition intervient après un total de sept départs consécutifs à la démission de M. Dobkine et dans une atmosphère décrite comme "tendue" au sein du cabinet de Rachida Dati.
Interrogée lundi sur Canal+ pour savoir si ces départs en série pouvaient être liés à sa réputation d'avoir "mauvais caractère", la ministre avait répondu qu'elle voulait "une équipe qui suive".
Le Mercredi 5 Septembre 2007 à 13:30 GMT+2, par J-J Ninon
Outrance
Les interventions sont devenues rares, parce que j'ai été contraint justement de les réduire, en n'acceptant pas n'importe quelle ineptie, injure ou lazzi. D'un forum qui se voulait ouvert et prônant la liberté d'expression, il était devenu une aire de lapidation - une mode importée - sous le voile, la plupart du temps de l'anonymat. De sorte qu'un contrôle a dû être introduit pour sauvegarder un semblant de tenue. La discussion, l'échange d'idées, la contestation, oui, mais l'intolérance, la dispute, l'insulte, la polémique, la chicane, l'altercation gratuites, non. C'est sans doute bon de se défouler, le nom et le visage masqués, en attaquant nommément l'un, l'autre et surtout moi. Je préfère donc la rareté à la lâcheté, à l'inanité, à la paresse des incapables et au néant. Il est vrai que le laudateur de cette dernière, le grand moraliste J-P Sartre, faisait jouer ses pièces de théâtre sous l'Occupation. Il préféra se battre après la guerre en vendant "L'Idiot International" aux portes des usines.
Dommage que Bôgeste ne vienne pas au vernissage. Toutefois, sa "surprise" dédicacée - qui fait partie de la "performance" de la "Nuit des galeries" - sera laissée à sa disposition à la Galerie Ferrero. Il lui suffira de la demander.
S'agissant de la purge, digne des régimes communistes, affectant le cabinet de Rachida Dati, je pense tout simplement qu'elle a franchi trop rapidement les étapes. Rendez-vous compte : une obscure magistrate lambda, étant entrée dans la profession par la petite porte, mais avec de prestigieuses recommandations, n'ayant occupé des fonctions de juge que pendant trois ans et se retrouvant ministre de ses collègues, cohabitant sous le même toit que le Président de la République et sa famille, pendant leurs vacances ! Elle a tout bêtement la grosse tête sans avoir eu le temps de digérer une aussi fulgurante ascension. Outre que le pouvoir rend fou, qui, à sa place - soyons honnêtes -, ne perdrait pas le sens de la commune mesure ?
Le Jeudi 6 Septembre 2007 à 17:32 GMT+2, par Pestafiore
Je voudrais dire, que moi Pestafiore, je n'ai jamais été censurée dans mes propos pas toujours amènes. Mais je comprends parfaitement que le webmaster soit obligé de supprimer les interventions dont le mauvais esprit viserait nommément les uns ou les autres.
Je pense, cher Jean-Jacques, que quoique tu en dises ou en penses , la jalousie est la mère de tous les vices. Mais si elle s'exprime c'est qu'au fond tu es enviable !
Mais elle est pire que l'indifférence car elle peut inutilement faire mal .
Moi par exemple, je suis souvent jalouse à cause du comportement du Capitaine qui multiplie ses escapades pour prouver qu'il est un homme libre.
Toutefois si je l'appelle souvent du nom de tous les oiseaux de la création et si j'ai maintes fois voulu le quitter, je ne voudrais jamais lui faire de mal car je l'aime fondamentalement.
Ici, se sont manifestés des jaloux méchants! La pire des espèces qu'il vaut mieux éviter, tu as raison.
J'aimerais bien qu'Archibald se manifeste au moins pour te témoigner son soutien ( et lire la phrase déclarative ci-dessus pour laquelle je suis déjà cramoisie de honte...)
Bon je pars me cacher sous terre...
Le Jeudi 6 Septembre 2007 à 22:24 GMT+2, par camé leon
Douce est la nuit . Fureur de vivre, de lire que la vie vaut bien mieux que des règlements de compte sulfureux.
De dire que l'échange de mots , vaut mieux que le silence de la nuit et surtout que le silence de l'indifférence.
Ya des sentiments dans l'air , parole de Léon.
Le Vendredi 7 Septembre 2007 à 10:12 GMT+2, par citoyen de baz
Bogeste a raison concernant le dessin d'Elisabeth Guigou. As tu fais exprès de la vieillir comme cela ou bien est-elle réellement aussi dégradée? Il est vrai que la politique ça doit user, surtout lorsqu'on pédale à contre-sens!
Le Vendredi 7 Septembre 2007 à 12:19 GMT+2, par J-J Ninon
Eh bien, Pestafiore, c’est Haddock qui ne doit pas en revenir ! Mais, après tout, ce n’est pas étonnant. Deux caractères aussi exacerbés, passionnés et passionnants ne pouvaient que se rencontrer. C’est le phénomène d’attirance-répulsion.
En revanche, tu nous en apprends une bien bonne, sur de prétendues escapades de Haddock. Certes, on pouvait se douter que, comme tout marin, il avait une fille dans chaque port. Mais ce n’était qu’une supposition. Or, là, tu lances une affirmation.
La jalousie que tu te reconnais envers Archibald provient de sentiments, somme toute, affectueux, donc honorables. L’autre, celle que tu évoques également, est au contraire issue de la pauvreté. Pauvreté de sentiments, d’ouverture, de tolérance, de concrétisation, de réalisation, d’enrichissement personnel. Mais grande richesse de paroles, de jactance, d’impuissance.
Mais pire que la jalousie et la mesquinerie, est l’indifférence, à laquelle toi et Camé Léon faites tous deux allusion sans, apparemment, vous être concertés. Donc, si j’ai bien compris, que ceux qui se font constamment critiquer ou attaquer, doivent se réjouir.
Ce qui est le cas, actuellement de Sarkozy subissant les assauts de Villepin. Voilà quelqu’un - dont la spécialité était de bailler aux corneilles, comme son mentor, tout en dénigrant ses propres amis - qui se retrouve poursuivi, comme d’autres sbires qui l’ont précédé (Juppé, Tiberi, Roussin) et se relance dans son sport favori : contester celui qui tente de réaliser ce que lui et son patron n’ont pas accompli pendant tant d’années.
Ce ne fut pas le cas d'Elisabeth Guigou qui, finalement, ne fut pas un mauvais Garde des Sceaux. Et, pour répondre à Citoyen de Base, je n'ai rien ajouté. Aucune ride, sillon, creusement, pli ou crevasse. Lorsque vous la voyez en photo, celle-ci est petite, prise de loin ou peut-être retouchée. Et nous en revenons à Sarko et à ses bourrelets gommés lors de la mise en page d'un célèbre magazine. Décidément, Sarko est omniprésent. Quel que soit le sujet abordé, il est là.
Le Vendredi 7 Septembre 2007 à 12:53 GMT+2, par Ratafia
J' ai eu l'honneur d'être invié hier au tribunal de commerce de PARIS pout l'inauguration des festivités organisées autour du bicentenaire.
Etaient présent Nicolas Sarkozi et Rachida Dati. J e vous communique si cela vous interesse, les propos introductifs du président de la république.
"Le droit commercial doit être l'instrument adapté à chaque étape de la vie d'une entreprise. Il doit donner à l'entrepreneur les moyens d'être performants"
Pour y parvenir, le chef de l'Etat a annoncé sa volonté de réformer le droit des affaires. Il souhaite notamment modifier la loi de sauvegarde des entreprises (qui a pour but d'aider les entreprises en difficultés). "La loi de sauvegarde de 2005 a constitué un premier pas dans la bonne direction a-t-il estimé. Mais, "il faut aller plus loin avec plus d'audace en matière de prévention des difficultés" a poursuivi Nicolas Sarkozy. L'objectif étant de faciliter l'accés à la procédure.
Le Vendredi 7 Septembre 2007 à 17:30 GMT+2, par J-J Ninon
... Sans compter la dépénalisation du droit des affaires que l'avocat économiste SuperSarko a annoncée, le 30 août, lors de l'université d'été du Medef, en ces termes :
« La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur. Comment faire un calcul économique quand on ne sait pas à l'avance comment la réglementation va s'appliquer, quand on ne sait pas ce qu'on peut raisonnablement attendre des juges [badaboum !] (...) quand le risque financier lié à l'incertitude juridique se double de plus en plus d?un risque pénal ? ».
Ordre est donné à Rachida Dati de présenter « très rapidement des propositions [et que ça saute !] pour éviter que trop de contentieux « embarrassent les juridictions correctionnelles, au lieu d'être « réglés au civil ». Quant au magistrats, qu'ils restent à leur place (sauf Brugière, Marsaud et Fenech appartenant à l'UMP) et se tiennent à carreau : « Les juges doivent jouer le jeu » et « ne pas se laisser tenter par le gouvernement des juges, ne pas se laisser aller à devenir des arbitres de la politique et à juger de la manière dont les chefs d'entreprise font leur métier. »
Vrai en grande partie, même si, selon Bruno Thouzellier, président de l'USM, en comparaison d'autres pays, il existerait, en France,« une pénalisation extrêmement faible de droit des affaires ». Et devinez qui est opposé - notamment - à cette réforme, comme à beaucoup d'autres ? Eric de Montgolfier, évidemment : voir son entretien dans « Le Nouvel Observateur » de cette semaine.
Le Samedi 8 Septembre 2007 à 11:48 GMT+2, par J-J Ninon
Et pour faire suite au commentaire précédent, voici quelques extraits de l'avis d'Eric de Montgolfier paru dans « Le Nouvel Observateur » du 6 septembre 2007 :
« Je ne voudrais pas être magistrat dans un système qui s'en prend aux uns et pas aux autres, « tolérance zéro » pour les uns et « dépénalisation » pour les autres. (...)
Dépénaliser le droit des affaires, qu'est-ce que ça veut dire ? Que l'autorité judiciaire ne peut pas se pencher sur le comportement déviant des chefs d'entreprise ? Ni sur la corruption ? (...)
Dans le même temps, on se rend compte qu'il y a une affluence préoccupante de lois, il est fait appel à la répression et à l'intervention des magistrats dans un nombre de secteurs de plus en plus étendus. Je suis partisan de la dépénalisation en général, il faut faire appel à la citoyenneté et pas à la répression, mais alors ce grand nettoyage des textes doit se faire de manière complète et dans tous les domaines. La justice ne peut être juste que si la loi est juste, lorsque l'équilibre global e la répression est respecté sans qu'il paraisse privilégier les uns plus que les autres. »
Il me semble que l'on retombe dans l'argumentation ex-marxisante et antédiluvienne : « les riches peuvent payer », « on s'en prend aux pauvres, et pas aux gros » (traduire : les riches). C'est faire une lecture étroite et réductrice du projet, sans prendre en compte son contexte et ses motifs. Car il s'agit de desserrer les freins qui brident l'initiative des chefs d'entreprise ; ces derniers étant, par définition, considérés a priori suspects dans notre pays, justement parce qu'ils sont patrons, donc exploiteurs s'enrichissant sur le dos de leurs salariés.
L'appel d'air préconisé serait une implusion économique, le relâchement de la première bride dans un système favorisant la pénalisation des rapports sociétaux où la plainte est devenue un moyen de chantage. Ceux qui plaident devant le conseil de Prud'hommes, le tribunal de commerce, mais aussi le JAF, le savent.
Il n'est pas question, effectivement, d'absoudre la corruption. Mais d'élaguer tous les prétextes - parfois insignifiants - à délation, pression ou coercition planant sur un chef d'entreprise et brimant son action pour, finalement, juguler les résultats économiques de la nation. Par exemple, les irrégularités ou négligences formelles affectant certains documents sociaux. Là où il y a double peine, civile et pénale, (le droit social en regorge), une sanction civile suffirait amplement.
Toutefois, E. de Montgolfier paraît au moins d'accord sur un point avec N. Sarkozy lorsque celui-ci déclare : « Ce n'est pas un signe de force de l'Etat que de multiplier les sanctions pour appliquer les règles. »
Le Dimanche 9 Septembre 2007 à 10:12 GMT+2, par J-J Ninon
SONDAGES
1/ Rappel
N'oubliez pas de répondre, sur la page d'accueil, à la question suivante :
Souhaitez-vous l'élection comme Bâtonnier désigné de :
- Michel BABLED
- Patrick LE DONNE
- Pierre-André PICON
NB:
- Attention, n'omettez pas de cocher le nom de votre favori avant de cliquer dans "voter", car le 1er, par ordre alphabétique, est déjà coché.
- Ce sondage n'aura de signification que si vous êtes nombreux à vous exprimer, comme vous l'avez fait lors de la précédente consultation.
2/ Résultats
... d'un autre sondage. Celui d'Opinion Way, réalisé pour LCI et Le Figaro (voir celui du 7 septembre), dont il ressort que « l'indépendance de la justice a pour contrepartie la responsabilité des magistrats pour les Français ».
[Le problème, c'est que les juges prônent l'inverse : leur irresponsabilité au nom de leur indépendance].
Et Guillaune Perrault d'analyser : « Ainsi, une grosse majorité [29 % contre] estime qu'il est « normal » que le garde des Sceaux, Rachida Dati, ait convoqué le vice-procureur de Nancy, Philippe Nativel. Fin août, ce dernier avait requis un an d'emprisonnement à l'encontre d'un prévenu déjà condamné et non pas quatre ans comme le prévoyait la loi du 10 août sur la récidive. Selon la presse locale, le magistrat aurait, en outre, tenu des propos critiques sur la loi et estimé que les magistrats n'étaient pas « l'instrument du pouvoir ».
[Sauf que « Libération » du 30 août rapportait que « le représentant du parquet dément avoir tenu ces propos. Il a produit une lettre du président du tribunal correctionnel de Nancy confirmant sa version des faits ». Courageux, mais pas téméraire ? Hallucination des journalistes présents ? Entraide corporatiste ? Liberté d'expression sans en assumer les conséquences ? Rodomontade à la Chirac-Villepin ?]
Selon Le Figaro, « Pour autant, la moitié des personnes interrogées estime que « les magistrats doivent pouvoir faire des commentaires sur la loi » [37 % contre]. Schizophrénie ? Pas du tout si l'on en croit Bruno Jeambart, le directeur des études politiques d'Opinion Way, qui ne voit aucune contradiction dans ces résultats : « Les Français ne refusent pas un « droit à la parole » des magistrats, mais critiquent leur prétention à ne pas devoir rendre compte de leurs propos ». [Ll'indépendance revendiquée, nécessite effectivement la liberté, mais celle-ci suppose la responsabilité de ses actes. Sans celle-ci, ce serait une liberté sans limite, donc l'anarchie, bien antinomique avec l'état d'esprit nécessaire pour rendre la justice. A moins que ce soit vouloir le beurre et l'argent du beurre].
Et le quotidien de poursuivre : « S'il y a donc des nuances d'appréciation sur le devoir de réserve des magistrats, le soutien de la loi sur la récidive adoptée fin juillet est massif. La création des peines planchers - que les magistrats peuvent écarter si certaines conditions sont réunies - est très largement approuvée [par 84 % ! Vous avez bien lu] ».
« Ce soutien est intense dans toutes les catégories sociales. (...)
« Enfin, en approuvant massivement les peines planchers, les Français proches de l'extrême gauche semblent ne pas être en phase avec le discours « antisécuritaire » de leurs représentants. »
[Eh ben ! Déjà qu'il n'y avait plus de gauche, il n'y aurait plus d'extrême gauche ?]
Le Lundi 10 Septembre 2007 à 13:19 GMT+2, par Bôgeste
ACTION/REACTION
Mon point de vue sur les sondages des Français, interrogés sur tous les sujets comme des sachants qui devraient guider la politique gouvernementale, m'indispose au plus haut point, mais surtout est très inquiétant.
En effet selon les propres déclarations du président de la république, l'avis des français sondés lui sert de baromètre. Il réagit donc en fonction de l'émotion du "vulgum pecus", de ses craintes et de ses envies.
Que fera-t-il-donc si le peuple, immédiatement sondé après un fait divers crapuleux sur enfant par ex, réclame la peine de mort ?
Cela s'appelle du populisme (mais cela rappelle aussi étrangement la façon de fonctionner d'une certaine candidate à la présidence qui calquait son point de vue sur celui des Français...)
Conforté dans son point de vue d'avoir choisi le bon Garde des Sceaux puisque le peuple trouve à 84% que c'est un bon choix, ledit président acquiesce aux dérapages multipliés d'un ministre qui s'agite , déstabilise son entourage et contrevient aux règles élémentaires, en convoquant sans audition préalalble par sa hiérarchie un magistrat qui selon la rumeur aurait tenu des propos critiques sur la loi des peines planchers ( aucune vérification préalable et surtout grande publicité à l'affaire...).
Nous assistons, comme je l'avais prévu, à des dérapages inacceptables et surtout inquiétants.
Un viol sur mineur se commet ? On sort de nouveaux textes sur les prédateurs sexuels en faisant fi des dispositions déjà existantes;
Un récidiviste ( comme il y en a des milliers) est interpellé , on pond à la va-vite des textes qui sont censés mettre fin à toute répétition d'infraction.
C'est tout simplement l'illustration du principe "action-réaction".
Jusqu'où irons nous ? Là où le bon peuple décidera de nous amener. Est-ce ça la démocratie?
Le Lundi 10 Septembre 2007 à 15:07 GMT+2, par J-J Ninon
Autre jeu
Problème ancien que rappelle Bôgeste, car difficilement soluble. Faut-il faire le bonheur des peuples suivant leurs desiderata (démagogie et populisme) ou aller à leur encontre pour le bien du plus grand nombre (despotisme éclairé) avec, au bout, les goulags, les camps, les hôpitaux psychiatriques (dictature rouge ou noire) ?
Et puis, pour changer de jeu, après les sondages, une devinette. Je n'ai pas grande affinité avec la fatuité - défaut bien français - de Claude Chabrol, mais que de points communs a-t-il, en matière gastronomique - qualité bien française -, avec qui et quelles sont ces convergences ? Ce sont les questions.
Extraits du Figaro du 8 septembre :
Il arrive avec quelques minutes d'avance [au restaurant].
On lui propose un verre d'eau « en attendant » [quelle idée saugrenue]. Il préfère, sans fard, patienter « avec un verre de blanc ».
- Le Figaro. La légende veut que vous choisissiez en fonction des restaurants. Vous confirmez ?
Claude Chabrol (amusé). Disons que lorsque j'hésite entre plusieurs lieux de tournage, la proximité de bonnes tables pèse fortement sur mon choix. Pas seulement pour moi mais pour toute l?équipe. Il paraît qu'il y a des gens qui se fichent de ce qu'ils mangent, or ils font quand même ça trois fois par jour !
(..)
- Autre rumeur à votre propos, on vous dit « très bordeaux »?
Je préfère les bons bordeaux aux mauvais bourgognes, mais les bons bourgognes aux mauvais bordeaux. (...)
Je crois qu'on peut reconnaître un mauvais restaurant à ses intitulés de plats ridicules, du genre « Les demoiselles de Cherbourg dans leur habit de je-ne-sais-quoi ».
(...)
- Un plat, un produit qui vous coupe l'appétit ?
Le pamplemousse.
- Pourquoi le pamplemousse ?
Quand j'aime quelque chose, j'aime bien savoir pourquoi. Quand je n'aime pas, c'est inutile. C'est comme d'avoir à expliquer pourquoi je trouve Mort à Venise ridicule. (Un temps). J'aime l'acidité quand elle veut dire quelque chose, comme le vinaigre balsamique ou les cornichons. Celle du pamplemousse est inepte. Le pamplemousse fait partie des goûts dont on dit qu'ils sont intéressants parce qu'on ne les comprend pas. On dit que c'est rafraîchissant mais ça laisse une amertume infernale en bouche.
- Peut-on vous soupçonner d'aimer la cuisine bourgeoise ?
Si on parle de plats en sauce, je ne suis pas contre. A condition que la sauce ne soit pas là pour masquer un produit quelconque. Mais mon truc, c'est bien plus la nudité des saveurs, l'absence de maquillage. Par exemple, la cuisine vietnamienne. Je l'ai découverte dans les années 1970-1980 dans un petit restaurant situé rue Broca à Paris. Ce que j'aime dans cette cuisine c'est qu'elle est précise, pure, sans fard. Elle ne fait pas de cinéma.
Le Lundi 10 Septembre 2007 à 15:47 GMT+2, par Bôgeste
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi JJ concernant Claude Chabrol, car si tu as pu percevoir qu'il s'exprimait avec fatuité (ce que je n'ai jamais remarqué mais cela ne veut pas dire qu'il ne le fasse pas), en tout cas son cinéma est toujours excellent et n'est pas du tout prétentieux. Il développe à l'écran une écriture sobre,sans fioriture, comme un peintre dessinant des scènes de vie. Peu importe les histoires , se sont les personnages, les psychologies, les travers de la bourgeoisie, qu'il décrit à merveille.
Je vous recommande son dernier film" la fille coupée en deux" qui illustre en particulier une certaine bourgeoisie lyonnaise et surtout qui aborde le sujet des prétendues vedettes de télévision et notamment des intervenantes ( car je ne sais comment les qualifier autrement) de la météo , qui sont prêtes à tout ( c'est le cas dans le film) pour un peu de notoriété.
Quant aux appréciations culinaires de Claude Chabrol, il me semble en effet que quelqu'un d'autre aurait pu les faire!
Je suis particulièrement d'accord avec lui lorsqu'il dit se méfier des titres alambiqués des plats; Ce n'est jamais bon signe!
Le Lundi 10 Septembre 2007 à 16:29 GMT+2, par Camé Léon
Oh hé! oh hé! Ya plus personne?
Que s'est-il passé ? j'ai du loupé quelques épisodes mais il y a manifestement une mise en quarantaine du site . A quelques exceptions près YA PLUS PERSON !
Qui veut m'expliquer? Moi a pas compris!
Le Lundi 10 Septembre 2007 à 17:09 GMT+2, par ratafia
Pas de soucis, je suis toujours là, mais moins présent car j'ai quand même quelques menues occupations...commevous d'ailleurs!
Une information toute fraîche:
Un groupe de travail, présidé par le haut magistrat Jean-Marie Coulon, va être mis en place par le ministère de la Justice sur la dépénalisation du droit des affaires souhaitée par le président
Nicolas Sarkozy, a annoncé lundi le porte-parole de la Chancellerie.
La ministre de la Justice Rachida Dati a informé de la création de ce groupe les premiers présidents et procureurs généraux des 35 cours d'appel françaises, réunis à Paris, a précisé le porte-parole Guillaume Didier.
Jean-Marie Coulon, ancien premier président de la cour d'appel de Paris, dirigera un groupe réunissant des magistrats, avocats et représentants du monde des entreprises.
"Il s'agit avant tout de moderniser le droit des affaires, de faciliter la vie des entreprises mais pas de dépénaliser l'ensemble", a insisté M. Didier, qui a rappelé par exemple que la France était engagée par des conventions internationales de lutte contre la corruption.
L'une des pistes de réflexion serait "d'éviter le doublement des sanctions au tribunal de commerce et au pénal pour les mêmes faits", selon une source judiciaire.
Le 30 août devant le Medef puis jeudi à l'occasion du bicentenaire du Code du commerce, Nicolas Sarkozy avait souhaité "mettre un terme" à "la pénalisation à outrance de notre droit des affaires" qualifiée de "grave erreur".
Les syndicats de magistrats ont fait part de leur inquiétude devant ce risque de mettre l'éteignoir sur certaines malversations.
Selon le chercheur en droit privé Ivan Tchotourian, auteur d'une étude sur "La morale en droit des affaires", "une tentative de dépénalisation du droit des affaires" a déjà été amorcée par le législateur à travers trois réformes:
"les lois du 1er août 2003 pour l'initiative économique et de sécurité financière et l'ordonnance du 25 mars 2004 portant simplification du droit". Elles ont permis de "supprimer ou modifier une vingtaine d'infractions", selon lui.
Une récente étude de la Chancellerie fait état pour 2005 de 4.056
condamnations en matière de législation sur les sociétés ou pour atteintes aux finances publiques, sur un total de 550.841.
Le Lundi 10 Septembre 2007 à 17:41 GMT+2, par J-J Ninon
Effectivement, il doit manquer un ou deux passages à Camé Léon. Il aura la réponse souhaitée en se reportant aux commentaires 68, 69, 81 (3e §), 91, 137 (1er §). Mieux vaut la qualité que la quantité qui dénaturait l'esprit et l'objet de ce forum. Mais, je le rassure, celui-ci est toujours autant parcouru. Malgré les vacances, la moyenne des visites atteignait mensuellement 1 350 visites.
Le Mardi 11 Septembre 2007 à 14:05 GMT+2, par J-J Ninon
Qu'en termes choisis, c'est bien dit
Lu sur le blog de Fadela Amera (fadela-amara.net) ex(?)-présidente de « Ni putes, ni soumises » et actuelle Secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville, son plan sur les banlieues intitulé « Tolérance Zéro contre la Glandouille » présenté le 7 septembre en Conseil des ministres et dont voici quelques extraits en langage fleuri :
« La politique de la ville a besoin de franchise. Entre nous, on ne va pas se la raconter.
« Le phénomène de bandes, l'ethnicisation de la violence, le happy slapping, le carjacking, le repli communautaire, le rejet des institutions, l'économie parallèle, le désoeuvrement des jeunes, le désarroi des mères, l'instrumentalisation de la religion et j'en passe, sont la réalité quotidienne de centaines de milliers d'hommes et de femmes de notre pays.
« Et pourtant des milliards ont été dépensés depuis vingt ans, alors pourquoi cette situation ?
« Je vous le dit cash :
« Trop d'acteurs de terrain et d'associations marginalisés, méprisés, vassalisés. Trop de talent négligé. Trop de blocages, Trop de lobbys, Trop de chasses gardées, Trop de forteresses, Trop de tabous. Trop de convenances et d'habitudes qui ont sclérosé et ont empêché d'agir efficacement.
(...)
« Sur l'emploi : il faut activer tous les dispositifs, utiliser tous les leviers, et si besoin en créer d'autres. Objectif : tolérance zéro pour la glandouille. Le désoeuvrement d'une partie de notre jeunesse est inacceptable. »
Le Mercredi 12 Septembre 2007 à 00:29 GMT+2, par supervolontaire
Effectivement, une certaine jeunesse semble quelque peu perdue.
Témoin, cette semaine, un de mes clients, jeune majeur, qui m'annonce que la prison, c'est drôlement bien, qu'il y a la télévision, et même le câble, qu'il s'y fait des copains, qu'il mange bien, et que je peux rassurer sa mère.
Laquelle est désespérée à l'annonce de ces déclarations: n'a t elle pas élevé son fils du mieux qu'elle a pu, pour s'entendre dire qu'apparemment la prison et la maison, c'est pareil, au mieux!
Le Mercredi 12 Septembre 2007 à 12:23 GMT+2, par J-J Ninon
Encore une devinette
La Cité de l'architecture et du patrimoine, ouvrira ses portes au Trocadéro, à Paris, lors des Journées du patrimoine des 15 et 16 septembre, et sera inaugurée le 17. Ses 22 000 m² mettent à l'honneur des monuments ainsi que des édifices anciens et contemporains. Parmi ces derniers, il est fait référence à ceux utilisés comme outil de communication ou de représentation du pouvoir. Dont les maquettes des palais de justice de Nantes, Bordeaux et Grasse, considérés comme des « icônes de l'institution ».
Quels en sont leurs architectes ? Pour Grasse, c'est facile. Pour Bordeaux, il pourrait être étonnant que fussent retenus les silos à grains-cages à poules. Mais le sentiment paradoxal d'enfermement et de désert infligé au quidam, lui donne finalement un aperçu prémonitoire de la justice qui l'attend.
Le Mercredi 12 Septembre 2007 à 16:20 GMT+2, par ratafia
Mais oui cher confrère, tu as parfaitement raison de parler d"icônes de l'institution judiciaire" pour des palais de justice à l'architecture réussie, et il y en a.
Mes périgrinations dans les différentes villes de France m'ont permis ainsi d'admirer le palais de justice de Nantes, dessiné par Jean Nouvel et situé en bord de Loire. Il s'agit d'un bel édifice de verre et d'acier.
Celui de Grasse que vous fréquentez régulièrement est aussi intéresant, il a été conçu par Christian de Portzamparc.
Je suis beaucoup plus réservé , comme toi d'ailleurs avec celui de Bordeaux, "oeuvre d'un dénommé Richard Rogers, dans lequel les salles d'audience de forme conique sont de véritables étuves sans ouverture, plutôt stressantes . Il m'a été rapporté qu'elles manquent au surplus d'étanchéité!
Avis favorable pour celui d'Avignon ( mais il est vrai que j'adore cette ville!) conçu par Adrien Fainelber. Il est un mélange de béton et de verre, entouré d'eau. Très agréable d'y aller plaider.
Une mention particulière pour Besançon où j'étais la semaine dernière. Beaucoup de réserve pour le TGI de Montpellier ( en extérieur du moins) . Et que pensez vous de celui d'Aix en Provence construit dans l'enceinte de l'ancienne prison?
Enfin il m'a été permis de voir les maquettes du futeur TGI de Paris , certaines sont somptueuses.
Le Jeudi 13 Septembre 2007 à 09:26 GMT+2, par J-J Ninon
Il est vrai que le palais de Grasse est superbe. Dommage d’ailleurs, car un tel investissement financier ayant abouti à cette réussite, a peut-être eu pour conséquence de sauvegarder en ce lieu, un TGI dans un découpage administratif obsolète, où même la sous-préfecture ne se justifie plus depuis fort longtemps. Damned ! Nous n’aurions pu avoir qu’un seul TGI dans les Alpes-Maritimes et donc qu’un seul Barreau. Tout ça à Nice, évidemment.
Le Jeudi 13 Septembre 2007 à 09:53 GMT+2, par Keef
J'ai envie moi aussi de faire le tour de France judiciaire. Il me faudra attendre d'avoir des dossiers à plaider autres que des commissions d'offoce ou des AJ!
Kestion aux confrères plus anciens: comment faire pour avoir des dossiers à plaider ailleurs ka Nice?
Une kestion à Me Ninon: Le vernissage dont il a parlé se passera t il à la galerie Ferrero rue du Congrès ou rue de France? Je viendrai très volontiers.
Le Jeudi 13 Septembre 2007 à 14:00 GMT+2, par Bôgeste
La question que tu poses me fait dire que tu n'es pas très ancien dans la profession. Je comprends ton impatience mais l'essentiel est que tu arrives par le sérieux et la persévérance à te constituer une clientèle dans des domaines variés et inmanquablement tu auras l'occasion de plaider des dossiers à l'extérieur.
Mais il faut que tu saches que pour un cabinet c'est extrêmement perturbateur car quelle que soit la distance à parcourir pour te rendre à la juridiction extérieure tu perds une bonne partie de ta journée voire le plus souvent la journée sinon plus.
Il faut donc que"le jeu en vaille la chandelle" , sinon un correspondant local sera la bonne solution. Il se pourra aussi que le client insiste pour que ailles en personne plaider le dossier, naturellement tu devras informer ton client que cela constituera telle somme que tu calculeras à ajouter aux honoraires ( surtout si tu as un avion ou un train à prendre et une nuitée).
Mais je te sens tellement volontaire que je ne fais pas trop de soucis pour toi!
Bonne chance et fais nous savoir quels seront les tribunaux que tu auras l'occasion de visiter!
Le Jeudi 13 Septembre 2007 à 14:10 GMT+2, par J-J Ninon
A l'intention de Keef :
S'agissant des élèves-avocats qui n'ont pas d'invitation, ils n'ont qu'à se signaler comme tels. Je donnerai des consignes pour qu'ils entrent. S'ils rencontrent un problème, qu'ils demandent ceux chargés de l'accueil, notamment : les Bâtonniers Henri Charles et Jacqueline Marro, l'actuelle Premier Secrétaire Claire Verneil, Brigitte Charles ou moi-même.
Venez nombreux. Ce sera formateur, car vous entendrez de brillants Secrétaires.
Le Samedi 15 Septembre 2007 à 10:53 GMT+2, par J-J Ninon
RAPPEL SONDAGE
N'oubliez pas de répondre, sur la page d'accueil, à la question suivante :
Souhaitez-vous l'élection comme Bâtonnier désigné de :
- Michel BABLED
- Patrick LE DONNE
- Pierre-André PICON
NB:
- Attention, n'omettez pas de cocher le nom de votre favori avant de cliquer dans "voter", car le 1er, par ordre alphabétique, est déjà coché.
- Ce sondage n'aura de signification que si vous êtes nombreux à vous exprimer, comme vous l'avez fait lors de la précédente consultation.
Le Dimanche 16 Septembre 2007 à 10:53 GMT+2, par J-J Ninon
Osé
- Eva Joly, magistrate en disponibilité, conseillère du gouvernement norvégien (c'est bien quand même d'être fonctionnaire et de pouvoir retrouver un poste quand sa mission, son mandat ou son pantouflage est terminé), commentant le discours de N. Sarkozy sur la dépénalisation du droit des affaires (de quoi je me mêle, puisque je préfère exercer un autre fonction, de surcroît dans mon pays natal, qui doit mieux rémunérer le juge d'instruction que j'étais) :
« Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous, mais qui irresponsabilise (c'est du français ou du norvégien ?) ses élites ».
- Gilles Choukroun, le cuisinier du restaurant « L'Angl'opéra », à Paris
Sur sa carte, les intitulés des plats sont à l'envers. Ce qui donne, par exemple, pour la poire Belle-Hélène : « Hélène belle en poire ». Savoureux, non ? Espérons le pour sa cuisine. Bien que ce genre d'originalité me laisse mal augurer.
Le Dimanche 16 Septembre 2007 à 15:33 GMT+2, par DVD
Bravo à JJN pour la 2e conférence du stage et du Jeune Barreau qu’il a superorganisée avec l’idée d’avoir fait venir Jean-François KAHN qui pourrait donner des leçons d’éloquence aux avocats. Les deux Secrétaires étaient très bien, l’un plus original que l’autre. Devinez lequel.
Mais je remarque que tous ceux qui ne ratent pas de critiquer JJN font silence radio. Même pas de félicitations. C’est comme s’il n’y avait pas eu de conférence. FH, JPC, super-volontaire, Kshatya, PC, Inspecteur Derrik, Justice, etc., tous observent un silence mortel.
JJN, arrête de te défoncer pour eux, ils te prennent tous pour un idiot et un pantin. Ou alors tu en es vraiment un.
Le Dimanche 16 Septembre 2007 à 16:01 GMT+2, par C. Tordant
Oui, marrant ce silence gêné. Mais quand même, que tous ces muets cherchent bien, ils trouveront certainement quelque chose à critiquer : les projos, les micros étaient bien réglés ? Le noeud pap' de JJN n'était pas de travers ? Faisait pas trop chaud ? Le champ' n'était pas assez frais ?
Je suis bon, je mets sur la piste les critiques : ça a commencé avec 20 minutes de retard, à l'entrée ça bouchonnait et le prix donné par la bâtonnière du jury à son propre collaborateur qui n'avait pas gagné, c'est quoi ça ? Tordant !
Ca ne fait rien, je félicite quand même, JJN. Tu l'as grandement mérité. Tu bosses et tu fais des choses différentes originales.
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 09:26 GMT+2, par Le Clown
Non, c’est du cirque : on était dans un amphithéâtre, où le jury attribue un prix au collaborateur d’un membre du jury. On se récompense entre soi.
Question : est-ce que le montant du prix est déductible de la rétrocession d’honoraires versée au collabo ?
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 09:57 GMT+2, par supervolontaire
Effectivement, un joli moment d'éloquence que celui passé au CUM, avec deux secrétaires plein de brio, et un invité au niveau.
Dommage que des critiques s'élèvent déjà, et pas des plus élégantes...
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 10:09 GMT+2, par PFFFFFF
Exactement, supervolontaire. On ne peut pas dire que de telles critiques élèvent le débat.
Vraiment un crachoir, ce blog.
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 10:12 GMT+2, par Lalucarne
eh bien eh bien,
une nouvelle polémique..ça faisait longtemps!
mais cette fois ci on change de cible, ça doit te reposer un peu JJN.
mais tiens, je vois DVD qui énumére les muets, mais il en oublie...
et bogeste? et capitaine haddock? et periscope? et maître capello? et boté des isles? et chuck?
à moins que dvd ne veuille évidemment se citer lui -même...
et qui donc se cache derrière tous ces pseudos? Derrick redonne tes informations...
ah ah un peu de sport, autre que le sempiternel foot ou l'actuel rugby.
bonne mise en jambes pour un lundi!
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 11:33 GMT+2, par J-J Ninon
Effectivement, les critiques n'ont pas tardé, y compris indirectement à mon encontre. Je préciserai simplement que :
- d'une part, le choix du jury, initialement contesté - et que j'ai défendu, ce qui m'a valu des attaques en règle - , s'est révélé excellent ;
- d'autre part, les prix alloués aux deux finalistes ont été décernés, non par le jury, mais l'un par l'Association des Avocats Honoraires, l'autre par Madame le Bâtonnier, chacun étant libre de l'attribuer à qui il veut, puisqu'il s'agit de ses propres deniers ; le jury ou notre Ordre n'ayant aucun regard ou influence sur ce choix.
Et je n'entrerai pas plus avant dans cette polémique.
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 12:04 GMT+2, par Artémis
Bonjour à tous et à toutes...
Je ne me suis jamais aventuré à laisser quelques mots sur ce blog, considérant que d'autres étaient bien plus à même de le faire avec finesse et esprit.
Je m'apercois finalement que la critique est facile et la méchanceté gratuite...
Le prix donné par Madame le Batonnier au quatrième candidat, qui fait l'objet de railleries devrait pour être salué... et ce pour deux raisons:
La première: le candidat déchu ne devait pas l'être puisqu'il avait été sélectionné au même titre que les autres pour ce second tour et le travail qu'il avait présenté devait, à ce titre, être récompensé... Car après tout, peu importe le classement, l'important étant de participer et pas tous ont été capables de le faire...
La seconde: En remettant un prix à ce candidat malheureux, Maitre MARRO évitait ainsi à l'Ordre et aux organisateurs de conférence des remarques désobligeantes et pourtant semble-t-il justifiées sur leur gestion du budget... comment comprendre que prime le financement d'un buffet majestueux sur la récompense du travail intellectuel accompli...
Il me semblait pourtant avoir lu quelque part (sic) que « L’indépendance, la dignité, l’honneur, la probité, la loyauté, la délicatesse sont pour l’avocat d’impérieux devoirs, de même que la courtoisie et le tact... ».
Délicatesse, courtoisie et tact... trois mots à méditer pour certains et d'URGENCE !!!
A bon entendeur ...
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 12:06 GMT+2, par M. Heureux
JE tiens à féliciter tous les intervenants à cette manifestation.
Alors que nous n'avons que rarement le temps de nous exprimer à la barre, il est heureux que la prime à l'éloquence existe encore.
Que le nom du concours change de nom, peu importe, l'essentiel est qu'il soit toujours organisé (et de quelle manière par JJN! merci) et mette en avant de jeunes talents.
Les discours présnetés au sein de cet amphithéâtre m'ont réjoui, tant ceux des deux lauréats que celui, improvisé, de JFK.
A entendre autour de moi les rires, je n'étais pas le seul à apprécier.
J'ai pu apprécier l'organisation - brillante - de JJN de l'aménagament du lieu jusque dans le choix du champagne (un Ruinart excellent).
Que les petites querelles et les grandes critiques n'atteignent pas cette volonté de dévouement pour le barreau et ses jeunes représentants, qui ont besoin d'assistance et d'accompagnement.
Bravo, et merci.
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 13:46 GMT+2, par J-J Ninon
Demandez le programme
Si l'on en croit Lalucarne-Derrick, les intervenants de ce blog se répartissent en deux catégories.
- Ceux qui me soutiennent ou ne m'attaquent pas, lesquels sont réduits à une seule personne sous de multiples identités : moi. Etant précisé que je ne suis pas doté du don d'ubiquité, car, généralement, le week-end, je me consacre à ma revue de presse et à ma peinture, notamment le dimanche après-midi, plus particulièrement, à 2 jours de mon vernissage. Et ce, alors que je ne possède ni ordinateur portable, ni ordinateur à mon domicile, non relié d'ailleurs à Internet ; ce qui explique également que je ne peux inscrire aucun message après 19 heures, quel que soit le jour de la semaine.
- ceux qui m'attaquent : tous les autres.
Le plus étonnant, ce sont ces critiques continuelles, comme si j'étais le seul objet de préoccupation de leurs courageux auteurs anonymes. Or, je rappelle, une fois de plus, que ce blog a pour objet de devenir un forum. Je ne peux être, à moi seul, un programme ou un sujet, même si c'est finalement flatteur pour moi. Aussi suis-je stupéfait que, à la veille d'élections importantes pour l'avenir de notre Barreau, peu de lecteurs votent à la question posée par le sondage. Surtout, aucun - je dis bien aucun - ne se préoccupe du programme des candidats, de leurs actions passées ou futures. Tous ces fins contempteurs des miennes ne semblent absolument pas concernés par le scrutin à venir. Mieux vaut lancer, le visage masqué, des polémiques, des accusations délirantes, voire des rumeurs, au lieu de s'intéresser aux prétendants en lice et à leur programme. S'ils en ont un. En effet, seul Pierre-André PICON a, jusqu'ici, exposé le sien sur ce forum.
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 14:52 GMT+2, par St Jean
Félicitations aux candidats ! Et un grand merci à JJN pour cette organisation parfaite.
Je profite de la tribune qui m'est offerte pour faire état d'une scène dont j'ai été témoin, ce matin même, place du palais au sein de la banque partenaire de notre ordre. Un jeune confrère venu signaler une anomalie sur son compte fut accueilli de la pire des façons par un conseiller visiblement « débordé » qui n'a pas manqué de préciser « d'aller voir ailleurs si c'était mieux ! ». Outré par les propos tenus (ainsi que par le silence de mon confrère), je suis intervenu en précisant que si position dominante de la banque en question il y avait, elle était le fruit de notre bon vouloir.
Personnellement, je constate que le service bancaire s'est dégradé outre les frais soit disant négociés (Plus cher que certaines banques), nous ne bénéficions d'aucun avantage en contrepartie des juteux gains réalisés sur notre dos. Alors si le service se dégrade? !
Nous ne sommes pas des vaches à lait ! Il serait peut être bon de remettre un peu de concurrence sur la place. Ceci permettrait peut être de rappeler à certain que le monopole n'existe pas?
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 15:32 GMT+2, par Pierre-André PICON
Cher Jean Jacques.
En réponse à ton intervention n° 171 dans laquelle tu indiques " Ceux qui me soutiennent ou ne m'attaquent pas, lesquels sont réduits à une seule personne sous de multiples identités : moi.... ceux qui m'attaquent : tous les autres.", je voudrais t'indiquer que, n'avançant pas masqué sur ton blog (ni ailleurs), je ne me souviens pas t'avoir attaqué personnellement.
Je n'ai pas d'investiture pour décerner des prix mais je te félicite pour l'organisation de cette manifestation. Je crois savoir que tu n'as pas ménagé tes efforts. Je regrette simplement la faible participation des membres du Barreau, et ça, tu n'y es pour rien.
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 17:58 GMT+2, par J-J Ninon
Evidemment, cher Pierre-André, je ne te compte pas parmi mes détracteurs, je parlais des audacieux anonymes. Ce qui est loin d’être ton cas. Non seulement parce que tu ne te caches pas, mais surtout parce que j’ai fait l’expérience de ton courage, de surcroît à mon profit.
La remarque de St Jean est tout à fait justifiée. C’est le problème des droits acquis, outre celui du monopole. Les plaintes des confrères sont nombreuses à ce sujet, mais marmonnées à voix basse seulement. Tu es d’ailleurs le premier, alors que c’est de notoriété publique au Palais, à en faire enfin état.
Cela fait partie des thèmes qui mériteraient d'être discutés.
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 19:35 GMT+2, par Ber.
La très belle réception de la conférence a eu au moins le mérite de m'informer sur l'existence de ce "Blog". C’est bien connu, les langues se délient autours d'un verre ! Je suis donc heureux de rejoindre mes confrères "blogeurs" dans cette agora virtuelle, merci Jean-Jacques.
Je vais revenir sur un point développé par Saint Jean et qui me tient particulièrement à cœur.
(...) "Les plaintes des confrères sont nombreuses à ce sujet, mais marmonnées à voix basse seulement"(...)
Pourquoi à voix basse Jean-Jacques ? De nombreux confrères se sont élevés contre le système actuel, en vain. Je me souviens, il y 2 ans, avoir adressé un courrier à notre cher bâtonnier afin de dénoncer des pratiques inacceptables. Il m'avait certes reçu mais point de suite concrète.
Les Bénéfices réalisés par le CM sur notre dos sont colossaux. En dépit de cela cette banque ne nous offre aucun service à la hauteur. Pis encore, elle se sucre allègrement sur des frais de tenue de compte exorbitants, sans compter que le service est déplorable.
Nous avons pourtant les moyens de négocier des avantages pour le barreau et si cela doit passer par une mise en concurrence pourquoi pas ! Le changement peut avoir du bon. Nul doute que plusieurs instutions bancaires seraient capables de nous offrir des prestations de qualités à meilleur coût.
Nous devons passer à l’action !
Le Lundi 17 Septembre 2007 à 19:54 GMT+2, par Kshatriya
19h47, retour sur le Blog.
Mon Cher Jean Jacques,
Ne détournons pas le sujet. La critique principale n'était pas formée contre JJN, mais contre un des piliers de ce Blog.
C'est trés inélégant d'attirer l'attention sur cette remise de prix sans se demander avant d'écrire si le principal intéressé y est pour quelque chose ou pas.
En l'occurence et à ma connaissance ce n'est ici pas le cas. Or les critiques formulées le visent indirectement, alors qu'il n'y est pour rien.
C'est donc une attaque totalement gratuite à son encontre et, s'agissant d'un ami, je trouve cela d'autant plus détestable, ma réaction est donc partisane.
Pour revenir sur la Conférence, je dois saluer l'organisation sans faille de JJN qui nous a permis d'être à l'aise et de pouvoir d'exprimer dans un cadre prestigieux. Merci aux Confrères présents d'avoir fait le déplacement.
Merci également à JJN pour cette pub inattendue pour Panem.
Au fait, Mystère t'a t elle envoyé le présent que tu mérites?
Le Mardi 18 Septembre 2007 à 09:23 GMT+2, par supervolontaire
Petite brève pour ceux qui auront apprécié l'intervention de Jean François Kahn lors de la rentrée du jeune barreau.
Le site Marianne2.fr, prolongation de l'hebdo de JFK, a été lancé cette nuit.
Le Mardi 18 Septembre 2007 à 12:19 GMT+2, par J-J Ninon
Cher Kshatriya,
D'accord avec toi pour l'absence de connivence de l'intéressé avec le prix décerné. C'est bien pour cela que j'avais précisé : "les prix alloués aux deux finalistes ont été décernés, non par le jury, mais l'un par l'Association des Avocats Honoraires, l'autre par Madame le Bâtonnier, chacun étant libre de l'attribuer à qui il veut, puisqu'il s'agit de ses propres deniers ; le jury ou notre Ordre n'ayant aucun regard ou influence sur ce choix." (Commentaire 168 ).
Quant à Mystère, elle reste toujours aussi mystérieuse.
S'agissant des problèmes évoqués par Ber et que nous rencontrons avec le CM, j'en avais directement relevés d'autres, haut, très haut et fort. Mon mandat achevé, tout est rentré dans l'ordre. C'est-à-dire pas le mien. Ouf ! Un gêneur en moins. Tout ça pour rien et quelques vigilantes inimitiés de plus. Il y a des secteurs sacrés - ou plutôt des vaches sacrées - qu'il ne faut pas toucher.
Le Mardi 18 Septembre 2007 à 18:28 GMT+2, par Pasquale Caminiti
Avant tout, je tiens à préciser que j'écris là mon dernier message sur ce blog.
Je n'avais pas l'intention de répondre quoi que ce soit aux multiples attaques contenues sur ce forum tant le temps et l'envie me manquent.
Mais je ne peux permettre que certaines contrevérités soient éructées à l'encontre de personnes que j'estime sans que j'en apporte une quelconque contradiction.
Que l'on me traîne dans la boue, soit.
A ces allusions je réponds par mon plus beau dédain et par le fait que je n'ai jamais fait la chasse aux prix de quelque nature que ce soit.
Certaines interventions ("collabo") sont à la limite de la diffamation, et je constate qu'elles ne choquent pas grand monde.
Cela est semble-t-il différent quand ces interventions ont pour cible d'autres membres de ce forum...
D'autant plus que certains messages qui semblent-ils avaient été censurés car comportant des noms de confrères (n°66 de ce blog de l'Inspecteur Derrick) réapparaissent comme par magie, alors que les fautes d'orthographes disparaissent…
Peu importe, je n'ai jamais eu besoin d'aide pour me défendre, et je remercie au passage Kshatriya et Artemis pour leur soutien.
L'intervention de ce (cette) dernier(e) n'a pas encore reçu de réponse, et pour cause, car il (elle) fait preuve de mesure, d'une justesse ainsi que d'une finesse dans le raisonnement rares depuis quelques temps sur ce blog et qui laissent peu de place à une quelconque opposition sensée.
J'espère seulement que les divers C.Tordant, Clown et DVD ne sont pas des personnes de mon entourage que j'apprécie à l'air libre, hors de cet espace virtuel...
Si cela devait être le cas je les plains.
Mais je n'accepterai pas que l'on recouvre de fange mon maître de stage qui n'a finalement eu que le tort de pallier la carence de l'Ordre, et de faire preuve de cœur, d'équité et de délicatesse, notions apparemment étrangères à certains.
Elle a estimé, c'est peut être son tort, que les 4 finalistes avaient droit à un prix.
Voyant qu'il n'en était pas ainsi, et que le troisième recevrait une récompense, elle a pris la décision que l'on connaît, en toute spontanéité, pour éviter de voir son collaborateur finir comme la quatrième roue du tricycle.
En réponse de quoi on l'accuse pratiquement de conflits d'intérêts...
Il est vrai que les accusations de conflits d'intérêts sont à la mode, il y en a tellement que stigmatiser les faux sert à faire oublier les vrais...
Cela est tellement un conflit d'intérêt que ce fût fait officiellement devant quelques centaines de personnes et pas dans le secret d'un cabinet, d'un conseil de l'ordre ou d'un jury.
Elle en aurait fait de même si le quatrième avait été un autre que son collaborateur.
Les réactions suscitées par son geste ne sont finalement que l'incapacité de quelques confrères aigris à comprendre la motivation d'un tel acte : l'humanité.
Celle-là même de notre serment que l'on se plait à oublier…
Le Mercredi 19 Septembre 2007 à 10:28 GMT+2, par J-J Ninon
Effectivement, Je n'ai pas vu, comme PC, beaucoup de monde me défendre lorsque j'ai été attaqué de façon virulente, notamment après le message 66 de Derrick cité. J'en ai même vu disparaître du blog.
Je rappelle également que, en deux ans, je n'ai censuré que 3 ou 4 fois, des commentaires attaquant le jury ou moi-même principalement ; la dernière suppression m'a valu de virulentes critiques. Il faudrait donc savoir : dois-je censurer ou non ? Mais si j'use de ciseaux, ne m'en voulez pas, après. Décidez-vous, une fois pour toutes.
Je pensais avoir apporté toute précision utile sur l'attribution des prix (commentaires 168 et 171), mais ce n'était pas suffisant, semble-t-il. Cher Pasquale, on te regrettera, mais, de toute façon, tu n'écrivais plus depuis fort longtemps ici.
Le Mercredi 19 Septembre 2007 à 12:39 GMT+2, par J-J Ninon
Vous avez dû apprendre l'intention de la Garde des Sceaux de créer un « juge des victimes » qui serait un « référent », chargé de les écouter, de les conseiller, de les aider à se repérer dans le parcours judiciaire kafkaïen judiciaire (au lieu de le simplifier), de les informer de l'aménagement des peines des condamnés (à quoi sert alors le JAP ?). Et, surtout, de les assister dans l'encaissement de l'indemnisation de leur préjudice.
Assistance, conseil, recouvrement de créance. Les avocats voient une fois de plus leur périmètre du droit se rétrécir. Avant, c'était au profit des experts-comptables, des notaires, des huissiers (eux aussi spoliés par ce projet), des multiples associations qui fleurissent grâce aux fonds publics. Maintenant, c'est au bénéfice de magistrats multicartes, Janus ou Shiva : un jour, procureurs ou juges ; un autre, assistants sociaux, huissiers ou avocats.
Le Mercredi 19 Septembre 2007 à 15:57 GMT+2, par Galerie FERRERO
GALERIE FERRERO
2 rue du Congrès - 06000 NICE
L'artiste niçois Jean-Jacques NINON, dédicacera ses ardoises peintes, spécialement réalisées pour la Nuit des Galeries, à partir de 19 heures. Son exposition "Les Etoiles sont rouges" durera jusqu'au 15 octobre 2007. Oeuvres poétiques et minutieuses, les Ardoises peintes de Ninon font désormais partie du paysage culturel niçois.
Le Jeudi 20 Septembre 2007 à 00:00 GMT+2, par Supervolontaire
L'alliance Guillaume ARAL - JJN, en orbite ce soir parmi les étoiles, et pour une mission d'un mois, témoigne de la dynamique des artistes locaux, trouvant un bel accueil au sein de cette galerie, et de la reconnaissance de JJ comme l'un de ses plus actifs représentants.
A n'en pas douter, le "happening " de ce soir aura donné l'occasion au plus grand nombre de découvrir ou redécouvrir son coup de crayon.
La tête dans les étoiles, un peu de poésie sur ce blog....c'est pas de refus!
Le Jeudi 20 Septembre 2007 à 14:31 GMT+2, par J-J Ninon
Rachida Dati, a reçu, mardi 18 septembre, trois représentants du CSM chargés de recueillir les explications de la Garde des Sceaux, ayant convoqué le vice- procureur de Nancy, Philippe Nativel, pour avoir déclaré lors d'une audience correctionnelle que "les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir". Ce que l'intéressé nie audacieusement.
Dès lors :
- pourquoi ce remue-ménage, si ce courageux, mais pas téméraire, parquetier ne reconnaît pas son audace et donc une pensée aussi osée ;
- pourquoi nier la vérité ? Le parquet n'est-il pas aux ordres des gouvernants ? Les derniers exemples en date en attestent si besoin en est. Il suffit de se reporter au Figaro d'hier :
José Bové, « l'ex-candidat à l'élection présidentielle était censé répondre de ses actes devant deux tribunaux dans les semaines à venir : à Carcassone (Aude) aujourd'hui, et à Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) les 2 et 3 octobre. 58 autres faucheurs volontaires, sans José Bové cette fois-ci, doivent être jugés à Chartres (Eure-et-Loir) le 9 octobre prochain. Or, comme l'a relaté hier La Croix, les procureurs de la République de Carcassonne et de Toulouse ont demandé le report des deux premiers procès.
« Un détail est révélateur de la confusion politico-judiciaire. Le représentant du ministère public de Carcassonne explique en effet dans une lettre adressée le 3 septembre au président du tribunal que cette demande de report est directement liée au Grenelle de l'environnement. Le parquet expliquerait en substance qu'une décision défavorable aux OGM à l'issue de Grenelle pourrait avoir des conséquences sur l'appréciation des faits reprochés aux faucheurs. Le procureur de Toulouse a, lui, préféré envoyer directement son courrier aux prévenus et aux parties civiles tout en mettant en avant une explication plus classique. Le procès serait reporté en raison de problèmes d'organisation et notamment d'un "sous-effectif de magistrats du siège".
« Prévu initialement le 27 mars dernier, le procès avait été reporté une première fois en raison de la participation de José Bové à l'élection présidentielle. Le procès de Carcassonne avait été repoussé du 7 mars au 19 septembre pour les mêmes raisons. Cet imbroglio judiciaire aurait une raison des plus terre à terre. De source proche du dossier, les organisations écologiques les plus engagées dans la lutte anti-OGM auraient en fait lié leur participation au Grenelle à la suspension des poursuites contre leurs sympathisants. (...)
« Dans ce contexte, ce sont bien les faucheurs dans leur ensemble, et non le seul José Bové, qui bénéficierait d'une pause judiciaire. (...) Autre indicateur à suivre dans les semaines à venir : les interpellations de militants anti-OMG. Huit d'entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue hier en Loire-Atlantique et dans le Maine-et-Loire, mais le parquet d'Angers a aussitôt précisé qu'elles devaient "être remises en liberté" rapidement et convoquées ultérieurement... »
Alors, pourquoi ces cris de vierge d'orfraie, lorsque R. Dati déclara qu'elle était le chef des procureurs et qu'ils devaient donc lui obéir ; elle-même étant d'ailleurs une courroie de transmission . Toute vérité ne serait-elle pas bonne à dire aux magistrats ?
Le Vendredi 21 Septembre 2007 à 14:28 GMT+2, par Chuck Yeager
Cher Ninon,
Quelle pluie d'étoiles, cher Ninon, tu nous as offerte mercredi soir!
tes oeuvres d'abord, que j'ai beaucoup appréciées , le portrait de Mao et celui "en pied" sont incroyables de drôlerie et de précision. Ta maîtrise des couleurs est somptueuse, j'aime beaucoup la qualité de tes acryliques, les jaunes notamment sont somptueux , les rouges dignes d'un coucher de soleil sur mon Colorado.
J e te savais facétieux , mais à ce point non! Pourtant ma Bôté que tu as bien connue... m'avait vanté ta fantaisie et tous tes talents d'ailleurs , mais j'ai été conquis véritablement. Merci au surplus pour cette superbe attention de l'ardoise dédicacée, , me représentant dans mon zing , au mileu de ton ciel étoilé!
Que d'étoiles disais-je, car au delà des oeuvres j'ai remarqué quelques très jolis brins de filles, cela fait toujours du bien à l'oeil, et je sais qu'en esthètes de la gente (belle) féminine nous savons apprécier les beaux morceaux!!!
En bref, tes étoiles, dignes d'un jaillissement du Piton de la Fournaise auprès duquel nous retournerons dans quelques jours.
Parole de Chuck, rien ne vaut une bonne soirée sous la varangue , avec un bon cigare et ce qu'il faut de bon vieux rhum, pour oublier que le bout du chemin n'est pas loin.
Ton fidèle admirateur et ami.
Le Vendredi 21 Septembre 2007 à 15:16 GMT+2, par Kshatriya
15h14, excellents souvenirs étoilés
Mon Cher Jean Jacques,
Sincères remerciements pour cette charmante soirée que tu nous as fait passée.
Parce que les images valent mieux que les longs discours:
www.dailymotion.com/kshat...
Le Vendredi 21 Septembre 2007 à 16:04 GMT+2, par J-J Ninon
Cher Kshatriya,
Merci pour cette vidéo, ta présence, celle de tes amis et des miens, notamment Bernard MENGUY, JPC et Danièle ARTAUD-CASTILLON, FH, Pierre-André PICON, Patrick LE DONNE, les RAFFI père et fils, Odile MONACO, Françoise BENZAQUEN, Marie-France PISELLA, Claire VERNEIL, Robert CHEMLA, Denise, sa fille et Parfait du Secrétariat de notre Ordre, Laurent POUMAREDE, Laurence DIAMANT-HAAS, Olivier GUASTELLA et Mme, Martine WOLFF... et tant d'autres que je ne peux tous citer, mais le coeur y est. Comme tu le dis si bien, votre présence à tous vaut mieux, comme témoignages d'amitié, que de longs discours.
Cher vieux Chuck,
Il y a deux problèmes :
1/ Je ne t'ai pas vu, sans doute parce que tu n'avais pas revêtu ton rutilant uniforme constellé, non pas d'étoiles, mais de médailles. Pourtant ta prestance ne devrait pas te laisser inaperçu.
2/ L'ardoise que j'ai effectivement dédicacée, ainsi que ltu 'as décrite, ne me fut pas présentée par toi, mais par une accorte jeune donzelle. Ton émissaire ? Si j'avais su... je me serais vengé pour Bôôôôôôté des Isles que tu as enlevée à ma barbe et à celle de Haddock.
3/ Je n'ai pas remarqué les spécimens de « la gente (belle) féminine » dont « nous savons apprécier les beaux morceaux » (étant trop occupé à effectuer des dédicaces, je ne levais pas les yeux) ; excepté les deux jolies filles qui accompagnaient notre 1er Secrétaire, John Bastardi-Daumont, et qui l'accompagnaient ; une seule ne lui suffisant pas. C'est un accapareur ou un boulimique. Il ne laisse rien pour les copains.
Le Vendredi 21 Septembre 2007 à 16:11 GMT+2, par Kshatriya
16h09 Sacré Jean Jacques,
Mon Cher Jean Jacques,
rassure toi, une seule me suffit largement, puisqu'il s'agit de mon amour que tu connais déjà.
Quant à notre amie.....elle est venue pour TOI......et t'a beaucoup apprécié.......tu la trouveras d'ailleurs sur Panem sous le nom de.......oh et puis non, à toi de trouver. 
Le Vendredi 21 Septembre 2007 à 16:22 GMT+2, par J-J Ninon
Ouf ! Me voilà effectivement rassuré, Kshatriya n'est donc pas un prince saoudien ; ce qu'on aurait pu croire à première vue. Il a bon goût pour son ravissant amour, qui a vraiment de la chance. Et lui aussi naturellement.
P. S. : J'ai appris qui - le corps jonché d'étoiles tatouées - est... mais c'est désormais un secret entre elle et moi.
Le Samedi 22 Septembre 2007 à 09:13 GMT+2, par Lampadaire
Vous ne me connaissez pas encore, je me présente:
-On dit de moi que mes propos éclairent , j'aurais pu vivre au siècle des Lumières,
-Je suis là où on ne m'attend pas, j'aime ainsi surprendre et j'ai des réserves...
-Je suis fidèle à mes amours , mes amis mais aussi à mes ennemis.
-Fantaisie et sérieux sont mes deux pôles de compétence, mais je ne suis ni artiste , ni avocat.
-Si vous le voulez bien je serai des vôtres, mais en bon lampadaire ( non rectiligne), je brouillerai les pistes tout en vous distillant une jolie lumière, à l'image des étoiles qui constellent le ciel de notre ami l'avocat artiste. Longue vie à lui et belle réussite dans ses entreprises multiples...
-Bon anniversaire aujourd'hui à Ségolène Royal et demain à Guillaume Durand.
Le Dimanche 23 Septembre 2007 à 09:33 GMT+2, par J-J Ninon
TROIS FACONS DE S'EXPRIMER:
1/ Sinueuse
Voir ci-dessus la charade ou le rébus. Bienvenue à Lampadaire qui semble prometteur(se), tant sa pensée semble pleine de circonvolutions. Je ne répéterai pas ce que vient de me souffler Haddock : « ça doit être une femme, et je suis sûr qu'elle est née le même jour que Ségo. »
2/ Plate
Page 19 du Monde du 20 septembre : une tribune libre commise par Jean-Claude Magendie, Premier président de la Cour d?appel de Paris, et Yves Repiquet, Bâtonnier de la même cité : un tissu de lieux communs afin d?exposer la nécessité urgente d'une réforme en profondeur de la justice. Et dire qu'ils se sont mis à deux - et deux sommités - pour amonceler sur un quart de page, autant de banalités. Ils auraient mieux fait de prendre des pseudonymes : Bouvard et Pécuchet ou Dupond et Dupont.
3/ Piquante
Couverture du Charlie Hebdo de cette semaine : un dessin de Cabu montrant feu Jacques Martin questionnant, lors de l'émission de TV, « L'Ecole des fans », le petit Nicolas en culottes courtes : « Que veux-tu faire quand tu seras grand ? ». Réponse du lardon Sarko : « Je veux me taper ta femme ».
Un trait d'humour ou un dessin vaut mieux qu'un long discours.
Le Dimanche 23 Septembre 2007 à 23:52 GMT+2, par MIA
Guillaume Durand n'est pas le seul à être fêté aujourd'hui; l'hôte de ces lieux également.
Happy Birthday JJN, longue vie à toi, et longue vie à ce blog!
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 09:04 GMT+2, par Groupe G
Effectivement, très beau vernissage et un JJN vraisemblablement dans son élément.
Merci Kshtriya pour cette vidéo en musique (et quelle musique). Sont-ce Chuck et Boté des isles que nous avons pu admirer sur la piste?
J'ai pour ma part noté la présence à la galerie d'un confrère que JJN n'a pas cité dans son message précédent: courvirait-il Chuck
??
CG ne sont pourtant pas ses initiales.
J'enquête...
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 09:40 GMT+2, par J-J Ninon
INTERROGATIONS
1/ Rappel sondage
N'oubliez pas de répondre, sur la page d'accueil, à la question suivante :
Souhaitez-vous l'élection comme Bâtonnier désigné de :
- Michel BABLED
- Patrick LE DONNE
- Pierre-André PICON
NB:
- Attention, n'omettez pas de cocher le nom de votre favori avant de cliquer dans "voter", car le 1er, par ordre alphabétique, est déjà coché.
- Ce sondage n'aura de signification que si vous êtes nombreux à vous exprimer, comme vous l'avez fait lors de la précédente consultation.
2/ Questions sur un avatar
Avez-vous remarqué que notre « Maison de l'Avocat » s'est transformée ?
- Un seule porte d'entrée (rue Alexandre Mari). Plus possible de traverser le rez-de-chaussée, car, sur la gauche, a été installé un bureau, qu'il est interdit aux avocats de traverser (ils dérangeraient ou violeraient une quelconque confidentialité ?). Pour ce faire, il vous suffit de descendre dans les sous-sols ou grimper à l'étage. Rationnel, n'est-ce pas ?
- L'autre porte (rue Gassin) sert uniquement de sortie. Impossible d'y pénétrer de l'extérieur par là. Pour des raisons, paraît-il de sécurité. De qui ? De quoi ?
- Quant à la présence du CM qui figurait dans le cahier des charges initial : disparue. A nous de nous déplacer jusqu'à lui.
a) Comment pourrions-nous rebaptiser cette « Maison de l'Avocat », agencée de telle sorte que celui-ci en est exclu et se livre au parcours du combattant, quand il ose s'y aventurer.
b)Quel est votre avis et, plus particulièrement celui des candidats ?
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 10:58 GMT+2, par supervolontaire
Dans une interview accordée au Monde, le chef suisse Frédy Girardet critique les cuisiniers modernes, voire molléculaires.
Ce chef a dirigé pendant vingt ans (1976 - 1996) la table 3 étoiles de Crissier, près de Lausanne.
Selon lui, "l’obsession actuelle de la chimie en cuisine" se traduit par des "jeux dangereux";"il est temps de siffler la fin de la récréation".
Certains cuisiniers "croient que la modernité consiste à transformer leur cuisine en laboratoire et rejettent les bases de la cuisine classique. Ils emploient des produits de synthèse (adjuvants, additifs, colorants, exhausteurs de goût), sans trop de discernement (...)
Chez certains, le produit même disparaît, trituré, déstructuré, aromatisé et recomposé sous une autre forme", ajoute-t-il. "Il faut arrêter avec les goûts brouillés et sucrés des plats d’avant-garde, les repas qui sont une succession d’amuse-bouche où rien n’est identifiable, ni la texture, ni la fraîcheur, ni la saveur originelle du produit".
Il conseille "d’écouter Joël Robuchon, qui place sur le terrain de l’éthique le refus d’utiliser l’emploi de gélifiants, d’antioxydants et d’épaississants, qui sont la négation même du produit, donc de la cuisine".
Interrogé sur le classement 2007 des "50 meilleurs restaurants au monde" du magazine britannique Restaurant, ayant désigné le restaurant catalan "El Bulli" comme meilleur restaurant du monde, Frédy Girardet affirme : "Ce classement est celui d’une coterie".
Pas faux. Le nouvel homme tendance en France est bien Thierry Marx, cuisinier d'éprouvettes, tandis que les livres d'Hervé This, chimiste (de talent certes), expliquant ses collaborations avec Marc Veyrat (pour ses bouillons à l'écume de lard) ou Alain Passard, sont les nouvelles têtes de gondoles de la FNAC...
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 11:07 GMT+2, par Bôgeste
Une semaine d'absence et j'ai l'impression d'être passée à côté de tant de choses! d'abord le vernissage, dont la video nous laisse penser qu'il a été fort réussi! Je me suis précipitée dès mon retour hier àla galerie FERRERO et j'ai pu apprécier la qualité des oeuvres toutes en relation avec le grand petit homme rouge. Magnifique Jean- Jacques mais l'accrochage est moins réussi, pourquoi avoir voulu tout condenser sur un seul mur ? les tableaux y perdent vraiment; mais cela ne m'a pas empêchée de les apprécier ...
Avant de faire l'achat d'une acrylique du maître, j'ai beaucoup apprécié la surprise qui m'attendait ( dédicace à Bôgeste d'une ardoise sur l'expo).Merci cher JJ.
Et puis je bats ma coulpe car j'avais oublié que tu étais né ce 23 septembre, alors très heureux anniversaire et que cette nouvelle année solaire soit remplie de surprises agréables. ( rien de pire qu'une vie sans piment, n'est-ce pas Cher Chuck que j'ai reconnu sur la video...)
Pour le Lampadaire , je dirai moi que c'est un homme car il a le don de la duplicité !
y a t il quelque chose à voir avec SR ( Ségolène Royal)? je ne la trouve ni lumineuse ni dans la lumière, je dirai plutôt qu'elle est au plus profond des ténèbres...alors Haddock a peut-être d'autres sources??? Mais au fond ces deux êtres qui sont nés à un jour d'intervalle doivent vraiment beaucoup se ressembler? Alors JJ arrête de dénigrer SR , car tu es son jumeau astrologique!
Enfin, je pense que Lampadaire est responsable du nouveau parcours dans la maison de l'avocat et je propose qu'on la dénomme désormais la" maison du Lampadaire!"
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 12:28 GMT+2, par J-J Ninon
Merci à MIA et à Bôgeste pour leurs souhaits d'anniversaire. Bien que marri d'apprendre être né pratiquement le même jour que Ségolène Royal. Mais toutes les SR ne sont pas les mêmes, quoique...
Pas mal, la "Maison du Lampadaire". Personnellement, je propose "Le Labyrinthe". D'autres suggestions ?
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 12:38 GMT+2, par Bôgeste
Deuxième passage , une semaine d'absence cela doit se rattraper.
J'ai eu une autre idée pour la maison de l'avocat, on pourrait l'appeler Zanzibar. Pourquoi? fastoche: pour ceux qui y sont allés , pas besoin d'explication; pour les autres , le parcours dans le centre de la ville est tellement sinueux et compliqué que l'on se perd à tous les coups!
Alors pourquoi refuser un peu d'exotisme dansle boulot? Mais je demande alors que l'on nous installe comme à Zanzibar des espaces pour déguster un bon alcool et voir passer les jeunes et beaux confrères ( ou consoeurs pour vous messieurs)
Au fait Supervolontaire, tu parles beaucoup mais tu agis peu, quand nous fais tu découvrir tes talents de cuisinière? ( et pas de cuisine chimique bien sûr)
J'en connais un qui ne serait pas le dernier à se faire inviter.
Un petit repas en perspective?
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 16:45 GMT+2, par citoyen de baz
Pour les amateurs de Tintin quelques nouvelles récentes qui démontrent que l'on va bientôt marcher sur la tête!
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a demandé, dans un courrier adressé lundi aux
Editions Casterman à Bruxelles, l'insertion "pour toute nouvelle édition" de "Tintin au Congo" d'Hergé d'un appel à la vigilance contre les "préjugés racistes".
Soulignant son attachement "à la liberté d'expression", le Mrap estime, dans un communiqué accompagnant une copie de la lettre, que "+Tintin au Congo+, bien qu'étant un document historique, véhicule aujourd'hui des préjugés racistes".
"C'est pourquoi le Mrap demande aux Editions Casterman l'insertion, pour toute nouvelle édition, d'un avis aux lecteurs éclairant sur le contexte historique de l'ouvrage et appelant à la vigilance contre les préjugés racistes de l'ouvrage".
La semaine dernière, le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) avait souligné le caractère "offensant" de la bande dessinée Tintin au Congo et avait contacté les Editions Casterman pour lui demander de retirer cet ouvrage.
Désormais donc les français sont sous tutelle, s'ils fument ils peuvent se convaincre que fumer tue, s'ils lisent une publicité d'alcool, que boire tue, et s'ils lisent Tintin au Congo , que lire Tintin expose aux risques de racisme!
Décidément jusqu'où irons nous?
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 16:54 GMT+2, par Ratafia
Avocat de la chambre départementale des notaires parisiens , j'ai reçu des nouvelles du congrès en cours de Lyon et je vous en fais part:
La garde des Sceaux Rachida Dati a réaffirmé lundi à Lyon la volonté du gouvernement de défendre la condition de
nationalité française des notaires, remise en cause par la Commission européenne devant la Cour de justice du Luxembourg.
Mme Dati s'exprimait à l'occasion de l'ouverture officielle du 103e congrès des notaires, rassemblant pour trois jours quelque 3.800 notaires français et une trentaine de délégations étrangères.
En octobre 2006, la Commission européenne a épinglé la France et six autres Etats membres concernant la condition de nationalité imposée pour l'accès à la profession de notaire.
"Je veux vous dire que je crois profondément aux vertus et à l'efficacité du notariat français et je veux que vous soyez convaincus que je vous défendrai avec la plus grande énergie", a lancé la ministre de la Justice, chaleureusement applaudie.
Qualifiant de "très bonne initiative" la création d'un "acte authentique européen" destiné à "simplifier la vie des entreprises et de (nos) concitoyens", Mme Dati a assuré qu'elle ferait "inscrire ce projet à l'agenda de la présidence française" de l'Union européenne au second semestre de 2008.
Tout en défendant la "troisième directive européenne anti-blanchiment" de capitaux, Mme Dati a tenu à rassurer les notaires inquiets face aux contraintes imposées aux juristes français. "La lutte contre le blanchiment ne peut qu'être encouragée, elle ne doit toutefois pas compliquer exagérément votre activité professionnelle, j'y veillerai autant que possible", leur
a-t-elle promis.
La ministre s'est félicitée de la mise en place début 2008de "l'acte
authentique sur support électronique" et a assuré que "toutes les juridictions seront équipées au 1er janvier 2008 de matériels de numérisation et de dématérialisation des procédures".
Elle a affirmé que la répartition des offices notariaux "ne devrait pas être affectée" par la réforme de la carte judiciaire.
En visite un peu plus tôt au tribunal de commerce de Lyon, Mme Dati a évoqué le "rôle des entreprises dans l'insertion des personnes détenues et des jeunes en difficulté". "J'envisage, et le Medef y est prêt, de construire un partenariat entre les entreprises et l'administration pénitentiaire pour mettre en place des mesures d'insertion professionnelle", a-t-elle dit.
Le congrès des notaires est consacré à la "division de l'immeuble"
(création d'un lotissement, mesures de redressement d'un syndicat de copropriété en difficulté, organisation de grands ensembles comme La Défense à Paris...)
Le Lundi 24 Septembre 2007 à 20:39 GMT+2, par supervolontaire
Chère Bogeste,
J'agis peu, j'agis peu...mais c'est seulement parce que mes fourneaux ne sont pas visibles depuis cette fenêtre virtuelle ;-).
Totalement d'accord pour une dinette. Apparemment il faudra faire transiter les invit' par la case palais de JJN qui seul connait nos identités. Fais nous ainsi part de tes disponibilités.
Cela fait bientot un an que la première réunion des bloggeurs a eu lieu à Beau Rivage, il serait temps de prévoir la suite.
Sur ce (et même si cela ne se dit pas), bon appétit !
Le Mardi 25 Septembre 2007 à 08:26 GMT+2, par J-J Ninon
Dieu existe, je l'ai assigné
Citoyen de Baz expose (commentaire 199) les suites données aux attaques subies par « Tintin au Congo » - et, indirectement, par la mémoire de son cher auteur disparu -, que j'avais relatées il y a peu. Il demande jusqu'où irons nous dans le harcèlement judiciaire. Lequel n'est que l'imitation du procès à tout va à l'américaine. Justement, voici la réaction d'un honorable sénateur du Nebraska, Ernie Chambers. Celui-ci a décidé de citer en justice l'Etre Suprême pour stigmatiser la dérive procédurière de son pays. C'est ce que rapporte un article de Jean-Louis Turlin, paru dans Le Figaro du 21 septembre, dont voici un extrait :
« S'insurgeant contre les poursuites engagées au nom de la liberté d'expression par une plaignante contre un juge qui avait banni les mots « viol » et « victime » de l'audience dans une affaire d'agression sexuelle, le parlementaire a demandé une mise en demeure permanente du Tout-Puissant pour montrer qu'en Amérique on peut intenter une action judiciaire pour n'importe quoi contre n'importe qui.
« Et puisque « Dieu est partout », pourquoi pas contre lui ? Chambers [le bien nommé], qui boude les prières du matin à la Chambre haute de son Etat, l'accuse d'être à l'origine de menaces terroristes contre lui et ses mandants, de semer la mort et la destruction sur la terre entière, sans parler des « inondations effrayantes, des ouragans horribles et des tornades terrifiantes ». Bref, une condamnation sans appel. »
Le Mardi 25 Septembre 2007 à 10:34 GMT+2, par La Goulue
JJN et Citoyen de baz ont raison : jusqu'où ira la déresponsabilisation des citoyens et leur volonté de tout judiciariser afin de rendre autrui responsable?
Ainsi, si le lecteur de Tintin n'est pas capable de discernement et peut , de façon subliminale,se laisser convaincre de racisme, il faut poursuivre en toute logique ce raisonnement et assigner préventivement les bistrotiers car ils incitent à l'alcoolisme, sans oublier les restaurateurs qui sont responsables du surpoids des citoyens de même que les patissiers et chocolatiers.
Ces derniers d'ailleurs pourraient faire l'objet d'une action collective des diabétiques !
J'allais oublier les possibles actions en responsabilité contre les stylistes et créateurs de mode de la part des victimes d'agressions sexuelles porteuses de tenues suggestives et aguichantes . Qui est responsable de la mode des ventres nus et des strings qui s'affichent?
Moi voyez vous, je suis La Goulue, danseuse de french cancan au Moulin Rouge. Mais je dois ma popularité à l'habitude que j'avais de taquiner le public masculin par le tourbillon de mes jupes à volants relevées, laissant entrevoir ma culotte. De la pointe de mon pied je faisais voltiger les chapeaux ,et j'avais pris l'habitude de vider les verres des clients ( d'ou mon pseudo de "la goulue").
De mon ciel étoilé j'observe vos vies et je suis effarée par l'évolution de votre société. Personne n'est plus responsable de ses propres actions, il faut trouver un bouc émissaire à tout , pour peu que l'on fasse aussi un procès aux morts, je suis bonne pour une assignation en règle pour avoir donné de la femme une image dégradante...
Et pourtant je vous jure, qu'est-ce qu'on était bien en ce temps là!
Le Mercredi 26 Septembre 2007 à 10:13 GMT+2, par RATAFIA
Passage au parlement du texte sur le contrôleur des prisons. Je pense que cela sera une bonne chose à la condition qu'il ait à ses côtés une équipe renforcée tellement la tâche est importante!
Les députés ont approuvé l'institution d'un "Contrôleur général", pouvant visiter "à tout moment" les prisons et tout lieu de privation de liberté sur le territoire français.
L'Assemblée a adopté mardi, en première lecture, un projet de loi de Rachida Dati, créant cette "autorité indépendante", chargée de "contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes privées de liberté".
Les députés UMP et du Nouveau Centre ont voté pour, ceux du PS, PCF et Verts se sont abstenus sur ce texte, qui sera examiné en deuxième lecture le 23 octobre par les sénateurs, selon la garde des Sceaux.
Aux termes de ce projet de loi, le Contrôleur est nommé pour six ans, "en raison de ses compétences et connaissances professionnelles", par décret présidentiel "après avis de la commission compétente de chaque assemblée".
Il aura compétence sur près de 5.800 lieux d'enfermement: prisons, locaux de garde à vue, dépôts des tribunaux, centres de rétention, zones d'attente des aéroports, cellules de retenue des douanes et hôpitaux psychiatriques
Le Mercredi 26 Septembre 2007 à 10:42 GMT+2, par Bôgeste
Pour ceux qui font un peu du droit de la presse, comme moi , les suites d'une affaire bien médiatisée:
Le directeur de Télérama, Bruno Patino, et un journaliste de l'hebdomadaire, François Gorin, ont été condamnés mardi par
le tribunal de Nanterre pour injure publique envers le juge qui avait instruit l'affaire d'Outreau, Fabrice Burgaud.
La chronique incriminée, titrée "Outreau 2, le retour" et parue le 1er février 2006 dans l'hebdomadaire culturel, était consacrée aux auditions télévisées de la commission parlementaire enquêtant sur les causes du désastre judiciaire d'Outreau.
François Gorin y écrivait que M. Burgaud était "désormais considéré comme le Ben Laden de ce mini-11 septembre" judiciaire, ce qui, selon l'accusation, constituait une injure. La procédure pénale avait démarré après une plainte de l'ex-garde des Sceaux Pascal Clément.
Condamnés respectivement en tant qu'auteur des faits et complice, Bruno Patino et François Gorin écopent de 4.000 euros d'amende chacun et de 8.000 euros de dommages et intérêts à verser solidairement au juge, ainsi que 3.000
euros de frais de procédure.
L'hebdomadaire devra aussi publier la condamnation judiciaire dans ses pages.
MM. Patino et Gorin ont en revanche été relaxés de diffamation envers le juge dans la même chronique. La diffamation présumée concernait un passage où le journaliste pointait un "zèle délirant" de M. Burgaud, l'accusant d'être un rouage d'une "machine à accuser" et de former un "tandem infernal" avec Myriam
Badaoui, une des rares condamnées dans l'affaire d'Outreau qui avait accusé à tort de nombreux ex-coprévenus.
Me Patrick Maisonneuve, avocat du magistrat, avait demandé 30.000 euros de dommages et intérêts.
Le 3 avril, le tribunal de Nanterre avait condamné le quotidien Libération pour injure publique à payer des amendes et verser 20.000 euros de dommages et intérêts au juge Burgaud, comparé dans un article au criminel de guerre nazi Adolf Eichmann, l'un des artisans de la destruction des Juifs d'Europe.
Le Mercredi 26 Septembre 2007 à 12:54 GMT+2, par Une femme solitaire
Merci Me Ninon pour cette merveilleuse exposition. Je n'ai pas osé vous approcher, mais je profite de ce petit mot pour vous féliciter et vous remercier du bon moment que j'ai passé.
Le Mercredi 26 Septembre 2007 à 14:41 GMT+2, par J-J Ninon
Si je comprends bien, il faut parler en termes choisis du juge Burgaud, de peur de se faire attaquer par nos confrères Patrick Maisonneuve et Jean-Yves Dupeux (également ami). Bon alors, revoyons notre copie dans le bon sens : il n’est pas le prototype accompli de l’ENM. Il est compétent, humain, efficace et percutant (ça on savait).
Finalement, c’est lui qui sera nommé Contrôleur général des prisons. Enfin, quelqu’un qui saura de quoi il parle puisqu'il les approvisionne.
Le Mercredi 26 Septembre 2007 à 15:22 GMT+2, par J-J Ninon
Merci, chère femme solitaire, mais il fallait vous approcher. Nous aurions lié connaissance et vous ne seriez pas restée longtemps esseulée.
Le Jeudi 27 Septembre 2007 à 11:27 GMT+2, par Citoyen de baz
Ayant l'occasion d'aller assez souvent en Suisse je ne saurais quetrop vous recommander d'aller visiter la fondation Beyeler à la sortie de Bâle . Le couple Beyeler ( marchands et collectionneurs d'art) fêtent les 10 ans de leur fondation dont je vous avais déjà parlé à propos d'une exposition superbe intitulée "eros".
Cette fois coups de maître, ils ont rassemblé des chefs d'oeuvre en tous genres du XXème siècle ( de Picasso enpassant par Cezanne, Giacometti,Van Gogh)
Tout ça jusqu'à début janvier, et la Suisse regorge d'autres musées surtoutà Bâle.
Le Jeudi 27 Septembre 2007 à 12:29 GMT+2, par J-J Ninon
Merci pour l'information. J'en profiterai pour m'approvisionner chez « Gérard ».
Le Jeudi 27 Septembre 2007 à 12:54 GMT+2, par citoyen de baz
Mais qui est "Gérard"? J'imagine qu'il peut ête un bon fournisseur de chocolat , ou de cigares, ou encore de vêtements de luxe, en tout cas un fournisseur de choses de qualité!!
Le Jeudi 27 Septembre 2007 à 13:55 GMT+2, par ratafia
Nos juridictions vont elles en bénéficier?
Avec une enveloppe en hausse de 4,5 %%,l' effort budgétaire portera en priorité sur l' amélioration du fonctionnement des juridictions .Legouvernement Fillon veut montrer que la justice est
l' une de ses grandes préoccupations . Présenté hier par le
garde des Sceaux, Rachida Dati ,le budget 2008 de la justice sera d' un montant de 6 ,519 milliards d' euros , soit une hausse de 4
,5 %% par rapport à celui de 2007. Il poursuit ainsi le rythme de croissance enregistré ces trois dernières années .
Un effort budgétaire est également effectué sur les créations d'emplois ( au nombre de 1.615 ). Le gouvernement définit trois principales priorités à la ministre de la Justice .
Tout d' abord ,' effort budgétaire vise à améliorer le fonctionnement
des juridictions . Le budget prévoit la création de 400 emplois dans les juridictions . 187 d' entre eux concernent des magistrats ayant
vocation à occuper les fonctions de juge d' instruction dans les futurs pôles d' instruction , de substituts dans les pôles antidiscrimination ou de secrétaires généraux dans les principaux tribunaux de grande instance .
4100 POSTES SUPPLÉMENTAIRES DANS LE SYSTÈME PÉNITENTIAIRE
Sans surprise, une enveloppe de 67 millions d' euros sera consacrée
au développement des nouvelles technologies au sein des
juridictions . Avec la dématérialisation ,la chancellerie espère des résultats positifs notamment pour désencombrer des locaux dans les palais de justice et favoriser une réactivité accrue de l' appareil judiciaire . Sans parler de la réforme de la carte judiciaire prévue pour 2008 qui suscite de vives inquiétudes parmi les
professionnels du droit . La concertation lancée en juin par la ministre devrait se terminer le 30 septembre .
La deuxième priorité consiste à moderniser le système pénitentiaire . Le budget 2008 y prévoit lacréation de 1.100 postes
supplémentaires . Et sept nouveaux établissements pénitentiaires ( dont trois pour les mineurs ) seront ouverts . Enfin ,la troisième
priorité vise à améliorer la prise en charge des victimes . Les crédits
destinés aux associations d' aides aux victimes seront augmentés de 14,7%% .
Le Jeudi 27 Septembre 2007 à 15:34 GMT+2, par J-J Ninon
« Gérard », installé à Genève, est l'un des vendeurs les plus réputés de cigares, grâce à un vaste choix et des qualités de conservation optimales. Il offre même aux clients le verre de whisky idoine. Dans un pays qui ne déresponsabilise pas ses citoyens, il n'encourt pas une double peine en enfreigant les ukases suivants :
- L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération,
- Fumer est mortel (+ la tête de mort).
N'oublie donc pas, Citoyen de Baz, de m'en rapporter lorsque tu reviendras de Suisse.
Merci à Ratafia qui ne craint pas d'arborer un tel pseudonyme, par les temps qui courent, pour ses informations d'avant-garde, lesquelles sont toujours les bienvenues.
Il faudrait d'ailleurs qu'il songe à changer de sobriquet. Par exemple : Canada dry, Taillefine-fraise, Pepsi, Coca (pas coke) zéro, Evian, Vittel, Badoit, Perrier-citron, Lipton, Nescafé décaféiné, Canderel...
Le Vendredi 28 Septembre 2007 à 11:03 GMT+2, par BASTA
Budget de la justice revu à la hausse, pendant ce temps les tribunaux explosent (300 gr de dynamite au tribunal de Bastia) , après celui de Sartène la vieille. C'est ce qu'on appelle de la rénovation immobilière permanente!
Quand va t on avoir le courage de dire "STOP"! vous faites sauter vos bâtiments administratifs, les constructions de vos concitoyens du continent qui ont choisi la terre corse et contribuent donc à la bonne marche de l'économie Corse; et comme le tonneau des Danaïdes l'état réinvestit sans cesse avec l'argent des contribuables ...
Et il faudrait encore accorder des faveurs à ceux qui se considèrent comme des délinquants politiques?
La france , dont les corses font partie, en a assez, et de nombreux corses aussi d'ailleurs. BASTA!
Le Vendredi 28 Septembre 2007 à 11:24 GMT+2, par supervolontaire
Le groupe Canal+, avec France Télévisions, lance une nouvelle chaîne, Planète Justice, entièrement consacrée au système judiciaire.
Avec un budget de 5,5 millions d'euros, Planète Justice se veut une chaîne "de proximité" pour mieux comprendre la justice, son fonctionnement et ses métiers( quelle ambition...).
Cette nouvelle chaîne mettra à l'antenne 600 heures de programmes en soirée la première année, rediffusant des émissions de France Télévisions ("Faites entrer l'accusé"...)
A côté de documentaires et de films, Planète Justice prépare deux magazines. "Justice l'actu" diffusé le 24 novembre à 18h45 abordera l'actualité judiciaire de la semaine et, en janvier prochain, "Justice pratique" sera une sorte de guide informant les particuliers de leurs droits et devoirs.
Sur sept soirées hebdomadaires, deux seront consacrées à des documentaires américains (aie aie aie, bonjour le meli melo).
Concernant l'éventuelle retransmission de procès, strictement interdite en France contrairement aux Etats-Unis, il existe "des ateliers de réflexion sur le sujet".
Attendons de voir...
Le Vendredi 28 Septembre 2007 à 13:08 GMT+2, par Bôgeste
Pour faire suite aux commentaires de BASTA , je vous livre une dépèche quej'ai trouvée sur ces évènements , relatant la visite ce jour de la Ministre de la Justice à Bastia:
- La ministre de la Justice Rachida Dati a promis vendredi "la fermeté" contre les auteurs d'attentats enCorse, après
l'explosion qui avait visé la veille une annexe du palais de justice de Bastia.
De retour sur l'île où elle était déjà présente jeudi, Mme Dati a condamné un "acte lâche et criminel". "Ceux qui ont fait cet attentat savaient qu'il y avait des personnels à l'intérieur. Il ne faut pas faiblir face à de tels actes. Nous ne faiblirons pas, c'est un engagement du président de la République et de la ministre de la
Justice. La réponse sera la fermeté", a-t-elle déclaré.
L'attentat, commis jeudi en début d'après-midi, alors que Mme Dati était en Corse pour assister au congrès national des greffiers des tribunaux de commerce à Ajaccio, était le deuxième en moins de 24 heures contre un palais de justice sur l'île.
"J'ai appris cet attentat alors que je m'apprêtais à regagner Paris hier. J'ai appelé les personnes qui ont été blessées afin de leur manifester mon soutien", a ajouté la ministre.
Une dizaine de personnes ont été commotionnées lors de l'explosion d'une charge de 300 grammes de dynamite, un acte qui n'a été ni signé ni revendiqué. La Garde des Sceaux a annoncé que l'annexe, déjà visée à plusieurs reprises par des attentats, serait l'objet d'une surveillance renforcée avec des patrouilles de jour et de nuit.
La ministre a également annoncé que le vice-procureur du parquet antiterroriste de Paris était sur place vendredi pour constater les dégâts.
Mme Dati a également précisé que les fonctionnaires du ministère de la Justice en poste en Corse qui le souhaitent, pourraient bénéficier d'une formation avec les démineurs de la Sécurité civile sur les comportements à avoir dans de telles circonstances.
La ministre qui est restée une demi-heure au palais de Justice de Bastia, a souligné que cet attentat ne remettait pas en cause ses déclarations faites la veille sur le rapprochement des prisonniers. Elle avait indiqué que le rapprochement des détenus corses de leurs familles, une mesure réclamée par les nationalistes, serait étudié "au cas par cas".
Rachida Dati a été accueillie par le maire PRG de Bastia Emile Zucarelli, le préfet de Haute-Corse et plusieurs magistrats. Elle a visité pendant une dizaine de minutes l'annexe du palais de justice, avant de s'entretenir avec les victimes de l'attentat.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le tribunal de Sartène avait été
mitraillé. La garde des Sceaux s'était rendu à Sartène jeudi.
Le Vendredi 28 Septembre 2007 à 14:47 GMT+2, par Le Petit Rapporteur-J. M. qui les surveille d'en haut
VERS UN "BESITO GATE"
Remue-ménage évité de justesse par Arnaud Lagardère: Sarkozy surpris la main sur une lettre tendre par le magazine "Choc", qui voulait publier l'info. La double page ne paraîtra pas, mais le web s'est emparé du scoop, et d'une partie du texte. De quoi rendre écarlate Cécilia.
L'ample foulée, le gland (du mocassin) virevoltant, l'air décidé, Nicolas Sarkozy, suivi de Christine Boutin, sortant du conseil des ministres, le 12 septembre dernier, en main un dossier, une chemise plus précisément, et sur la chemise un papier, une lettre. Une écriture large, ronde, suffisamment pour qu'un oil expert de journaliste paparazzi déchiffre les mots. Ce que s'est employé à faire un salarié de Choc, magazine haut en couleur et riche en
formes, qui entreprend de dévoiler les dessous des uns, le chic des autres, la nouvelle maîtresse de tel premier secrétaire ou les premières rondeurs de telle actrice. La légèreté des mots et le volé des photos, une sorte de Match roots. Un magazine appartenant comme nombre d'autres à l'empire Lagardère, et au sein de la rédaction duquel certains journalistes ont suffisamment de conscience professionnelle, ou de déontologie, pour aller
disséquer une photographie d'apparence anodine pour en extraire la substantifique moelle. Sarkozy un texte en main ? Non, une lettre. Une lettre ? Pour qui ? De qui ?
"J'ai l'impression de ne pas t'avoir vu depuis une éternité et tu me
manques. Jeudi on part faire notre virée à Essaouira pour mon (illisible). Mais j'aimerais bien réussir à te voir la semaine ou le week-end suivant. Millions de Besitos." Voilà ce que "Choc" a pu déchiffrer sur cette pierre de rosaire-là. A ce stade-là de l'enquête, digne du Watergate, une question se pose, fondamentale : à qui est adressée cette lettre ? A Sarkozy ? A Christine Boutin ? A moins que ce ne soit Sarkozy lui-même l'auteur de la missive, mais alors quel est le (ou la) destinataire ? Christine Boutin ? Rachida Dati ? Quelqu'un d'autre ? Non, l'hypothèse d'une lettre écrite par
Sarkozy ne semble pas tenir la route : personne n'a reconnu son écriture. (Qui connaît son écriture, au fait ?) Donc la version officieuse est celle-ci : cette lettre a été écrite par quelqu'un(e) à l'attention de notre omnicourant président. Une personne qui ne l'a pas vu, donc, depuis longtemps. Qui n'est actuellement pas en France. Mais qui compte bien voir Sarkozy un de ces jours. Et qui lui fait des « millions » de « besitos ». De petits bisous. Rien de méchant, a priori, sauf qu'Arnaud Lagardère n'a pas apprécié et a fait interdire « fissa » la double page.
Alors qui, mais qui, a donc écrit à Sarkozy ? Qui ose lui envoyer ainsi tant de marques d'affection ? Qui écrit si gros qu'on arrive à déchiffrer sa lettre avec une simple loupe ? Et pourquoi Sarkozy n'a-t-il pas mieux dissimulé l'objet du délit ? Sur la photo il tourne la tête, comme si quelqu'un l'appelait ? Est-on en train de lui signifier qu'il devrait dissimuler son courrier devant les photographes ? Trop tard... Mais qui ? Qui écrit ainsi au chef de l'Etat ?
On lui connaît diverses conquêtes : Bernard Laporte, par exemple,
sélectionneur un peu myope du XV de France, qui dans les vestiaires après la
victoire modeste contre l'Irlande, n'a pas manqué l'occasion de souligner
que ses joueurs avaient été « aussi grands que le Président ». Le grand
argentier du quinze tricolore, qui ne crache pas sur le jambon et attend le
bouclier fiscal comme ses joueurs attendent les Blacks serait bien homme à
couvrir de petits bisous son supporter le plus haut placé. Rachida Dati, on
y revient, fait aussi partie des suspectes. Elle s'est mise à dos
pratiquement l'ensemble de la magistrature mais reste la protégée du
magistrat suprême, qui l'adore et la couve, même quand elle jette par la
fenêtre ses collaborateurs comme d'autres les sans papiers. Seul hic :
Rachida et Nicolas ne se quittent pas vraiment, on raconte même qu'elle est
l'oreille du Neuilly man et l'oil de Cécilia. On l'imagine bien, en
revanche, tout sourire dehors, « bisouter » son petit Nicolas.
Mais elle n'est pas la seule : François Fillon lui aussi est bien capable d'une
telle missive : après sa gaffe sur l'Etat en faillite, le Premier ministre,
« remarquable » selon son Président, qui le voit « tous les jours », rase
les murs et tente de se faire tout petit. Pour dérider son collaborateur
majeur, l'homme de Matignon aurait pu inventer ce stratagème épistolaire un
peu écolier attardé, certes, mais enfin. Et puis, il y a François Bayrou,
qui ne sait plus trop où se mettre, à qui Sarkozy a proposé un poste dans
son prochain gouvernement remanié de mai 2008. Bayrou a dit non, avant de
discuter avec Hollande, avec qui il a trouvé quelques convergences. Mais des
« millions de besitos », c'est pas très Mouvement Démocrate.
Et Christine Lagarde ? Ne tenterait-elle pas, par quelques mots doux, d'éviter
l'éjection programmée ? Et si c'était... Ségolène. Flagellée par Jospin,
raillée par Allègre, boudée par Montebourg et snobée par Dray, Ségolène est
la candidate idéale à ce style d'écriture : ampoulée, doucement hystérique,
gnan-gnan. Ca doit faire un moment, quelques mois au moins, qu'elle n'a pas
rencontré son adversaire préféré. Du coup elle peut avoir « l'impression »
de ne pas l'avoir vu « depuis une éternité ». Mais Sarkozy manque-t-il à
Royal ?
Aux Etats-Unis, qu'il aime tant, ce genre d'affaire aurait fait un malheur.
En Angleterre aussi, les tabloïds se seraient régalés. En France, Arnaud
Lagardère a veillé au grain. (La rédaction de Choc se défend aujourd'hui d'avoir
été censurée, évidemment, expliquant que « n'ayant pas trouvé l'auteure de
ce mot » ils avaient préféré ne pas publier la photo.) Mais un peu trop
tard. Trop tard pour empêcher le web (le site Backchich.info en l'occurrence,
sous la plume de Michel Ousseuga) de s'emparer du « scoop ». Internet a au
moins cette qualité : grâce à la Toile, la censure fait « pschiit ». Mais
les « vrais journalistes », ceux qui se targuent de « chercher l'info » (par
opposition aux bavards des blogs, qui la commentent), oseront-ils interroger
Sa Présidence sur l'auteur(e) de cette lettre mystère ? Et pourquoi, après
nous avoir bassiné avec celle de Guy Môquet, veut-il nous priver de sa
lecture ? Avant France-Géorgie, par exemple...
Le Vendredi 28 Septembre 2007 à 18:36 GMT+2, par Ratafia
J'étais cet après midi au conseil national des barreaux , je vous rapporte le discours de la ministre:
28 septembre 2007
Intervention de Rachida Dati - conseil National des Barreaux
Discours du garde des Sceaux, ministre de la Justice
Chers Maîtres,
Messieurs les Présidents,
Messieurs les Bâtonniers,
Monsieur le Président Paul-Albert Iweins,
Je suis heureuse de vous voir tous réunis et si nombreux. Cette rencontre est loin d’être anodine. Je souhaite qu’elle scelle notre dialogue, et qu’elle incarne notre collaboration.
Parce que la Justice française, c’est la Justice pour tous, Et la Justice française, c’est celle que nous construisons tous ensemble et qui est portée par tous les acteurs juridiques et judiciaires, Et par tous ceux qui participent au processus judiciaire.
Pour toutes ces raisons, je voudrais que vous sachiez à quel point je suis attachée au développement de votre profession, Et à quel point je tiens au renforcement du rôle des Barreaux. Sans avocat, la Justice est vide de sens, déserte d’égalité. Paul-Albert Iweins l’a rappelé et l’a prouvé aujourd’hui, la première des qualités d’un avocat, c’est le tempérament. J’aime la franchise, j’aime la transparence, j’aime la sincérité.
Paul-Albert Iweins a fait preuve de ces trois qualités. Je vais donc me permettre, à mon tour, de vous parler avec transparence. Bien sûr, je reviendrai sur chacune des questions qui ont été soulevées, en vous exposant le sens de mes réformes, en vous parlant de la vision que j’ai de la Justice d’aujourd’hui et de celle que je veux avoir pour demain.
Parce que je sais que vous comprenez les maux de la Justice actuelle, et parce que je sais que vous comprenez le sens de mon action. La Justice traverse une crise de confiance majeure. Vous le vivez, comme moi, et co
mme tous les Français, chaque jour. La Justice, j’ai décidé de la réformer, de la moderniser, de la rénover. Et cela, je dois le faire avec tous les acteurs du système judiciaire.
Pour cela, il faut s’attaquer aux tréfonds de l’organisation et du fonctionnement de la Justice française. Il faut s’attaquer aux dysfonctionnements qui déséquilibrent la Justice française, et qui ternissent son image. Ces dysfonctionnements sont pour une grande part liés aux difficultés de gestion et d’organisation de notre Justice. J’ai décidé de mettre fin à la défiance généralisée des citoyens à l’égard de la Justice et de redonner tout son sens au mot Justice. Redonner tout son sens au mot Justice, c’est faire en sorte qu’elle remplisse sa mission suprême. La Justice, nous attendons tous d’elle qu’elle soit juste. Pour cela, elle doit être humaine, efficace, concrète et ouverte. J’y travaille chaque jour, au travers des actions et des réformes que j’engage. Je voudrais, à cet égard, revenir sur un point soulevé par Paul-Albert Iweins. Vous avez évoqué l’éventuel décalage entre mon action et le programme annoncé par le Président de la République. Monsieur Paul-Albert Iweins, je tiens à vous dire que tous les engagements du Président de la République en matière de Justice seront tenus. Certains sont déjà accomplis, d’autres sont en cours. La Justice n’attend pas, et la République non plus. Je suis déterminée à réaliser l’ensemble de ces réformes.
I- Je veux d’abord que la Justice soit plus humaine, Humaine, la Justice doit l’être autant à l’égard des victimes autant qu’à l’égard des condamnés ou des détenus.
1.1 J’ai la volonté d’améliorer la réponse judiciaire qui est apportée aux victimes. Nous le savons tous : la complexité et les délais des procédures, notamment en matière d’indemnisation, découragent les victimes. Des victimes, qui sont reconnues par la justice, ne parviennent pas à faire exécuter les décisions. Parfois parce qu’elles craignent des représailles ou qu’elles ne souhaitent aucun contact avec l’auteur des faits. Il est important de ne pas les laisser seules. Il est nécessaire de s’assurer de leur indemnisation effective. On peut par exemple améliorer le fonctionnement de la commission d’indemnisation des victimes, afin de mieux les indemniser. On peut élargir le rôle du juge qui préside la commission pour mieux répondre à leurs demandes. Vous le voyez, il ne s’agit pas de mettre en cause le rôle des barreaux. Je veux au contraire saluer l’action des avocats qui ont fait progresser de longue date la cause des victimes et les ont aidées à faire valoir leurs droits.
1.2 D’autres projets de réformes sont actuellement à l’étude, à la demande du Président de la République.
Nous réfléchissons à des dispositions sur le traitement des délinquants sexuels ou dangereux en fin de peine. Ils sortent aujourd’hui de prison avec des mesures de contrôle limitées, quelle que soit leur dangerosité. Notre responsabilité est d’apporter une réponse. Nous ne le faisons pas à cause de tel ou tel fait divers. Nous le faisons parce que nous constatons un vide dans notre législation. C’est ne rien faire qui serait inacceptable ! D’autres pays, parfaitement démocratiques et respectueux des droits de l’homme, ont institué ce que nous appelons des hôpitaux fermés. Cela ne déclenche pas de polémiques disproportionnées. Il nous faut trouver, avec pragmatisme, une voie efficace et respectueuse des grands principes de notre droit. D’autres dispositions sont à l’étude. Elles concernent les personnes atteintes de troubles psychiatriques, irresponsables pénalement. Des travaux ont déjà été menés dans le passé, notamment sous l’autorité de M. Burgelin. Mes services reprennent ces réflexions. Trouver la forme d’une audience spécifique ne remet pas en cause l’irresponsabilité pénale. On entend souvent parler de double peine : pour les victimes, l’annonce du non-lieu, c’est parfois une double cruauté. Je veillerai naturellement à ce que les textes proposés respectent les exigences constitutionnelles et les droits de la défense.
1.3 Vous souhaitez l’amélioration des conditions de détention. Le Sénat et l’Assemblée nationale ont adopté en première lecture le projet de loi instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté. Ce projet me tient particulièrement à cœur. Il répond à une demande ancienne des avocats. Je souhaite maintenant qu’il aboutisse rapidement. Nous avons le devoir de veiller au respect des droits fondamentaux jusque dans les lieux où l’on est privé de liberté : tous les lieux sur le territoire de la République ! Ce texte sera suivi d’un autre projet. Je présenterai en novembre le projet de loi pénitentiaire. Il définira de façon claire et précise les droits des personnes détenues. Il améliorera les conditions de leur détention. Il renforcera la préparation de leur réinsertion. C’est pour moi une priorité. Nous devons repenser le rôle des prisons, créer des perspectives d’avenir pour les condamnés et développer les peines alternatives.
II – Le deuxième impératif de mon action est celui d’une Justice plus efficace. La Justice ne doit avoir qu’une vitesse, qui soit la même pour tous. Pour cela, il faut réformer certains systèmes d’organisation qui ne sont pas adaptés à la société moderne.
2.1 La réforme de la carte judiciaire répond à ces préoccupations. Elle doit se faire dans l’intérêt du justiciable. Elle va renforcer la qualité de la justice pour tous. Elle impliquera de redéployer des structures de petite taille. Les propositions qui seront faites tiendront compte à la fois de critères d'activité et des impératifs de l’'environnement social et économique. Vous avez tenu à souligner que cette réforme devra assurer à tous la même qualité de justice sur l'ensemble du territoire. Comme je l'ai indiqué en juin dernier, la réforme de la carte judiciaire doit préserver le maillage territorial des professionnels du droit. L’activité des avocats ne résulte pas seulement d’un voisinage avec une juridiction. Elle doit aussi correspondre à l’activité économique et humaine de la région où ils sont implantés. La réforme de la carte judiciaire ne doit pas entraîner de phénomène de désertification. Elle doit encourager le dynamisme de la profession d’avocat, puisqu’elle étendra son périmètre d’intervention géographique. J'ai lu attentivement le rapport d’étape sur la réforme de la carte judiciaire, issu de votre assemblée générale des 6 et 7 juillet dernier. Il a guidé notre réflexion. A cette heure, celle-ci n’est pas achevée. Nous avançons dans les différentes hypothèses. Des orientations seront arbitrées. Quand elles seront connues, chacun pourra en juger. Dans cette attente, seule une attitude responsable de tous les acteurs du monde judiciaire permettra de progresser dans la voie de la modernisation. Après la réforme de la carte judiciaire, je serai heureuse d’engager avec vous une réflexion sur l’extension de la représentation obligatoire en appel.
2.2 L’efficacité de la justice passe aussi par une politique de gestion de ses ressources. Notre volonté de réformer s’appuie sur un budget accru. Dans le contexte économique et financier de la France, l’effort pour la Justice est sensible : des crédits en hausse de 4,5 % et 1 615 emplois supplémentaires qui viennent s’ajouter au remplacement de tous les départs en retraite. Cela traduit que la justice est une priorité du gouvernement. En améliorant les maillons de la chaîne judiciaire, ces moyens nouveaux bénéficieront à tous. Plus de magistrats, plus de greffiers, plus de fonctionnaires dans les juridictions, cela signifie une justice plus efficace et des décisions mieux exécutées. L’ouverture de nouveaux établissements pénitentiaires, cela se traduit par de meilleures conditions de détention. Vous avez soulevé la question de l’aide juridictionnelle. Les dépenses de l’Etat à ce titre devraient atteindre 320 millions d’euros en 2007. Nous prévoyons 327 millions pour 2008. Je connais vos attentes. Je souhaite que tous les aspects du dossier soient remis à plat une fois que la réforme de la carte judiciaire sera engagée Nous pouvons imaginer de nombreuses solutions pour l’améliorer. Cette réflexion peut s’inspirer des bonnes pratiques judiciaires mises en place dans les juridictions. Par exemple, le barreau de la Seine-Saint-Denis vient de passer avec le tribunal de grande instance de Bobigny un accord sur la défense pénale d’urgence. Je souhaite que ces bonnes pratiques se développent, notamment en matière civile. La commission d’accès au droit de votre Conseil a présenté un certain nombre de mesures lors des Assises de l’accès au droit et de l’aide juridictionnelle en janvier dernier. Nous avons déjà avancé avec vous pour améliorer la prise en charge des frais de procès par les assurances. Un décret sera soumis en octobre au Conseil d’Etat. Il précisera les conditions de mise en œuvre du principe de subsidiarité pour le recours à l’aide juridictionnelle. Je sais combien vous êtes attachés à ce nouveau mécanisme. Travaillons ensemble pour qu’il fonctionne au mieux.
2.3 L’efficacité de la Justice passe également par la rationalisation des métiers du droit. Vous avez souhaité par ailleurs un rapprochement des professions d’avocat et de conseil en propriété industrielle. Je vous ai entendus. Nous n’avons pas besoin d’attendre encore quatre ans. Nous devons trouver une issue maintenant. Je veux remercier chaleureusement le président IWEINS, le bâtonnier TUFFREAU et le président DERAMBURE. Ils ont travaillé d’arrache-pied pour faire converger les points de vue dans l’intérêt de chacune des deux professions. Si vos deux professions veulent ce rapprochement, si elles s’entendent sur ses modalités, je suis prête à vous soutenir.
2.4 L’efficacité de la Justice passe, enfin, par la modernisation des moyens de communication. Un plan ambitieux de développement des nouvelles technologies a été lancé dans les juridictions. Il facilitera l’accès aux procédures, en temps réel et à distance. Nous allons signer ensemble une nouvelle convention nationale sur le développement des nouvelles technologies de communication dans le débat judiciaire. Mais nous pouvons aller plus loin. Si une juridiction peut être saisie par la voie électronique, il faut aussi que les décisions de justice puissent être établies sur support électronique. Les juridictions seront donc dotées de dispositifs de création de signature électronique. Certaines procédures seront entièrement dématérialisées.
III – Le troisième impératif de mon action est celui d’une Justice plus concrète. Une Justice concrète, c’est une Justice plus réactive, qui répond aux préoccupations de la société actuelle. C’est une Justice qui garantit la sécurité pour tous, en s’adaptant aux évolutions des comportements. C’est une Justice qui ne doute pas de la nécessaire fermeté face à la délinquance et à la récidive.
3.1 La loi du 10 août 2007 renforce la lutte contre la récidive. Elle répond à une forte attente de nos concitoyens. Elle correspond à un engagement qu’avait pris le Président de la République devant les Français. Le Conseil constitutionnel l’a déclarée conforme à toutes les exigences de la Constitution. Naturellement, elle respecte le principe d’individualisation des peines. Elle fixe des peines minimales selon un régime clair et gradué. Elle n’instaure pas de peines automatiques. Les juges apprécient chaque circonstance de l’espèce. Il ne saurait en être autrement.
3.2 Plus ferme, la Justice concrète est aussi plus respectueuse. Nous avançons dans la voie de la collégialité de l’instruction, que vous appelez de vos vœux : les pôles de l’instruction seront mis en place le 1er mars 2008 en matière criminelle. La collégialité sera effective au 1er janvier 2010. Nous améliorons la prise en compte du contradictoire. A partir de 2009, les auditeurs de justice suivront un stage de six mois dans vos cabinets. C’est une belle responsabilité que le Parlement vous a confiée. Les futurs juges, les futurs procureurs apprendront à votre contact l’exigence des droits de la défense. C’est un sujet que je souligne dans la lettre de mission adressée au nouveau directeur de l’Ecole nationale de la magistrature. Je veux aussi vous dire que je suis attachée au secret professionnel. C’est un principe essentiel de votre profession. La troisième directive anti-blanchiment sera transposée, car nous y sommes tenus. La Chancellerie recherchera un dispositif efficace. Il devra respecter à la fois les exigences de la directive et les droits de chaque avocat. Je sais pouvoir compter sur le CNB pour y travailler.
3.3 J’ai enfin entendu votre appel en faveur d’une saisine directe du Conseil constitutionnel par les citoyens. Le comit présidé par Edouard BALLADUR y réfléchit. Il me reviendra en effet de défendre le projet de réforme constitutionnelle que le Gouvernement présentera, sur la base des orientations retenues par le Président de la République.
IV - Enfin, je veux une Justice plus ouverte. La Justice doit reflèter la diversité et l’énergie de la société française. A ce titre, j’ai déjà engagé plusieurs actions :
4.1 Des pôles anti-discrimination ont été mis en place dans les parquets des 181 tribunaux de grande instance. J’ai installé hier celui du TGI d’Ajaccio.
4.2 J’ai souhaité la création de classes préparatoires intégrées dans les écoles de formation de la justice. J’ai demandé au nouveau directeur de l’ENM d’accueillir, dès janvier 2008, une quinzaine d’étudiants issus de conditions modestes pour les aider à préparer le concours de la magistrature dans les meilleures conditions. Cette politique sera aussi mise en œuvre dans les autres écoles de la justice.
4.3 J’ai pris la décision d’imposer la parité dans les nominations des principaux responsables du parquet. Dans un corps essentiellement composé de femmes, il est important que les hautes responsabilités ne soient pas uniquement confiées aux hommes ! Je souhaite assurer la diversité des talents, des personnes et des générations. Cela sera effectif dès le premier mouvement de cet automne.
* * * *
Une nouvelle ère s’est ouverte dans la vie de notre pays. De nombreuses réformes sont nécessaires. Beaucoup d’entre elles touchent des domaines qui vous concernent. Vous y serez associés. Rien ne se fera sans vous. Le Conseil national des barreaux a 15 ans ! En seulement 15 ans vous avez déjà réussi à gagner la confiance et à vous imposer de telle manière que vos décisions normatives sont maintenant publiées au journal officiel ! Vous êtes pour moi des interlocuteurs essentiels. La qualité de vos travaux est un élément capital pour faire progresser notre système judiciaire. Je vous encourage à maintenir le flambeau de l’excellence, nous vous aiderons à vous développer. La Justice de demain, nous la construirons tous ensemble. Je vous remercie.
Le Samedi 29 Septembre 2007 à 10:50 GMT+2, par J-J Ninon
Intéressant d’apprendre (commentaire 216) que les fonctionnaires vont être formés par des démineurs - et pourquoi pas Mac Gyver ? -, sans doute pour désamorcer les bombes de leur ministre (commentaire 218). Car gageons que si ses déclarations martiales sont réellement mises à exécution, elles ne manqueront pas de faire exploser le landerneau judiciaire, si confiné et pétri de certitudes. Donc, par définition hostile à tout changement. R Dati aura au moins ce mérite : bouleverser l’ordre immuablement établi.
Dommage que dans cette tribune, aucun magistrat n’intervienne pour donner son point de vue. Ce serait trop osé.
Le Dimanche 30 Septembre 2007 à 15:07 GMT+2, par C. Tordant
C. Tordant
JJN j’ai cru un moment que ton blog était devenu le supplément gratuit de Closer, Voici ou Gala. Mais personne ne parle des élections à venir. C'est marrant, ça n’intéresse personne ? Que fait Le Donne du Barreau de Grasse, Picon du bar(reau) du palais, pendant que Bar(bled) de la Carpa du Crédit Mutuel fait son travail souterrain ? Et toi, tu prépares ton élection pour dans 20 ans comme tes camarades socialos ?
Le Lundi 1 Octobre 2007 à 12:19 GMT+2, par J-J Ninon
Je répondrai à C. Tordant que, effectivement, je ne suis pas candidat, ainsi que je l'ai dit à plusieurs reprises. Mais si je dois me représenter, ce ne sera sans doute pas dans 20 ans. Quant à mes affinités politiques évoquées qu'il évoque, je présume qu'il se tord de rire. Ou alors, il doit avoir peu d'années de barre ou retarde un peu. Il fut un temps, c'est vrai, où elles étaient prises en considération. Négativement. Heureusement, cette période semble révolue. Car pour être un bon ou un mauvais bâtonnier, les idées politiques importent peu. Prenez Gilbert Rivoir ou Gérard de Gubernatis, ils furent d'excellents bâtonniers, quels que soient leurs penchants idéologiques.
Le Lundi 1 Octobre 2007 à 12:47 GMT+2, par J-J Ninon
... Mais il est vrai aussi que je suis stupéfait par l'absence de débat concernant les prochaines élections. Du Bâtonnier désigné comme des membres du Conseil de l'Ordre.
J'en profite pour vous rappeler de participer au sondage se trouvant au bas de la page d'accueil, où vous pouvez répondre à la question suivante :
Souhaitez-vous l'élection comme Bâtonnier désigné de :
- Michel BABLED
- Patrick LE DONNE
- Pierre-André PICON
Attention, n'omettez pas de cocher le nom de votre favori avant de cliquer dans "voter", car le 1er, par ordre alphabétique, est déjà coché.
A ce jour, 30 personnes se sont exprimées, comme suit :
- Michel BABLED : 2 (6,7 %)
- Patrick LE DONNE : 20 (66,7 %)
- Pierre-André PICON : 8 (26,7 %)
Le nombre de participants est déjà notable. Mais ce sondage n'aura de signification que si vous êtes nombreux à vous exprimer, comme vous l'avez fait lors de la précédente consultation.
Le Lundi 1 Octobre 2007 à 14:27 GMT+2, par citoyen de baz
Cher ami,
Je n'ai pas voté et ne voterai pas car vois tu , c'est comme si tu me demandais de choisir ente la peste et le choléra ou comme disent tes compatriotes réunionnais , tu me faisais aller de "carry en Syllabe".
Propose nous d'autres noms et là alors nous voterons...
Le Lundi 1 Octobre 2007 à 14:35 GMT+2, par Bôgeste
Alors là JJN, je dis non!!!
Lorsque tu dessines un homme quel qu'il soit ( je prends les deux derniers qui étaient le procureur général de Paris et Paul Lombard notre confrère) , ils sont présentés le visage lisse, comme protégés par le temps qui passe.
En revanche les femmes sont atrocement vieillies, tu ne leur fais grâce d'aucune ride; même les ridules les plus discrètes sont rapportées sur le papier. Je me réfère ainsi aux deux dernières : Elisabeth Guigou et Eva Joly.
Alors que , me semble-il, Paul Lombard ne doit pas être loin des 80 ou 90 ans , ton dessin le restitue tel qu'il était il y a 30 ans!
Je suis obligée d'en arriver à la conclusion que tu n'aimes pas les femmes pour les traiter ainsi!
Alors qu'en dis tu?
Le Lundi 1 Octobre 2007 à 15:38 GMT+2, par Pangloss
J’ai une question à poser à un candidat : est-il normal que lorsqu’on est président de la CARPA, on ne démissionne pas pour se présenter ? A comparer avec Jean-Pierre GAULTIER qui, lui, avait démissionné du même poste pour se présenter à la même élection. Et si l’actuel président-candidat est élu, compte-t-il cumuler : être président de la CARPA et Bâtonnier ? Comment appelle-t-on le rassemblement de tous les pouvoirs par un seul homme ?
J’attends, comme tout le monde, sa réponse. Je pense que nous sommes en droit d’être informés.
Le Lundi 1 Octobre 2007 à 19:00 GMT+2, par PFFFFFFFFFFFFF
Mais tout ça c'est déjà dans la boîte. LEDONNE va être élu haut la main, tout simplement parce qu'il est sympa, et se mouille pas. BABLED fait peur car beaucoup pensent que c'est un homme de réseau alors qu'il est plein d'initiatives, quant à PICON, il ferait un bon Bâtonnier, mais plus tard, pour l'heure il est trop jeune. 2009 sera une bonne année pour lui.
JJN, FAIS BOUGER LES CHOSES, PRESENTE TOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le Lundi 1 Octobre 2007 à 23:12 GMT+2, par LE BOL DE PUS
Mais non JJN, reste chez toi tu es trés bien comme ça. Ne te mêle pas à cette querelle d'intrigants, tous plus fascinés par le pouvoir les uns que les autres. Ces gredins n'ont aucun projet pour le barreau !
J'ai mal au cul.
Le Mardi 2 Octobre 2007 à 08:37 GMT+2, par J-J Ninon
Plusieurs réponses à apporter dans deux domaines différents :
1/ Portraits dessinés (Bôgeste)
Pas d'accord du tout avec ta remarque qui me taxe de misogynie. Moi, ne pas aimer les femmes ? On aura vraiment tout inventé dans ce Palais sur moi, mais ça, on ne l'avait pas encore sorti !
N'étant pas chirurgien esthétique, je n'enlève pas de rides aux hommes pour les ajouter aux femmes. Il se trouve que les hommes sont moins marqués au même âge. Ca y est, qu'est ce que je vais me prendre ! C'est la vérité politiquement incorrecte qu'il ne fallait pas surtout pas énoncer.
2/ Elections (Citoyen de Baz, Pangloss, PFFFFFFFFFFFFF, LE BOL DE PUS)
Qu'en termes peu heureux, cela est parfois dit.
- Pas d'accord avec Citoyen de Baz, je discerne au moins deux candidats auxquels j'accorderais mon bulletin.. et mon amitié. Mais elle leur est déjà acquise.
- C'est justement parce qu'ils se présentent tous deux qu'il n'est pas question que je sois candidat. Un trop plein de prétendants engendre la dispersion des voix. Rappelle-toi, cher PFFFFFFFFFFFFF, que j'en ai été la première victime, il y a deux ans. Il convient donc d'en tirer, cette fois-ci, la leçon. Et pas seulement moi.
- Ce que LE BOL DE PUS déverse, est malheureusement la sombre réalité : la tranquillité à ses charmes. Façon de parler, puisque dès que l'on réalise quelque chose, y compris sans être candidat, on s'attire les foudres et les critiques de ceux qui ne font rien. Et puis, quand je me présente, les critiques ne suffisant plus, sont inventées, et colportées les rumeurs les plus infâmes. Toujours par les mêmes.
Mais je ne pense pas que tous les candidats ont pour seul but le pouvoir. Pour certains, c'est évident. Pour d'autres, c'est la flagornerie (ceux-là ne font d'ailleurs rien, ni en bien, ni en mal). D'autres encore ont à coeur leur Barreau. Et tous ont un peu de tout ça, chevillé au corps.
- Reste que la question posée par Pangloss reste à ce jour sans réponse. Or, celle-ci m'intéresse, moi aussi.
Le Mardi 2 Octobre 2007 à 09:54 GMT+2, par Bôgeste
Je partage les analyses de JJN sauf en ce qui concerne le premier point à savoir l'explication selon laquelle les hommes seraient moins marqués physiquement à âge égal que les femmes.
En effet, j'ai eu l'occasion de croiser Me Paul Lombard dans un prétoire du sud récemment et je peux te garantir cher JJ qu'il est aussi dégradé extérieurement qu'intérieurement, si j'en crois ton article reproduit dans la revue de presse. Il n'a plus du tout cette apparence de vieux beau qui le sauvait encore voici quelques années encore. Il est extrêment flétri et ton dessin le reproduit avec bon nombre d'années en moins.
Quant aux femmes que tu dis aimer ( je crois avoir eu des échos en ce sens qui confirment la chose...), elles ne sont pas épargnées par ta plume je le maintiens.
La seule chose que je souhaite, c'est de ne jamais être croquée par toi... ( le sens est au choix!)
En ce qui concerne les candidatures de nos confrères , je crois moi aussi que ce n'est même pas le goût du pouvoir qui agite certains candidats au bâtonnat. Comme tu le dis si bien c'est la vantardise qui souvent règne en maître. Le gôut du pouvoir nous permettrait d'espérer au contraire une volonté de réussir et une énergie utilisée à cette fin. ( Nous en avons un bel exemple au plus haut sommet de l'Etat), et c'est d'ailleurs ce qui devrait nous rassurer car ceux qui ont ce penchant là, font tout pour ne pas décevoir et asseoir encore plus leur pouvoir.
Le Mardi 2 Octobre 2007 à 11:51 GMT+2, par J-J Ninon
Il est vrai que je n’ai pu étudier la progressive décrépitude de Paul Lombard, que Bôgeste décrit après l'avoir si minutieusement observée. Mais si elle suit avec attention - comme elle en a l’air - les portraits que je dessine, elle a pu remarquer que, contrairement à ses affirmations, je n’ai pas été spécialement indulgent pour les visages de Robert Badinter (qui mérite l’admiration, sur bien des plans) et de Roland Dumas (sur lequel peut être porté le même jugement dont tu gratifies P. Lombard). Je me rappelle à ce(s) sujet(s), le mot de François Mitterrand, avant d’être président de la République : « Lorsque j’ai une affaire juridiquement délicate, je la confie à Badinter ; quand elle est trouble, je la donne à Dumas ».
Mais je rejoins l'analyse de Bôgeste concernant l’exercice du pouvoir. Cela me fait penser au procès que viennent d'instaurer les socialistes, estimant que Sarkozy monopolise les média. Evidemment, ceux-ci, mal habitués jusque là, sont bien obligés maintenant d’informer le public des actions qu’il lance tous azimuts, puisqu’il accomplit - ou tente - des actions. Si l’on ne fait rien on ne peut en parler et… critiquer. Tiens, tiens… ça me rappelle quelque chose.
Le Mardi 2 Octobre 2007 à 12:29 GMT+2, par PFFFFFFFFFFFFF
Non franchement, je suis pas d'accord avec BOL DE PUS.
JJN devrait se présenter courageusement pour braver ces candidatures fantômes. Franchement, pourquoi ne pas y aller, avec le score qu'il a fait à l'ordre la dernière fois, JJN pourrait passer au second tour sachant que PICON et LEDONNE visent le même type d'électorat.
GO JJN, GO !!!!
Le Mardi 2 Octobre 2007 à 12:32 GMT+2, par PFFFFFFF
J'ajoute que tu devrais faire fi des critiques des incapables.
Bien sur que tu seras à nouveau critiqué si tu te présentes, mais n'est ce pas là le lot de chaque candidat? et puis, justement, toi plus qu'un autre tu es blindé des critiques médisantes de confrères jaloux. Tu en as tellement reçues.
Le Mardi 2 Octobre 2007 à 15:52 GMT+2, par peopolito
Et bien NON , le petit rapporteur a rapporté une info qui a fait pffffffit( comme le précédent interlocuteur)!
Voilà l'histoire de la lettre rectifiée et mon fin commentaire!
Nicolas Sarkozy avait permis de déchiffrer partiellement un courrier privé que les rédactions prenaient pour une lettre … de sa maitresse.
L’affaire commence il y a deux jours. Le magazine « choc » prépare une double page avec la fameuse photo de Mr Sarkozy, sortant d’un conseil des ministres, tenant une lettre intime écrite par une femme. La transcription de ce courrier met toutes les rédactions en alerte rouge : « J’ai l’impression de ne pas t’avoir vu depuis une éternité et tu me manques. Jeudi on part faire notre virée à Essaouira pour mon (illisible). Mais j’aimerais bien réussir à te voir la semaine ou le week-end suivant. Millions de Besitos. » Le président aurait-il une maitresse ?
Le magazine « Choc », édité par le groupe Lagardère, préparait une double page sur le sujet. Mais au dernier moment, l’article est retiré. Son PDG, Arnaud Lagardère, ami intime du président, est immédiatement accusé de censure.
Christophe d'Antonio, rédacteur en chef de « Choc » dément catégoriquement la censure. « Nous avions récupéré la photo. N'ayant pas trouvé l'auteure de ce mot, nous avons décidé de ne pas publier l'article et la photo. Je n'avais d'ailleurs pas validé le texte accompagnant la photo », explique-t-il.
Finalement, l’Elysée affirme que cette lettre affectueuse était en fait destinée à Cécilia Sarkozy. Son auteure serait Isabelle Balkany, une amie de Cécilia Sarkozy. Dans les colonnes du journal « Le Parisien », Isabelle Balkany se dit amusée des proportions prises par ce courrier : « Je suis morte de rire de voir l'émoi que cette lettre a provoqué dans le microcosme ».
Tout est bien qui finit bien !
Alors mon commentaire, vous le voulez?
Et bien je pense que cette info est fausse car il est dit que la lettre émane d'Isabelle Balkany et qu'elle est adressée à Cécilia Sarkozi.
or, que lit on? " j'ai l'impression de ne pas t'avoir VU depuis des mois....." si l'on s'était adressé à Cécilia la bonne orthographe eut été " j'ai l'impression de ne pas t'avoir VUE depuis des mois..."
Elémentaire mon cher Watson! alors pour qui nous prend on? Les français n'en ont que faire des parties fines du président et c'est tant mieux, mais que l'on ne nous serve pas des idioties!
Le Mardi 2 Octobre 2007 à 17:31 GMT+2, par Ratafia
Voilà la réaction de quelques confrères dont moi-même, que je vous livre:
Une trentaine d' avocats dénoncent la prise de position du bâtonnier de Paris La tribune de MM. Repiquet et Magendie ( Le Monde du 19 septembre nous a à proprementparler, scandalisés . Que le bâtonnier des avocats de Paris et le premier président de la cour d' appel de Paris apportent leur soutien aux réformes judiciaires de Nicolas Sarkozy et de Rachida Dati, pourquoi pas . Mais qu'ils prennent au moins la précaution élémentaire de préciser que cela n' engage que leurs personnes .De nombreux confrères se sont en effet élevés , ces dernières semaines,contre des réformes résolument attentatoires aux libertés individuelles et au principe fondateur de l' individualisation des peines . Ils ont eu raison: de l'
instauration des peines planchers qui ligotent les magistrats au projet de juger des irresponsables mentaux, de la création des
« hôpitaux prisons » à la tentation du tout sécuritaire ,le devoir des avocats ,notre devoir, était de dénoncer un populisme pénal jusqu' alors inégalé. Le blanc-seing du représentant des avocats du barreau de Paris à la régression politique et judiciaire à l' oeuvre ne
saurait emporter l' adhésion , tant lesilence qui l' entoure demeure assourdissant: pas un mot sur les déclarations qui stigmatisent toute ou partie de la population pénale et carcérale, pas un mot sur l' état des prisons , pas un mot sur l' intention affichée de juger les irresponsables mentaux . Et pas un mot, bien entendu, sur ce
fantastique retour en arrière orchestré par des responsables politiques dont l' ambition personnelle semble être à l'aune de leur dédain pour l' intérêt général et de leur aveuglement devant les dérives civilisationnelles en cours. I l fut un temps où la profession tout entière s' élevait contre les lois Perben II prémices de ce qui est aujourd'hui assumé dans la plus grande légèreté et sans le
moindre scrupule . Il fut un temps aussi où le bâtonnier de Paris ne pouvait plus se réfugier derrière son titre et sa fonction pour faire état ne serait-ce que d' une simple « compréhension » envers les
pouvoirs publics. Le soutien officiel de M le bâtonnier n' appartient donc qu' à lui . Il doit toutefois savoir qu'il nous scandalise
, pour cette raison simple qu'il trahit , dans un silence bien ordonné,
ce qu'il est censé représenter: l' ensemble d' une profession qui a prêté et doit porter le même serment que lui .
--------------------------------------------------
Elisa Aboucaya , Alexandre Albin , Patrick
Arapian, Céline Astolfe , Laurent
Benarrous , Antoine Comte , Elsa Correia ,
Talia Coquis, Françoise Cotta , Thomas
Delanoe , Marie Dose, Gaëlle Dumont,
Charline Elkind , Carole Foissy , Elisabeth
Grabli , Emmanuelle Hauser-Phelizon ,
Florent Hauchecorne , Josée Israel , Michel
Konitz, Romain Kail , Laurence Lehman,
Patrick Maisonneuve , Caroline Mecary ,
Nicole Marxon-Milhaud , Anne Picou , Eric
Plouvier , Frédérique Pons, Michel Stansal ,
Karima Tajine , Eric Turcon , Arthur
Vercken , Zohor Ziani Cherif sont avocats à
la cour .
Le Mercredi 3 Octobre 2007 à 10:46 GMT+2, par J-J Ninon
* Mon cher PFFFFFFF, tes encouragements sont éminemment sympathiques, mais je ne peux revenir sur mes précédentes déclarations selon lesquelles je ne serai pas candidat, cette fois-ci. Il est bon en ces temps où les promesses non tenues n’engagent que les électeurs crédules, de rappeler que, pour d’autres, la parole donnée existe.
* Je pense que les fines déductions de Peopolito relatives au mot doux tenu par N. Sarkozy sont pertinentes, mais c’est déjà entrer dans le jeu de cette civilisation du spectacle, de l’événementiel sans intérêt que d’écrire ces quelques lignes, en se détournant ainsi du réel. Ce qui est le but poursuivi. Par qui ?
* Je saisis mal la réaction outrée de notre confrère parisien Ratafia, à propos de la tribune parue dans « Le Monde ». Paradoxalement, elle avait provoquée chez moi, un effet inverse, que je vous rappelle (commentaire 191 du 23 septembre) :
« Page 19 du Monde du 20 septembre : une tribune libre commise par Jean-Claude Magendie, Premier président de la Cour d’appel de Paris, et Yves Repiquet, Bâtonnier de la même cité : un tissu de lieux communs afin d’exposer la nécessité urgente d'une réforme en profondeur de la justice. Et dire qu'ils se sont mis à deux - et deux sommités - pour amonceler sur un quart de page, autant de banalités. Ils auraient mieux fait de prendre des pseudonymes : Bouvard et Pécuchet ou Dupond et Dupont. »
Il s’agit toujours des mêmes problèmes récurrents.
- Les uns affectent notre pays : veut-il se débarrasser de son complexe d’Astérix, ou rester isolé à l’abri du monde contemporain qui évolue autour de lui, en restant figé, confit dans ses certitudes immuables, et refuser toute adaptation ?
- Les autres sont inhérents à nous-mêmes : sommes-nous, avant tout des citoyens, ou des avocats, et, dès lors, insensibles à la société dont, pourtant, ils font partie, autistes envers les démêlés de la cité. Et ce, au risque de sombrer dans le corporatisme ; résurgence sociale remise à l’honneur par les régimes mussolinien et vichyste.
Le Mercredi 3 Octobre 2007 à 13:57 GMT+2, par Curriculum Vitae
Moi aussi je prends un pseudo pour pouvoir m'exprimer librement sans risque de représailles...
De nos jours il faut arborer son pedigree pour être considéré et surtout écouté. Si je vous dis que j'ai une maîtrise en droit et que j'ai passé mon CAPA il y a 19 ans , que je me suis forgé une petite spécialité en droit social, que je ne suis ni artiste ni politicien, me considèrerez vous? Je ne crois pas, sauf à ce que je vous énumère la liste de mes clients ( je défends essentiellement les interets des employeurs). Alors là, du coup on me lit plus attentivement...Surtout si l'on sait que mes dossiers concernent essentiellement de grosses entreprises de travaux publics qui ont pignon sur rue à Nice mais surtout à Monaco...
C'est bizarre, je ressens soudain une attention accrue à mes propos !
Alors dans mon curriculum, je me permettrai de vous signaler aussi que j'ai deux cabinets secondaires outre le principal.
Peut-être faudrait il que je vous communique mon chiffre d'affaires? Mais non , là voyez vous, je n'irai pas jusque là!
Je vous dirai tout simplement que je me sentirais certainement plus à la hauteur des missions que briguent ceux pour lesquels le sondage a été établi, mais que je n'en ai pas le temps ; Car il faut le dire, on peut parler de goût du pouvoir ou de vantardise, mais le temps passé à l'ordre à n'importe quel niveau est du temps pris sur sa vie, professionnelle ou extraprofessionnelle. Et bien, non , moi je n'ai pas envie d'alourdir mes journées , de prendre sur mes temps de loisirs auprès de ceux que j'aime.
Alors , je ne critiquerai pas les choix proposés et si aucun ne me convient, alors je ne voterai pas , tout simplement.
Curriculum vitae, avez vous demandé?
Et bien j'y ferai figurer la formule " peu interessé par la chose collective, se rangerait plutot dans la catégorie des individualistes."
Et si pour une fois cela n'était pas un défaut mais le signe d'une grande lucidité??????????????
Le Mercredi 3 Octobre 2007 à 16:39 GMT+2, par J-J Ninon
Eh oui, Curriculum Vitae semble le parfait reflet de notre société individualiste et égoïste, où une petite partie travaille pour les autres qui, pas fous, vaquent à leurs affaires (du moins dans notre profession) et leurs loisirs personnels.
D’ailleurs avez-vous remarqué que même écrire sur ce forum pour débattre des élections est un effort incommensurable. Ce qui prouve qu’elles n’intéressent pas grand monde. Alors, ne demandez pas aux absents de participer à la vie du Barreau ou de réaliser des actions.
Le Mercredi 3 Octobre 2007 à 23:46 GMT+2, par groupe G
ce n'est pas que nous ne voulions pas parler des élections, c'est seulement que les principaux intéressés (les candidats) ne communiquent pas beaucoup sur le sujet.
C'est à se demander ce qu'ils entendent réellement proposer.
Je n'ai pas d'a priori négatif ; je ne demande qu'à être convaincu.
Le Jeudi 4 Octobre 2007 à 09:56 GMT+2, par Pangloss
Et quand les absents dont parle JJN ne présentent pas leur programme et, pire, ne daignent même pas répondre aux questions posées, c'est la preuve que seul être élu les intéresse. Et pourquoi faire, s'ils refusent déjà de dialoguer ?
Le Jeudi 4 Octobre 2007 à 11:43 GMT+2, par Citoyen de baz
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais tous les 4 octobre, je pense à la date anniversaire de notre constitution ; la Vème république a bien changé depuis près de 50 ans. L'année prochaine nous fêterons son jubilé, mais peut être faudrait-il la revisiter ?
Vieille dame à laquelle nous sommes attachés, malgré ses rides! tiens au fait le sujet n'inspire-t-il pas notre artiste?
Le Jeudi 4 Octobre 2007 à 12:43 GMT+2, par Bôgeste
Je suis comme toi Citoyen, je suis très républicaine et donc la constitution de notre Vème république est importante.
Tu as raison ce 4 octobre est sa date anniversaire .
La constitution avait été adoptée par référendum le 28 septembre 1958. Elle est l'acte d'état civil de notre république, elle organise les pouvoirs publics, définit leur rôle et leurs relations.
Elle est le quinzième texte fondamental (ou le vingt-deuxième si l'on compte les textes qui n'ont pas été appliqués) de la France depuis la Révolution Française.
Norme suprême du système juridique français, elle a été modifiée à vingt-deux reprises depuis sa publication par le pouvoir constituant, soit par le Parlement réuni en Congrès, soit directement par le peuple à travers l'expression du référendum.
Elle comporte actuellement seize titres, cent quatre articles (dont deux transitoires) et un Préambule. Ce dernier renvoie directement et explicitement à trois autres textes fondamentaux : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (la Constitution de la IVe République) et la Charte de l'environnement de 2004.
Les juges n'hésitant pas à les appliquer directement, le législateur étant toujours soucieux de les respecter, sous le contrôle vigilant du juge constitutionnel, ces énumérations de principes essentiels ont leur place dans le bloc de constitutionnalité. Constitution elle-même.
J'espère que nous fêterons dignement le cinquantenaire en 2008.
Le Jeudi 4 Octobre 2007 à 12:47 GMT+2, par Réveille-matin
Dormeur
Je comprends Groupe G. Si les candidats ne communiquent pas, c'est pour nous endormir les électeurs et parce qu’ils savent que les programmes ne servent à rien. Nous voterons, comme d’habitude, pour le plus sympathique qui aura rassemblé le plus de copains. Les élections ont toujours eu lieu de cette façon. On n’a jamais voté pour le plus travailleur ou celui qui risquait de changer certaines mauvaises habitudes.
Le Jeudi 4 Octobre 2007 à 15:05 GMT+2, par Papier chiffon
il se passe rien ici en ce moment.
Le Jeudi 4 Octobre 2007 à 16:30 GMT+2, par J-J Ninon
French paradox
Cette vénération pour la consitution de la Ve République est assez singulière, en raison de deux exceptions françaises :
1/ Comme le rappelle Bôgeste, elle a été modifiée 22 fois en 49 ans. Celle des Etats-Unis, 4 fois en 220 ans. Il est vrai que dans notre pays cartésien, on légifère à tour de bras parce qu'on est incapable de réformer. Donc on pense faire bouger les choses par la force de la loi. Que l'on s'empresse de ne respecter, voire de la rendre mort-née, les décrets d'application ne suivant pas.
2/ Parler de constitution et de républicanisme quand on sait qu'elle est issue d'un coup d'état - certes grimé de "légalité" - que l'on tait hypocritement et historiquement, avouez que ce n'est pas le moindre de nos paradoxes !
Le Vendredi 5 Octobre 2007 à 12:18 GMT+2, par Supervolontaire
Saviez vous que prochainement était fixée la "Semaine Nationale Avocats et Droit", du 8 au 12 octobre?
Je ne suis peut être pas très attentive mais je l'ai appris très incidemment...
Comment cela va t il se traduire, dans les faits?
Le Vendredi 5 Octobre 2007 à 13:46 GMT+2, par bôgeste
Chère SV, tu as raison ilva bien y avoir la semaine nationale des avocats et du droit organisée par le CNB , comme l'année dernière d'ailleurs; Mais tu es forclos pour t'inscrire ( dernier délai 26 septembre)
Du 8 au 12 octobre 2007 le Conseil National des Barreaux organise la semaine des Avocats et du Droit, une opération grand public pour faciliter le passage à l’acte de consultation et mettre en avant le rôle de l’avocat-conseil.
18 plates-formes téléphoniques vont être mises en place de 9h à 18h et animées par des avocats volontaires dans les Barreaux : Aix en Provence, Angers, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Montpellier, Nantes, Nîmes, Paris, Poitiers, Rennes, Strasbourg, Tours, Toulouse, Val de Marne, Val d’Oise, Versailles.
Pendant cette semaine, le grand public et les professionnels sont invités à poser une question de droit directement à un avocat grâce à la mise en place d’un numéro de téléphone Azur : 0 810 313 313 (prix d’un appel local pour l’appelant).
Pour participer, les avocats parisiens peuvent prendre directement contact avec le service de la communication du Conseil National des Barreaux au 01 53 30 85 65. Les avocats exerçant en dehors de Paris peuvent s’inscrire auprès de l’un des barreaux participant à l’opération. La clôture des candidatures s'est faite le 26 septembre.
Le barreau de Nice n'est vraiment pas très réactif!
Et SV pas très attentive comme elle le dit, mais peut on le lui reprocher tellement la communication locale a été inexistante...
Le Vendredi 5 Octobre 2007 à 16:23 GMT+2, par Enragé
On travaille encore pour le roi de Prusse?
Le Vendredi 5 Octobre 2007 à 18:45 GMT+2, par peopolito
La condamnation vendredi de Jean-Jacques Debout et Chantal Goya à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros
d'amende, allonge la liste des vedettes de la chanson condamnées pour des
questions fiscales:
- 8 juillet 1974: Claude François est condamné à 8 mois d'emprisonnement
avec sursis et 25.000 francs d'amende pour une fraude de 5 millions de francs.
- 10 décembre 1977: Charles Aznavour est condamné à un an avec sursis et 10,5 millions de francs d'amende pour la dissimulation de 4,6 millions en 1972-1974.
A la même époque, Johnny Hallyday a été condamné à 10 mois avec sursis et 20.000 francs d'amende pour une fraude, en 1971-1972, de 2,5 millions.
- 27 octobre 1978: Michel Polnareff est condamné à 6 mois avec sursis et 5.000 francs d'amende pour des revenus non déclarés en 1971-1973.
- 3 mai 1983: redevable de 152.000 euros, Richard Anthony est emprisonné trois jours à Pontoise, le temps que famille et amis rassemblent le montant de sa dette.
- 7 mars 2002: le compositeur Jean-Jacques Debout est condamné à La Rochelle pour la création d'une SCI qui lui aurait permis de ne pas déclarer sa maison de l'Ile de Ré au fisc, auquel il doit déjà 900.000 euros depuis le début des années 1980.
- 27 janvier 2005: Florent Pagny est condamné à 15.000 euros d'amende pour une fraude fiscale d'un million d'euros.
- 25 janvier 2007: Le chanteur et compositeur Richard Cocciante et sa femme Catherine, sont condamnés à 3 ans d'emprisonnement avec sursis, 5 ans de privation des droits civiques et 37.500 euros d'amende chacun pour une importante fraude fiscale.
- En mars 1988: Alain Barrière doit payer 4,9 millions de francs au fisc. Il proteste publiquement avec véhémence contre les procédures fiscales. Son affaire, commencée en 1977, se concluera par un accord avec Michel Charasse en 1989.
Le Vendredi 5 Octobre 2007 à 18:48 GMT+2, par keef
Et alors JJN, info ou intox la séparation du coucouple Sarkozi?
Parait que Cécilia est partie( encore!) d'ailleurs elle ne sera pas chez Drucker pour Rachida dimanche...
Les français vont souffrir, car lorsque le président est enrhumé c'est tout le pays qui éternue!
Le Samedi 6 Octobre 2007 à 09:48 GMT+2, par J-J Ninon
REPONSES GROUPEES A :
- Supervolontaire et Bôgeste
J'avoue avoir été, comme SV, dans l'ignorance totale de cette semaine des avocats et du droit, jusqu'aux éclaircissements apportés par Bôgeste nous apprenant notamment que cette manifestation est échafaudée par le CNB. Une communication si réussie que les avocats eux-mêmes l'ignorent. Mais il est vrai qu'elle semble conçue pour les justiciables parisiens et, une fois de plus, dans la capitale, donc pour son barreau. Le plus frappant dans cette opération "publicitaire", c'est l'imagination dont elle est pourvue : les avocats et le droit ! Quel pléonasme, quelle redondance ! Encore du Bouvard et Pécuchet + du Dupond-Dupont.
- Enragé
Rien compris à ta question. Trop sibylline ou trop ardue pour moi. A moins qu'elle ne soit formulée en langue de bois. Peut-être pourrais-tu préciser ?
- Keef et Peopolito
On est en plein dans Gala, Closer et Voici. A quand Vue-Images pour parler des princes et princesses ?
Bon, je vais m'y mettre aussi : paraît que Nicolas S. ne sera pas trop déçu, car l'une remplace l'autre, même si elles allaient en vacances ensemble. Et puis, Cécilia n'était pas d'un tempérament rieur. Rien ne vaut un brin de fantaisie. Tenez, prenez, par exemple, Rachida (et ne voyez aucun rapport avec ce qui précède, car ce serait plutôt du côté d'un patron du CAC 40 qu'il faudrait chercher). Pendant les journées parlementaires de l'UMP, qui viennent de se dérouler à Strasbourg, à quoi s'amusait notre mutine ministre de la justice ? Au lieu d'écouter les discours de ses collègues, elle échangeait avec Jean-Pierre Raffarin des dizaines de sms, après avoir signé le premier : Jacques Chirac.
Vous voyez bien qu'elle n'a pas si mauvais caractère que ça et qu'elle est gaie comme une prison ; non, pardon, comme un pinson.
Le Samedi 6 Octobre 2007 à 10:26 GMT+2, par Paparazzi
Question-réponse, à la demande générale :
L'ami de la ministre, ce ne serait pas le PDG de Veolia ?
Le Dimanche 7 Octobre 2007 à 09:40 GMT+2, par J-J Ninon
Vivement dimanche (c'est aujourd'hui)
Ne ratez pas l'émission, cet après-midi, à14 heures, sur France 2. Pour vous rassasier au bout de trois heures de son invitée, Rachida Dati. Selon Le Figaro d'hier, « elle dit volontiers que « sa vie n'est pas un roman ». Mais le parcours atypique et l'ascension foudroyante de la ministre de la Justice, Rachida Dati, en fait l'un des sujets de prédilection de la presse et des émissions « people ».
Même sur note forum, nous nous en sommes aperçus (commentaires 249 à 251) !
La bonne presse nous précise que son père sera assis au premier rang devant quatre millions de spectateurs. Ils sont déjà dénombrés. Michel Drucker a sorti sa brosse à reluire et ses kleenex habituels : « Nous avons finalement enregistré l'émission mardi, et je n'ai pas été déçu : cette émission est une des plus émouvantes qu'il m'ait été donné de faire avec un invité politique ».
Nicolas, lui, se répandra en louanges, elles aussi, coutumières, sur sa collaboratrice préférée. Il qualifie bien le premier ministre de « collaborateur » ; à plus forte raison un membre de son équipe.
Et que Keef (commentaire 249) ne tire pas de conclusion hâtive concernant l'absence de Cécilia, la « soeur » de la Garde des Sceaux, car d'après Michel Drucker « le témoignage de Nicolas Sarkozy a rendu difficile sa présence sur le plateau. Pour être clair, cela aurait été un peu trop d'avoir les deux. »
Le Lundi 8 Octobre 2007 à 14:04 GMT+2, par J-J Ninon
Scoop People
Le Bâtonnier désigné Eric EDEL n'offrira pas un verre (et le reste) lors de son élection programmée de Bâtonnier tout court . Ce sera le régime sec !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'admire le courage de l'annoncer avant la confirmation de son élection.
Le Lundi 8 Octobre 2007 à 16:20 GMT+2, par Bôgeste
JJN, j’ai suivi ta recommandation. J’ai essayé de regarder « Vivement dimanche » et suis sûr que tu as abandonné avant la fin, comme moi. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Morceaux choisis :
- Michel Drucker, s’adressant à l’illustrissime : « Qu’avez-vous fait de vos 20 ans ? C’est loin et c’est près à la fois ». Bouvard et Pécuchet, comme tu dirais.
- Défilent les chanteurs qui susurrent les scies qu’elle reprenait en cœur avec maman : Joe Dassin (« L’Amérique »), Sylvié Vartan (« La Maritza », sur l’immigration). Un peu ringard, tout ça.
- M. Drucker : « A quel moment avez-vous eu envie de vous occuper des autres ? »
- R. Dati : « La magistrature est une autre étape. » Pourquoi on ne s’y occupe pas des autres ? Mais, se reprend immédiatement R. Dati, « j’étais aide-soignante, c’était comme être magistrate (!) Tous les Français attendent beaucoup de douceur et de justice ».
Et elle poursuit : « Je suis devenue Garde des Sceaux, j’ai encore du mal à le verbaliser ». A mon avis, elle se trompe de ministère.
« Mes mentors ont été Simone Veil et Albin Chalandon, qui m’ont poussé à entrer dans la magistrature ».
- Déclaration du dernier, qui a des faux airs d’Eddie Constantine: « Au cours d’une conférence, j’ai vu arriver vers moi une boule noire (Oh ! Que fait le MRAP ?). Ce n’était pas pour me draguer, compte tenu de mon âge avancé. Elle devait avoir des choses à me dire. Elle voulait sortir de sa banlieue de Chalons. »
- Re-chansonnettes de Souchon et d’Adrienne Pauly, son sosie.
- N. Sarkozy dégouline de compliments et constate son charisme lorsque, dans un meeting, « le public crie son prénom : « Rachida, Rachida ». Comme Drucker qui ne l’a pas appelé autrement pendant toute l’émission. Conclusion du président : « Elle est à la fois forte et fragile ».
- Drucker : « Oui, c’est ça. »
Ce fut aussi ma conclusion au bout de 30 minutes, à bout de forces. Il ne restait plus que 2 h 30 d’émission. A vous autres de me raconter ce que j’ai raté.
Le Lundi 8 Octobre 2007 à 16:21 GMT+2, par pfffff
Et à quelle occasion a t il annoncé cela?
Le Lundi 8 Octobre 2007 à 17:32 GMT+2, par J-J Ninon
Bravo Bôgeste, ton récit est conforme à ce qui s'est passé et je n'aurais pas mieux décrit que toi cet entretien qui fut un grand moment de la télévision!
De l'aide soignante au garde des sots , il n'y avait qu'un pas qu'elle a franchi en dépit de son plein gré! Mais j'arrête là car sinon on va encore m'accuser de m'en prendre à la magistrature!
Juste une question, Bôgeste, qui est Adrienne Pauly?
Le Lundi 8 Octobre 2007 à 19:11 GMT+2, par J-J Ninon
Réponse à P(eople)fffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff :
A moi-même, à 12 h 45, en sortant de la réunion de la commission Déontologie devant témoin (Patrick Le Donne), avec autorisation de divulguer publiquement la nouvelle (ce n'est donc pas une indiscrétion de ma part).
Le Mardi 9 Octobre 2007 à 09:57 GMT+2, par bôgeste
Adrienne Pauly, en fait plus connue sous son seul prénom, comme Rachida, est une chanteuse qu’aime Rachida et qui a donc été invitée par l’invitée Rachida, dans l’émission « Vivement dimanche », pour faire plaisir à Rachida. Elle chante avec une voix éraillée, imitant celle de la môme Piaf. Habillée en noir, comme souvent Rachida et celles qui se croient originalement à la mode, mais ressemblent ainsi à tout le monde. Problème : Adrienne a aussi la même allure que Rachida. Sans doute la raison pour laquelle Rachida aime son alter ego qui flatte son ego. C’est son miroir.
Que chantait Adrienne : « J’cherche un mec ». Son sosie aussi ?
Le Mardi 9 Octobre 2007 à 10:36 GMT+2, par J-J Ninon
Kahn-le-Kahchotier
Hier soir, sur France 3, « Avocats d'urgence », un documentaire sur les douze Secrétaires de la Conférence du Stage (appellation pour le moment gardée) du barreau de Paris (20 000 membres).
On y montre les Secrétaires assurant, chaque jour, les commissions d'office qui leur sont dévolues. A cela s'ajoutent des désignations en matière criminelle (que, évidemment, ils ne gardent pas lorsque les dossiers sont trop intéressants). C'est ce genre d'attributions dont j'ai souhaité doter nos Secrétaires niçois lorsque j'ai préparé la réforme de la Conférence et de leur statut. Espérons que leur nouveau rôle se pérennisera.
Il était, comme d'habitude, amusant de constater les réactions des jeunes confrères parisiens (qui, eux, sont commis une fois par mois) s'élevant contre les prérogatives des Secrétaires. A aucun d'eux ne vient naturellement l'idée qu'ils auraient pu participer au concours s'ils voulaient en jouir. Toujours les critiques de ceux qui ne font rien envers ceux qui font. Paris, même combat qu'à Nice.
Tout aussi troublant de découvrir parmi le jury composé des 12 Secrétaires en exercice, une personnalité extérieure, devinez qui ??????????????? Jean-François Kahn. Un habitué donc de ce genre de d'exercice. Or, à aucun moment, quand je l'ai rencontré ou ai correspondu avec lui, il ne m'a dévoilé avoir déjà participé à nos joutes. Sa Kahchoterie mériterait le Kahchot.
Le Mardi 9 Octobre 2007 à 11:21 GMT+2, par Avocat-de-banlieue
Sarkozy aurait dit que Kahn mérite le karsher
Le Mardi 9 Octobre 2007 à 13:26 GMT+2, par Ratafia-de-Paris
Le 5 octobre dernier, les promotions 2006 (Bernard BORREL) et 2007 (Eva JOLY), ont adressé une lettre ouverte à Rachida Dati.
Cette correspondance est une réaction des futurs magistrats à l’annulation par le ministre, au dernier moment et sans motif, de l’invitation acceptée par elle de les rencontrer. N’ayant pu lui poser les questions qu’ils avaient préparées, ils les ont donc formulées par écrit, comme suit.
Madame le Ministre,
Invitée à intervenir lors du regroupement des promotions 2006 et 2007 des auditeurs de justice de l'Ecole Nationale de la Magistrature, vous n’êtes finalement pas venue.
Nous le regrettons car, en tant que futurs magistrats, nous avions de nombreuses interrogations et inquiétudes à vous soumettre concernant les enjeux contemporains de la justice. Nous aurions souhaité engager avec vous un dialogue, sans esprit partisan ni corporatiste.
A l’heure de la mise en oeuvre de la réforme de la formation des magistrats, voulue par le législateur à la suite de l’affaire dite d’Outreau, était-il réellement opportun de supprimer un certain nombre de stages visant à promouvoir l’ouverture d’esprit des élèves magistrats (stage pénitentiaire, stage huissier, stage en entreprise, en milieu associatif, administratif ou à l’international…), et de les limiter à un unique stage avocat de six mois ?
N'est-il pas dangereux d’adopter une démarche de réaction aux faits divers et de s'appuyer sur l'opinion populaire, trop souvent sujette à l’émotion de l’actualité, afin de relancer certains débats ?
Ainsi, placer la victime au centre du système pénal peut sembler séduisant, mais cela ne revient-il pas à écarter l'objectif assigné à la chaîne pénale : réintégrer le délinquant dans la société, après qu'il a assisté à la reconstitution de sa faute lors des débats, purgé sa sanction et réparé le dommage.
Quelle utilité dès lors de juger un fou ? Quel rôle assigner à un "juge délégué aux victimes" ?
Par ailleurs, comment concilier la restauration de peines planchers pour les récidivistes avec la demande, aujourd’hui faite aux juges et aux parquets, de privilégier les alternatives à l’incarcération
et l’aménagement des peines fermes ? Les services d'exécution des peines s'épuisent déjà à traiter les peines prononcées ; comment, dès lors, envisager matériellement une aggravation des
condamnations ? Un système qui prononce encore plus de peines, toujours plus sévères, sans les mettre à exécution ne se décrédibilise-t-il pas totalement ? Quant à ceux qui exécutent effectivement leur peine, les conditions de détention participent-elles à prévenir la réitération des infractions ?
Enfin, les réponses offertes aux mineurs sont-elles efficaces lorsque le démarrage d'une mesure de suivi ou d'assistance éducative nécessite une attente de 6 à 8 mois dans certains départements ?
Dans le domaine du droit des affaires, que dire de la dépénalisation envisagée, lorsque les infractions portant atteinte à l’ordre public économique menacent directement la compétitivité des
entreprises et l'emploi, à l'équilibre si fragile ? En présentant la multiplicité des sanctions pénales, commerciales et administratives comme nuisibles, n'y a-t-il pas une certaine confusion dans la
perception des intérêts protégés ?
En vous invitant, Madame le Ministre, nous souhaitions également vous dire que nous partageons votre ambition d’améliorer les moyens de la justice, et de promouvoir l’égalité des chances, comme
l’illustre la création d’une classe préparatoire au concours d’entrée à l’ENM, destinée aux milieux sociaux défavorisés, solution adaptée pour diversifier la composition de la magistrature, et ô
combien plus conforme aux principes de notre République qu’une politique de discrimination, aussi positive soit-elle.
Nous conservons l’espoir, Madame le Ministre, de débattre avec vous.
Le Mardi 9 Octobre 2007 à 16:49 GMT+2, par Speedy Gonzales
Ayez une pensée émue pour Le Che, exécuté, il y 50 ans, le 9 octobre 1967, dans la forêt colombienne. Lui aussi défendait la veuve et l'orphelin.
Le Mardi 9 Octobre 2007 à 17:09 GMT+2, par Colombe Indienne Anonyme (CIA)
Les exécutions commises par le Che ont laissé aussi beaucoup de veuves et d’orphelins.
Le Mercredi 10 Octobre 2007 à 12:57 GMT+2, par Fier d'être niçois
Franchement, nos deux Secrétaires (John Bastardi Daumont et Paul Sollacaro) sont bien meilleurs que ce que j'ai vu à la télévision l'autre jour.
Bravo, vous contribuez à notre fierté.
Le Mercredi 10 Octobre 2007 à 13:27 GMT+2, par J-J Ninon
Tout à fait d'accord avec Fier d'être Niçois. Certains des Secrétaires de la capitale n'étaient vraiment pas à la hauteur. Je m'attendais à beaucoup mieux, ne serait-ce qu'en raison du nombre : une centaine de prétendants sur lesquels douze sont sélectionnés.
Une fois de plus, pourquoi cette superbe parisienne envers les confrères provinciaux ? Qu'en pense Ratafia-de-Paris ?
Le Mercredi 10 Octobre 2007 à 16:27 GMT+2, par ratafia tout simplement
Je me sens, comment dirais je, quelque peu agressé en tant que parisien puisque il a été évoqué la "superbe parisienne";
Je ne sais si vos jeunes avocats sont meilleurs que les notres puisque je n'ai pas été invité à la conférence niçoise!
Cet ostracisme n'est ressenti que par la province , et je ne saurais que trop vous conseiller de venir concourir à Paris si vous êtes si bons que cela!
excellente stimulation que serait ce challenge inter-barreaux! qu'en penses tu cher confrère Ninon? tu pourrais proposer cela à la conférence des batonniers .
Pour ma part je ne connais pas vos jeunes talents et ne demande qu'à les rencontrer. Pourrais je au moins avoir lecture , comme beaucoup vous l'ont demandé , de leur travaux?
Le Mercredi 10 Octobre 2007 à 17:12 GMT+2, par J-J Ninon
Il ne faut pas te sentir agressé, cher Ratafia, mais nous, avocats de province ne rêvons pas. Et toi, tu ne peux évidemment remarquer la superbe de bien des confrères de ton barreau lorsqu’ils se rendent à l’extérieur. Ils donnent souvent l’impression que sur la Côte, nous sommes des amateurs, éternellement en vacances. J’ose avancer que même au niveau des rapports inter-barreaux, celui de Paris semble vouloir dispenser des leçons à ceux de province, par exemple, sur le plan déontologique. Faisant partie de la commission idoine au Conseil de l’ordre, je puis te l’assurer.
Pour répondre à ton vœu, je vais essayer de publier sur ce forum les travaux de nos secrétaires. Par ailleurs, ton idée de créer une Conférence inter-barreaux est extrêmement intéressante, mais je crains, peut-être à tort, des querelles de clocher. Cependant, cette idée mérite réflexion.
Le Mercredi 10 Octobre 2007 à 17:30 GMT+2, par ratafia
Cette conférence du stage a une histoire que vous devez connaître mais que je rappelle à ceux qui l'ignoreraient.
Au Vème siècle avant notre ère, l'athénien Antiphon, qui fut à la fois orateur et homme politique, a composé plusieurs plaidoiries relatives à des procès criminel fictifs (une accusation de meurtre sans preuve, un homicide involontaire, un homicide commis en état de légitime défense). Ces textes, conçus comme des modèles d'argumentation, comprennent une accusation,
une défense, une réplique de l'accusation et une ultime défense.
Le concours d'éloquence de la Conférence du Stage, qui voit s'affronter les orateurs de l'affirmative et de la négative sur des questions de pure imagination, obéit au même principe qui animait Antiphon : convaincre est tout un art, et l'on ne devient orateur qu'à force de pratique.
Le Mercredi 10 Octobre 2007 à 17:36 GMT+2, par Pierre-André PICON
Manifestement, nombre d'entre vous souhaitent connaître les raisons de mon silence depuis un certain temps.
Ceux qui me connaissent ou me fréquentent savent quelle réflexion m´animait ces derniers temps.
J´ai pu écrire sur ce blog, qu´à mes yeux, l'élection au Dauphinat ne devait pas être un scrutin politique précédé de promesses racoleuses ;et que la fonction de Bâtonnier n'est ni un Bâton de Maréchal, ni un potentat.
Au delà de la satisfaction d´être reconnu par une majorité de ses pairs, le Bâtonnat ne doit pas être une gloriole mais une fonction modestement mais exclusivement mise au service du Barreau.
Peut importe la personne sur qui se porte le choix, seules comptent les actions.
Si un Bâtonnier ne peut, à lui tout seul, lutter au niveau national, il lui reste la mission de faire que le Barreau retrouve la position qui doit être la sienne tant au sein de la juridiction à laquelle il est attaché, qu´à l´extérieur.
Les récentes "consultations" préalables à la réforme de la carte judiciaire montrent malheureusement le faible poids que peuvent avoir les souhaits ou les préoccupations de la profession.
Vous avez peut être deviné que j´avais pris la décision de me retirer du scrutin.
J´attendais simplement d´en informer mon Bâtonnier avant de "l´officialiser".
Les interrogations de certains me conduisent cependant à l indiquer immédiatement.
Ma décision est donc prise et elle n´a pour cause ni la frilosité, ni la légèreté de l´engagement.
J´ai pu indiquer en toute franchise aux autres candidats qu´il était hors de question pour moi de faire campagne contre tel ou tel ou d´être a l´origine d´attaques personnelles ou en dessous de la ceinture.
Je ne dérogerai pas a cette règle.
Mon objectif était d´essayer de rendre notre Barreau plus dynamique, plus communicatif, plus réactif.
En six années de présence au Conseil de l´Ordre j´ai pu me rendre compte des qualités indiscutables de Patrick et Michel.
Patrick a, en très grande partie, la même vision que moi de la profession, les mêmes désirs et ambitions pour notre Ordre que moi.
Des lors il devenait petit a petit, non plus mon concurrent, mais mon candidat.
D´aucun m´indiquaient, ou s´ínquiétaient, que ma candidature ne fasse "doublon" avec la sienne, "pourquoi se tirer la bourre tout en partageant la même vision".
Je ne suis bien évidemment pas propriétaire des choix de ceux qui ont décidé de me soutenir et de m accompagner, mais la franchise que j´ai décidé d´adopter comme ligne de conduite m´oblige à vous confirmer que je ne suis plus candidat en espérant permettre ainsi à mes aspirations et valeurs de prospérer.
Je reste décidé pour l´avenir à me mettre à la disposition de cette profession que j´aime et respecte tant.
Bonne chance à Patrick et Michel.
Le Jeudi 11 Octobre 2007 à 13:25 GMT+2, par LP
Jean-Jacques,
il serait bon que tu te présentes.
Le Jeudi 11 Octobre 2007 à 16:31 GMT+2, par PFFFFFFFFFFFFF
C'est vrai ça, pourquoi pas un retour fulgurant, Jean Jacques?
Le Jeudi 11 Octobre 2007 à 17:56 GMT+2, par Jean-Jacques Ninon
Tiens, on parle enfin des prochaines élections ? Je finissais par croire qu'elles n'intéressaient personne (commentaire 237). Il faut que l'un des impétrants ne soit plus en lice pour qu'elles deviennent un sujet.
Rappelez-vous la question posée par Panglos (commentaire 225), qui resta sans réponse, comme il devait le constater par la suite (239). Elle ne suscita de réaction de personne. Pas même des lecteurs de ce forum (237, dernier alinéa).
Pierre-André PICON se retire avec dignité. Dommage, c'était un beau candidat, mais je comprends mieux que quiconque ses motivations, puisqu'elles sont les miennes. En effet, comme vous le savez, malgré les demandes de certains d'entre vous - dernièrement LP et Pffffffffffff - que je remercie, j'avais décidé de ne pas me présenter, cette fois-ci, puisque Patrick LE DONNE sollicitait nos suffrages et que nos vues, comme celles de Pierre-André, sont, sur l'essentiel, similaires. Dès lors, cela faisait, selon moi, un trop plein de candidats plus ou moins identiques.
Pierre-André a tranché pour beaucoup en les délivrant d'un choix cornélien. Mais il nourrit un tel amour pour son Barreau qu'il n'ira pas, croyez-le, pêcher à la ligne. Il ne s'agit pas de l'expression usuelle employée pour ceux qui désertent les scrutins. Dans son cas, c'est son sport favori, auquel il s'adonne en compagnie de son ami Olivier ARNAUBEC.

Le Vendredi 12 Octobre 2007 à 10:11 GMT+2, par bôgeste
Joli! la pêche à l'aveugle de PAP !
Joli aussi le mécontentement général généré par cette réforme! jusqu'où les rapports de force iront-ils?
Les représentants des avocats et les syndicats de magistrats, impliqués dans la consultation nationale lancée par la Chancellerie sur la réforme de la carte judiciaire, ont dit mercredi leur "colère" devant la nouvelle stratégie régionale de la garde des Sceaux.
Alors que Rachida Dati avait installé en juin un "comité consultatif" sur cette réforme, rassemblant notamment avocats, magistrats ou greffiers, elle a annoncé mardi à l'Assemblée nationale qu'elle allait finalement présenter région par région, et non pas au niveau national, son schéma de réorganisation
de la carte judiciaire, en commençant vendredi par le Nord-Pas-de-Calais.
Cette réforme, qui vise à rationaliser la répartition sur 800 sites des 1.200 juridictions françaises, est très sensible parce qu'elle implique la disparition de petites juridictions, et donc lle mécontentement d'élus locaux à l'approche des municipales.
Les avocats ne veulent pas non plus voir fermer des barreaux tandis que les magistrats plaident pour le maintien d'une "justice de proximité".
La volte-face de la ministre semble en tout cas rendre sans objet le comité consultatif, qui devait se réunir d'ici la fin du mois pour faire une synthèse des propositions avec celles sollicitées par la Chancellerie auprès des 35 chefs de cour d'appel.
Aussi, le conseil national des barreaux (CNB), qui représente les 47.000 avocats français, a annoncé mercredi qu'il "suspendait" sa participation à ce comité, estimant que "cette méthode, contraire à celle qui avait été annoncée, tend à imposer une réforme élaborée sans réelle concertation".
Le CNB "constate et déplore que ce fractionnement des annonces, région par région, n'est pas de nature à répondre aux légitimes inquiétudes des barreaux qui se sont déjà manifestés", notamment par des manifestations dans les petites villes menacées.
De son côté, la Conférence des bâtonniers, qui représente l'ensemble des avocats de province, les plus concernés par la réforme, a demandé à être reçue par la garde des Sceaux pour demander des "éclaircissements".
"Nous voulons savoir quels sont les schémas directeurs. On ne peut pas aller dans un dossier comme celui-ci sans avoir quelques idées en tête" qui guident cette réforme au niveau national, a expliqué le président Franck Natali.
"On a beaucoup travaillé de notre côté pendant tout l'été et le fruit de notre travail, nous ne le connaissons pas. C'est pour nous incompréhensible", a-t-il dit, demandant "la publication immédiate" des rapports des chefs de cour, promise initialement.
Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la Magistrature (SM, gauche), qui participait aussi au comité consultatif, a fait part de sa "grande colère, parce qu'il n'y a aucun respect de la parole donnée, ni de la concertation", parlant d'une "réforme qui va se faire en force".
"La nouvelle méthode adoptée montre que la concertation n'était que de façade, puisque dorénavant on y renonce", a-t-elle dit à l'AFP. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, dénonce aussi "un changement de méthode, sans concertation préalable".
Le comité consultatif "s'est réuni une première fois et puis c'est terminé. Il y avait tout le monde. Il y avait les trois syndicats de magistrats, les greffiers, les fonctionnaires, les tribunaux de commerce", déplore-t-il à l'AFP.
"Avant de décliner la réforme par région, il faut quand même en faire une présentation nationale au comité consultatif", souhaite-t-il.
Le Vendredi 12 Octobre 2007 à 11:19 GMT+2, par Paparazzi
Bravo à JJN pour la caricature de Pierre-André PICON. Je remarque au passage que JJN ne risque rien en s?autorisant lui-même à mettre ses propres dessins ou peintures sur son blog. Car il est interdit de publier (comme sur n?importe quel autre moyen de communication) des photos ou des ?uvres sans l?accord de leur auteur.
« Le Point » du 4 octobre rappelle que, dans le cas contraire, « on risque des poursuites pour violation du droit à l?image (art.9 du Code civil et 226-1 du Code Pénal) ou contrefaçon (art. 122-4 du Code de la propriété intellectuelle). La règle est la même pour les photos prises dans un lieu public, à moins que ces clichés n?aient été captés lors d?une actualité (par exemple, le 14 juillet) et que la personne ne figure pas en gros plan sur la photo. »
« L?année dernière, un étudiant a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir publié sur son site des photos de son ex-compagne dans la tenue d?Eve. Un autre a écopé de neuf mois ferme pour avoir mis en ligne une vidéo le mettant en scène avec son ex dont l?adresse figurait sur le site. » Doit-on en déduire que si son adresse n?avait pas été mentionnée, il n?aurait pas été condamné ?
« Par ailleurs, publier la photo d?une maison nécessite, en théorie, l?accord de l?architecte, de même la griffe d?un vêtement exige celui du titulaire de la marque ou une plaque d?immatriculation, celui du propriétaire de la voiture. »
Le Samedi 13 Octobre 2007 à 09:34 GMT+2, par bôté des isles
Bonjour blogueurs , blogueuses,
Et oui, c'est moi pour un petit message depuis l'océan indien , pour vous dire que malgré mon silence tout va bien. JJ, ne m'en veux pas mais Chuck m'accapare beaucoup , il est tellement heureux de former de nouveau un coucouple, qu'il ne cesse de me transporter d'île en île, de cieux en cieux , nous revenons pour tout vous dire d'un séjour aux Seychelles, quelques semaines à la Digue ( là où a été tourné le film Emmanuelle) suvies d'un séjour divin à Praslin, dans un faré les pieds dans l'eau cristalline. Mon doux compagnon s'est mis à la peinture ( il tenait à rivaliser avec celui qui demeurait encore dans mon coeur...) Mais à la difference de JJ qui n'a jamais fait dans le genre, il ne fait que des tableaux de nu ( et pour être plus juste de moi...)
Volupté quand tu nous tiens... il rajeunit de jour en jour.
Je vois que les préoccupations actuelles de mes chers ex-confrères sont mortellement ennuyeuses; je vous accompagne toutefois en pensées. Tout particulièrement JJ.
Le Samedi 13 Octobre 2007 à 10:26 GMT+2, par J-J Ninon
Eh oui, Bôôôôôté des Isles, les nouvelles que tu nous donnes nous font rêver. Et je t'en remercie, même si ce bon vieux Chuck continue à s'interposer entre nous.
Les événements qui nous préoccupent en ce moment sont moins affriolants. Ils concernent, non la carte du coeur, mais la carte judiciaire.
Hier, par exemple, les avocats du barreau de Saumur (Maine-et-Loire) ont annoncé une grève illimitée pour protester contre les projets de fermeture menaçant leur TGI, leur Conseil de prud'hommes et leur tribunal de commerce.
Selon leur Bâtonnier, Christine Couvreux, "nos chefs de cour ne nous ont rencontrés que huit jours avant de faire remonter leurs propositions, lesquelles auraient dû être publiées le 30 septembre. Ce n'est toujours pas fait et Mme Dati annonce maintenant qu'elle va les présenter elle-même cour par cour. Où est la concertation? Si ça, ce n'est pas du mépris!",
Déjà, l'avant-veille, 300 avocats, magistrats et fonctionnaires judiciaires saumurois avaient manifesté dans les rues de la ville derrière un cercueil symbolique, pour protester contre la disparition "programmée" des trois
juridictions locales.
Je ne connais pas le tissu socio-économique de Saumur (49 400 habitants) et encore moins son activité judiciaire, notamment celle des 22 avocats de son barreau. Vous avez bien lu : 22 ! Ce que je sais, c'est que la refonte d'une carte judiciaire obsolète, remontant à l'ancien régime, consiste à faire disparaître, pour les regrouper ou les spécialiser, de trop petites juridictions, parfois peu éloignées l'une de l'autre, puisque leur implantation était déterminée en fonction du nombre de journées de trajet à cheval. Nos confrères craignent à la fois la disparition de leur barreau, adjoint à celui d'un autre TGI, et de parcourir quelques kilomètres pour s'y rendre. De quoi étonner les avocats niçois qui accomplissent 360 km aller-retour pour plaider à Aix ; et les mentonnais, 440.
De quoi surprendre les citoyens qui voient défiler dans la rue des corporations hostiles à toute réforme. Que penseront-ils de ceux qui, dans un pays en faillite, manifesteront prochainement contre l'unification des régimes de retraite qui les obligerait à travailler 40 ans. Ce que nous, avocats, faisons pourtant sans barguigner. Et même au-delà. Parce que nous sommes tout simplement heureux d'exercer notre profession, alimentant ainsi ceux dont le rêve depuis le premier jour de labeur, vécu comme un esclavage, se décline comme suit : week-end, jours fériés, vacances, pré-retraite, retraite.
PS pour Bôôôôôôôté des Isles : personnellement, je serais favorable à un regroupement du TGI de Nice avec celui de Saint-Denis de La Réunion. Ou à un transfert de notre cour d'appel dans cette île.
Le Dimanche 14 Octobre 2007 à 00:01 GMT+2, par supervolontaire
Revenant un peu sur la conférence du jeune barreau, ou plutot son invité, JFK.
J'ai lu que JFK était gentiment poussé vers la sortie de l'hebdomadaire Marianne, dont il avait été grandement question notamment dans le discours de Paul Sollacaro, et qu'il était victime de censure...
Pile le sujet non?
Le Dimanche 14 Octobre 2007 à 09:29 GMT+2, par J-J Ninon
Tiens, Supervolontaire est de retour. Telle Marianne sauvant la République.
S'agissant de l'éviction de J-F Kahn, j'avais cru comprendre, lorsque je m'étais entretenu avec lui, il y a trois mois, à Paris, que c'était un départ volontaire. Il comptait céder une partie de ses parts sociales et se lancer dans un autre projet. Ce qui est courant pour ce genre de personnalité, qui n'aime pas se scléroser. Mais que et qui croire, après m'être rendu compte que c'était aussi un gros cachottier (commentaire 259) ?
Le Dimanche 14 Octobre 2007 à 12:13 GMT+2, par supervolontaire
Décidement JFK occupe la scène..
Depuis une semaine, le site de Marianne, marianne-en-ligne.fr renvoie vers un site sans aucun rapport avec l'hebdo.
Son rédac-chef s'est expliqué sur ce sujet: en effet, tous les trois ans, il convient de racheter le nom de domaine, ce qui n'a pas été fait en temps et heure cette fois-ci.
Un tiers a profité de cet oubli pour le racheter (les logiciels de rachat automatique de nom de domaine sont courants).
Depuis, Marianne a racheté son nom: tout devrait rentrer dans l'ordre après quelques jours de réactualisation...
Le Lundi 15 Octobre 2007 à 09:42 GMT+2, par J-J Ninon
CARNET DE CAMPAGNE
* Patrick Le Donne
Lu, aujourd'hui, dans "Libération" une enquête sur le "vécu" des prénoms par leurs propriétaires :
«Patrick
«J'ai toujours été très content de mon prénom parce que mon père voulait paraît-il m'appeler Luc, mais mes soeurs l'ont convaincu de changer d'avis en lui faisant réaliser l'horreur de l'anagramme... J'aime bien le côté irlandais (surtout pas anglais, s'il vous plaît). Le problème, c'est les diminutifs : "Pat" ça va encore, mais j'ai dû subir pendant des années "Patounet" et "Patout", qui n'est autre qu'un chien de berger des Pyrénées.»
* Pierre-André Picon
Si je comprends bien, il s'est fait raccourcir les cheveux pour rien. Heureusement que l'élagage était symbolique.
Le Lundi 15 Octobre 2007 à 10:34 GMT+2, par Kshatriya
10h28, c'est une bien belle journée.
Mon Cher Jean Jacques,
j'ai vu ce week end un dvd trés intéressant sur Marianne et l'élection présidentielle.
Il s'agit de "Marianne en campagne", d'Ariel Nathan, qui avait été vendu septembre avec un numéro de l'hebdo.
Je ne sais pas si on peut encore le trouver séparément. On y voit le fonctionnement d'une conférence de rédaction, les réactions de JFK en off, les erreurs appréciations du comité des rédacteurs, l'affolement anti sarko doublé d'une certaine fascination pour le personnage.....
En bref, joli coup d'autopromotion de la part de Kahn and co, certains disent que le film n'interessera que les journalistes de marianne à l'ego surdimensionné, mais j'y ai tout de même trouvé un intérêt non négligeable.
A essayer.
Le Lundi 15 Octobre 2007 à 10:54 GMT+2, par Juré
Lors de ses réquisitions prises le 10 octobre, pendant le procès en appel, à Aix-en-Provence, de Jean-Maurice Agnel, l'avocat général Pierre Cortés, avait estimé que les magistrats niçois n'auraient pas dû faire partie du jury de la cour d'assises de Nice, chargé de se prononcer sur une affaire emblématique pour la Côte d'Azur. L’avocat général avait nommément visé l'un des assesseurs du procès, mettant en cause son impartialité et insinuant que sa voix avait pu être décisive dans le verdict d'acquittement prononcé par le jury en décembre 2006.
La section syndicale du TGI de Nice du Syndicat de la magistrature a protesté, le 12 octobre, contre "le procédé" de l'avocat général Pierre Cortés, ayant mis en cause, l'impartialité de cet assesseur de la cour d'assises de Nice qui l’avait acquitté :
"Les propos prêtés au représentant du ministère public dans le cadre de
ses réquisitions portent le discrédit sur l'institution judiciaire et plus spécialement sur le verdict de la cour d'assises de première instance et la juridiction niçoise".
Le SM s’"inquiète de l'utilisation d'un tel procédé". "En l'absence de dépaysement de l'affaire on ne voit donc pas comment les magistrats de Nice auraient été exclus de cette composition » du jury.
« D'autre part, si des doutes graves pesaient sur la régularité du déroulement des débats et l'impartialité de la cour, il est surprenant que le représentant du ministère public, ou la défense, n'aient pas soulevé d'incident à ce sujet pour que puissent en être tirées toutes les conséquences".
Le Lundi 15 Octobre 2007 à 11:05 GMT+2, par J-J Ninon
NOUVEAU SONDAGE
Pierre-André PICON n'étant plus candidat au Bâtonnat désigné pour les raisons sus exposées par lui (commentaire 269), il convient d'actualiser le sondage, auquel 37 d'entre nous ont répondu comme suit :
Souhaitez-vous l'élection comme Bâtonnier désigné de :
- Michel BABLED : 2 (5,4 %)
- Patrick LE DONNE : 26 (70,3 %)
- Pierre-André PICON : 9 (24,3%)
En fonction des postulants restant en lice, une nouvelle question (sur la page d'accueil) vous est soumise :
Souhaitez-vous l'élection de :
- Michel BABLED
- Patrick LE DONNE
NB:
- Attention, n'omettez pas de cocher le nom de votre favori avant de cliquer dans "voter", car le 1er, par ordre alphabétique, est déjà coché.
- Ce sondage n'aura de signification que si vous êtes nombreux à vous exprimer, comme vous l'avez fait lors de la précédente consultation.
Le Lundi 15 Octobre 2007 à 13:07 GMT+2, par juré supplémentaire
Alors là, pour une fois que c'est le ministère public qui se met en position critiquable!
On a tellement glosé sur les méthodes de défense dites de rupture de la part de certains de nos confrères et notamment d'un certain D M(du barreau du nord) , que je me marre bien!
La magistrature debout veut aussi utiliser les méthodes dites de voyou pour arriver à ses fins, et elle y arrive ( la preuve c'est la condamnation d'Agnelet)!
L'enceinte de justice étant protégée par l'immunité de l'audience , les propos tenus même critiquables, ne sont pas poursuivables.
Mais avouons chers confrères qu'il ne faut pas trop en faire, ni dans un sens ni dans un autre!
Une bonne justice doit être digne dans ses moyens et méthodes sinon elle n'est pas respectable!
Le Lundi 15 Octobre 2007 à 13:23 GMT+2, par Lolo brigida
A l 'occasion de la semaine mondiale de l'allaitement maternel, plus d'une centaine de femmes ont participé dimanche à une "Grande Tétée".
L'objectif était de promouvoir l'allaitement maternel, qui souffre souvent d'une mauvaise image. ...
Qui veut participer à l'opération niçoise "grande tétée" ?
Le Lundi 15 Octobre 2007 à 16:26 GMT+2, par RATAFIA
Les avocats ne décolèrent pas ( article paru dans le parisien de ce jour)
Les avocats ne lâchent pasl' affaire: la réforme de la cartej udiciaire engagée par la garde des SceauxRachida Dati ne se fera pas
sans eux Du moins,ils l' espèrent Déjà-bruyamment-mobilisés
vendredi à Douai, lors de la venue de François Fillon et de sa ministre de la Justice , puis à Bourges, le lendemain matin, les quelque 180 bâtonniers de France doivent se réunir ce mercredi
en assemblée générale . Ils décideront des actions à engager afin de contrer la « brutalité » des méthodes engagées par Rachida Dati pour faire passer sa réforme. Après le drame d' Outreau,' unanimité s' était pourtant faite sur une nouvelle distribution des forces sur la carte judiciaire , inchangée depuis 1958. « Au fond, nous ne
sommes pas contre l' idée d' une réforme, au contraire nous y sommes favorables, précise Me Jérôme Alirol, bâtonnier de l' ordre des avocats de Millau. Mais il faut quand même qu'elle se passe dans un climat de concertation . C' est ce qui avait été promis, hélas ! cela n' a pas été tenu du côté de la chancellerie.
»« On se moque vraiment de notre profession ! »
Pointé du doigt, un comité consultatif créé en juin; est censé
précisément être le lieu de cette concertation des professionnels du droit autour de la réforme. Une coquille vide, pour les avocats.
« Il s' est réuni une seule fois, pour sa création. Depuis, rien déplore le bâtonnier. A croire qu'on se moque vraiment de notre profession ! » Rachida Dati, elle, poursuit son tour de France des
cours d' appel, dans lequel elle annonce des suppressions de
tribunaux d' instance et de tribunaux de grande instance. Là, encore, ça râle. « Pour que cette réforme se passe dans le meilleur des climats, nous posions deux préalables: que ce comité soit actif et écouté, mais aussi que les 181 tribunaux de grande instance soient maintenus. Parce que c' est dans les TGI qu'une majeure
partie de la justice de proximité est rendue. Par exemple, les affaires familiales , qui tranchent dans les cas de divorce , dépendent des TGI » argue Jérôme Alirol, en concédant tout
de même que des « aménagements et des redéploiements » seraient dans certains cas très judicieux « Au lieu de tout ça, on a l' impression que la ministre veut aller au plus vite, pour éviter peut-être qu'on ne se mobilise trop, et elle travaille d' unefaçon terriblement opaque.» Pourl' instant, les avocats en colère, indépendants de tout syndicat, arrivent à chacune de leurs manifestations avec des brassées de roses blanches,« en signe d' espoir et d' ouverture au dialogue » . En juin dernier,
ils n' avaient pas hésité à faire grève .
Le Mardi 16 Octobre 2007 à 11:58 GMT+2, par bôgeste
Pour les avocats pénalistes:
Rejet d'une demande d'annulation de la circulaire sur les détenus malades menottés
Le Conseil d'Etat a rejeté la demande d'un détenu qui souhaitait l'annulation d'une circulaire de 2004 du ministère de la Justice réglementant le menottage des détenus en consultation médicale, a-t-on appris auprès de la plus haute juridiction administrative.
Un détenu de la prison de Laon (Aisne), soutenu parl'Observatoire
international des prisons (OIP), attaquait la circulaire du 18 novembre 2004 "relative à l'organisation des escortes péniten-
-tiaires des détenus faisant l'objet d'une consultation médicale", estimant qu'elle entraînait un "traitement inhumain et dégradant".
Ce texte du ministère de la Justice prévoit trois niveaux de surveillance selon la dangerosité du détenu et les risques d'évasion. Le troisième niveau, le plus strict, prévoit une consultation "sous la surveillance constante du personnel pénitentiaire et avec moyen de contrainte", en l'occurrence des
menottes.
Dans sa décision, le Conseil d'Etat a rappelé que "la surveillance
constante du détenu pendant la consultation médicale, lorsqu'elle est justifiée par sa personnalité et les dangers de fuite ou d'agression contre lui-même ou des tiers, doit s'effectuer sans qu'il soit porté atteinte à la confidentialité de l'entretien médical".
Les juges ont fait valoir qu'"il appartient aux fonctionnaires de
l'administration pénitentiaire de définir (...) les modalités de surveillance directe ou indirecte et, si nécessaire, de contrainte proportionnée conciliant sécurité et confidentialité de l'entretien avec le médecin".
Le Mardi 16 Octobre 2007 à 12:07 GMT+2, par J-J Ninon
Le chanteur et parolier Bertrand Cantat, du groupe Noir Désir, avait été condamné le 29 mars 2004 pour "homicide volontaire" à Vilnius (Lituanie), à huit ans de prison, pour avoir porté, au cours de la nuit du 26 au 27 juillet 2003 des coups mortels à sa compagne, l'actrice Marie Trintignant. Il avait, quelques mois plus tard (plus rapidement que les infirmières bulgares) été extradé vers le centre de détention, bien nommé, du Muret (Haute-Garonne), réservé aux détenus modèles (on savait par avance qu'il en serait un). Le baladin y était depuis fin septembre 2004. A partir d'aujourd'hui, soit à moitié de peine, il bénéficie d'une libération conditionnelle.
Selon un communiqué du Procureur de la République, Paul Michel, qui ne s'était pas opposé à la demande de libération conditionnelle, le vice-président, chargé de l'application des peines, Philippe Laflaquière, "a fondé sa décision notamment sur les efforts de réadaptation sociale faits par le condamné ainsi que sur ses perspectives de réinsertion sociale et professionnelle".
Le juge de l'application des peines de Mont-de-Marsan (Landes), où Bertrand Cantat est domicilié, sera chargé du suivi de la mesure de libération conditionnelle, a ajouté le communiqué.
* Selon le Procureur précité, il s'agit là d'une « simple application de la loi ».
* Sur France 3, au JT de 20 h 30, la présentatrice demanda à Rachida Dati : Ne pensez-vous pas, vous qui mettez les victimes au centre de vote réforme judiciaire, que cette libération est un mauvais signe adressé aux victimes des violences conjugales ?
- Réponse du ministre : Je ne commente pas les décisions de justice (?). La liberté conditionnelle, c'est la liberté sous condition (comme diraient Dupont-Dupond & Bouvard et Pécuchet) : il aura un contrat de travail.
- La journaliste, lourde : Vous vous dites pourtant proche des victimes...
- R. D. : C'est prévu par la loi. Les victimes sont préalablement consultées au sujet des libérations.
* Entendu, le même soir, une autre journaliste sur France Info, cette fois-ci : Bernard Cantat a choisi l'intégrité (vous avez bien lu), les concerts et la gauche (c'est un label).
* Il y a de bons et de mauvais coupables (comme diraient Dupont-Dupond & Bouvard et Pécuchet).
Le Mardi 16 Octobre 2007 à 14:11 GMT+2, par citoyen de baz
Notre ministre people et "Pradaïsée" ( JJN demande à tes jeunes consoeurs de t'expliquer) n'arrête pas de s'agiter dans tous les sens.
Ainsi,Rachida Dati, défend ses réformes, plaidant notamment pour "une justice efficace, rapide, attentive, et non pas une justice qui construit des tribunaux à chaque coin de rue", dans une tribune publiée dans Le Monde daté mercredi. ( à croire que la justice de proximité, défendue depuis des années n'était pas une bonne justice!!)
La garde des Sceaux a entamé samedi un tour de France des cours d'appel pour dévoiler les contours de la future carte des juridictions, inchangée depuis 1958, une réforme qui suscite inquiétude et grogne des acteurs judiciaires.
La nouvelle carte pourrait conduire à la suppression de près de 200 des 473 tribunaux d'instance, qui règlent les litiges de la vie quotidienne.
Pour Rachida Dati, "la refonte de la carte judiciaire optimise son
fonctionnement en simplifiant son organisation" et "une justice proche ( proche de qui?????) est une justice efficace, rapide, attentive, non pas une justice qui construit des tribunaux à chaque coin de rue". La ministre compte faire "davantage pénétrer
la numérisation et la dématérialisation des procédures".
Disant vouloir s'attaquer aux "imperfections" de la justice, la ministre reprend chacune des réformes lancées depuis son arrivée place Vendôme. La création d'un juge des victimes devra permettre qu'"une justice plus humaine accorde autant d'attention aux victimes qu'aux condamnés ou aux détenus".
Mme Dati se réjouit que la loi anti-récidive instituant des peines plancher du 11 août ait déjà donné lieu à 1.057 jugements. Elle défend aussi le principe de peines de sûreté pour les pédophiles et délinquants les plus dangereux ainsi que la fin des remises de peine automatiques comptabilisées "dès le début de la peine".
En même temps, la loi pénitentiaire, qui sera présentée en novembre, ainsi que le futur contrôleur général des lieux de détention. garantiront "le respect de la dignité des personnes détenues", fait-elle valoir.
Estimant qu'"une justice plus concrète aménage les règles de droit en fonction des réalités économiques", Rachida Dati se dit décidée à "poursuivre" un mouvement déjà anciende "dépénalisation du droit des affaires". Mais elle assure que "l'abus de biens sociaux et le délit d'initié ne seront pas
dépénalisés". Un groupe de travail a été mis en place sur le sujet."
Quelle chance nous avons!
A croire que la JUSTICE n'a jamais existé avant elle!
Le Mardi 16 Octobre 2007 à 14:41 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Ci-joint copie de la lettre que j'adresse à notre Bâtonnier:
Monsieur le Bâtonnier
Palais de Justice
Place du Palais
06300 NICE
Nice, le 16 octobre 2007
N/Réf. : 11 novembre
JPC/LEJO - 2
Monsieur le Bâtonnier et Cher Confrère,
" Mort pour la France"
Pendant de nombreuses années, ce cri a retenti dans la salle des pas perdus lors de la fête du 11 novembre.
Notre famille judiciaire procédait à l'appel de ceux qui au cours de toutes les guerres étaient tombés pour la patrie.
Ces Avocats ou Auxiliaires de Justice avaient un jour, volontairement ou sur ordre de mobilisation, laissé leurs Etudes ou leurs Cabinets pour aller combattre l'envahisseur ou l'ennemi.
Laissant de côté leurs opinions, leurs réflexions sur la guerre ou le sentiment qu'ils pouvaient nourrir pour la patrie ils sont partis.
Certains ne son pas revenus.
Le souvenir qu'ils ont laissé a pu se mesurer à l’aune de l'indifférence parce qu'ils étaient jeunes ou inconnus ; soit à celle de la gloire pour un confrère brillant soit encore par le nom qui peut figurer sur une plaque de rue..
De par leur vie sociale ou professionnelle ils étaient inégaux.
Toutefois ils ont retrouvé une sublime égalité dans le sacrifice et le nom qui a été gravé dans une plaque de marbre, de la salle des « pas perdus » rappelant aux générations futures que des hommes de Robe avaient endossé l'uniforme et avec la plus totale abnégation étaient tombés au champ d'honneur .
La France avait appelé ses enfants ils avaient répondu présents.
Il n'est pas question pour moi de faire l'apologie du patriotisme mais simplement, dans une magnifique communion de souvenir, de rappeler que certains d'entres nous avaient donné leur vie dont certains pour des idées qui n’ étaient, pas toujours, les leurs.
A une époque où la profession traverse des orages, où elle est remise en question, où elle se cherche journellement, où le mépris s’affiche, notre Barreau ne pourrait-il se rassembler sur une plate-forme commune celle de l'honneur et de l'abnégation .
Renouant avec une vielle tradition, je vous demande, Monsieur le Bâtonnier, de vouloir bien envisager pour le jour ouvrable le plus proche du 11 novembre de réunir les confrères qui le souhaiteraient, en robe, dans la salle des pas perdus et par-devant la plaque commémorative afin qu'un gerbe soit déposée après l'appel aux morts.
Je vous en remercie par avance .
Et vous prie, Monsieur le Bâtonnier à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
J-P CASTILLON
Le Mercredi 17 Octobre 2007 à 11:56 GMT+2, par J-J Ninon
Commémoration
JPC ressuscité, cela prouve qu'il est bien vivant.
Je m'associe à sa pertinente suggestion en la complétant : on devrait associer aux membres de la famille judiciaire, morts au champ d'honneur de la guerre de 1914-1918, ceux du deuxième conflit mondial, notamment ceux qui ont résisté.
Le Mercredi 17 Octobre 2007 à 12:14 GMT+2, par J-J Ninon
Censure
J'ai dû éliminer, hier, un message du bien nommé « Bol de Pus » - tout un programme -, qui m'accusait d'avoir pris le pseudonyme de « Paparazzi » (commentaire 274) et de m'auto congratuler. Non seulement, c'est faux, mais cela était dit en termes orduriers qui ne peuvent être acceptés nulle part. En tout cas, pas ici.
Et je ne peux imaginer que leur auteur, évidemment anonyme, soit un avocat - il ne peut en être un - qui se livre à ça !
Le Mercredi 17 Octobre 2007 à 12:27 GMT+2, par Pestafiore
Et moi je voudrais que l'on associe également toutes les résistantes aux avances d'Archibald Haddock, bien souvent victimes de violences ( non conjugales), surtout verbales.
J'ai moi même été traitée de Fatma de prisunic puis de bayadère de carnaval, sans parler de vermicelle, de vieille baderne, et surtout de vieile perruche bavarde!
Alors , JPC et JPN ne nous oubliez pas!
Le Mercredi 17 Octobre 2007 à 14:14 GMT+2, par J-J Ninon
A l'affiche
Yvan Colonna, doit être jugé dans un mois à Paris, pour l'assassinat du Préfet Erignac. Son portrait fleurit sur des affiches de 4 m x 3 m, placardées pratiquement partout en Corse, à l'initiative de son comité de soutien et de la Ligue des droits de l'Homme, réclamant un procès équitable. Sous la photo de Colonna, souriant, est reproduit l'article 11-1 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme : « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocentes jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie au cours d'un procès où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été accordées. »
Le Mercredi 17 Octobre 2007 à 19:40 GMT+2, par Walid
Qu'est ce que c'est que ce blog de mauviettes?
Le Jeudi 18 Octobre 2007 à 07:50 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
JJN
IL semblait s'induire de ma lettre à Monsieur le Bâtonnier que les morts de tous les conflits étaient visés puisqu'aussi bien la plaque commémorative fait référence à plusieurs conflits.
PESTAFIORE
Le sujet est trop grave pour que je réponde à vos préoccupations.
Le Jeudi 18 Octobre 2007 à 09:56 GMT+2, par J-J Ninon
Mea culpa auprès de JPC
Excuse-moi, je n'avais pas compris et suis donc tout à fait en phase avec ta démarche. Cette commémoration que je ne manquais jamais, comme toi, a disparu depuis la rénovation du Palais de justice. Faut-il y voir une cause à effet ?
Le Jeudi 18 Octobre 2007 à 09:57 GMT+2, par J-J Ninon
Le président est un incapable
La séparation du couple présidentiel - sujet jusque là inédit dans notre bon vieux pays - divise les constitutionnalistes à propos de l'article 67 de la constitution, concernant le statut pénal du chef de l'Etat, réformé en février dernier par le Parlement.
D'après ce texte, le président "ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner, non plus que faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite".
Pour Didier Maus, professeur à Paris I, "le problème des relations entre M. et Mme Sarkozy relève de leur vie privée et ne doit en aucun cas être considéré comme une affaire d'Etat". (...) Cette affaire strictement privée doit rester privée (...) La constitution ne peut pas empêcher le conjoint d'utiliser les ressources du code civil pour mettre fin à son lien conjugal".
Interprétation confirmée par Denys Pouillard, responsable de l' "Observatoire de la vie politique et parlementaire" : "Un divorce est un acte qui reste - ou devrait rester - à l'écart de la vie publique".
Ce que conteste Dominique Rousseau, professeur à l'Université de Montpellier pour lequel l'immunité définie de l'article 67 "est globale, à la fois pénale et civile". Depuis la réforme de février, "aucune juridiction ne peut inquiéter le président pendant la durée de son mandat". Y compris un juge aux affaires matrimoniales. Et même en cas de consentement mutuel, puisque l'accord
final entre les époux doit être "homologué" par un juge qui les a auditionnés, procédures relevant des actes "d'instruction" tombant sous le couperet de la Constitution.
Idem pour Frédéric Rolin, professeur à Paris X : "L'article 67 a une visée générale". Il tend à "exclure que le président puisse se retrouver devant une juridiction, quelle qu'elle soit".
Il faut vraiment être juriste pour se référer doctement à la loi fondamentale et disserter afin de savoir si le président peut divorcer ou rester avec sa conjointe pendant les cinq années de son mandat. Pourvu qu'il ne redouble pas, ce qui évitera au couple enchaîné de jouer « Virginia Woolf » à l'Elysée. La théorie des deux derniers professeurs de droit apparaît extrémiste et rabougrie. Dépassée aussi, puisqu'une requête en divorce a été déposée depuis le 15 octobre par Cécilia S. (et annoncée sur ce blog depuis le 5 octobre : commentaire 249 de Keef ). Enfin, elle est absurde, car elle reviendrait à interdire au président de divorcer et d'accomplir les actes de la vie courante, du moment qu'ils entraînent des conséquences juridiques. C'est-à-dire tous les actes. Nous avons donc, en France, un chef de l'Etat sous tutelle. Un incapable majeur qui ne peut décider de rien, sauf pour 64 100 000 Français.
Le Jeudi 18 Octobre 2007 à 13:14 GMT+2, par bôgeste
Bravo JJN, pour cette analyse de la constitution si fouillée. Mais au fait l'homologation par un juge d'un accord entre parties ne relève pas vraiment des "actes d'instructions" visés par l'éminent constitutionnaliste!
Je suis moi aussi affligée par de telles discussions.
Je vais à mon tour vous faire part de ce qui s'est passé ce matin à Saumur et qui peut-être pourrait inspirer un certain nombre d'entre vous ( ceux qui aiment la rando) !!
Les 22 avocats en grève du barreau de Saumur (Maine-et-Loire) ont entamé jeudi une marche à pied vers Angers pour protester contre le projet de fermeture du tribunal de grande instance de leur ville.
En tenue de randonnée ou avec leurs robes d'avocats pour certains, ils ont quitté le palais de justice en début de matinée, accompagnés sur les premiers kilomètres par des élus, des greffiers et des proches. Ils comptent parvenir vendredi à Angers, distante de quelque 45 km.
Les projets de fermeture du TGI, mais aussi du conseil des prud'hommes et du tribunal de commerce de Saumur dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire n'ont pas encore été rendus public mais font l'objet de rumeurs persistantes depuis plusieurs mois dans les milieux judiciaires et politiques de la région.
Les avocats saumurois, en grève illimitée depuis le 12 octobre, estiment que la fermeture du TGI serait "un non sens" et "une injustice" au regard des bons résultats de la juridiction. Ils soulignent en particulier que le taux de réponse pénale y est de près de 96% contre moins de 78% au niveau national.
"Nous n'avons toujours aucune nouvelle. C'est comme si on était déjà mort", a déploré Me Christine Couvreux, bâtonnière de l'ordre des avocats de Saumur.
Le maire de la ville, Jean-Michel Marchand (PRG), et les deux députés de la région, Michel Piron (UMP) et Jean-Charles Taugourdeau (UMP), ont exprimé eux-aussi leur opposition au projet.
Le Jeudi 18 Octobre 2007 à 13:29 GMT+2, par Pipolito
Le divorce d'un président de la République marque certainement une rupture, du moins en France. Certes, Michel Rocard, alors Premier ministre en exercice, avait divorcé, dans un quasi-anonymat. Certes Napoléon, l'un des pères de la République, à qui Nicolas Sarkozy est souvent comparé, pour le moquer, a également divorcé alors qu'il dirigeait la France. A l'instar de son illustre prédécesseur, Nicolas Sarkozy s'est imposé en briseur de tabou, montrant qu'il n'était guère à cheval sur le protocole. Le couple Sarkozy se démarque ainsi sur plusieurs points: Nicolas et Cécilia sont tous deux déjà divorcés et forment une famille recomposée qui donne, qui donnait serait-on tenté d'écrire, une allure "moderne" à leur union, dans l'air du temps, pour le moins semblable à l'évolution de la société française et au vécu de bien des familles hexagonales.
Le Jeudi 18 Octobre 2007 à 14:26 GMT+2, par J-J Ninon
Blizzard annoncé (et pas seulement dans le couple élyséen)
Rachida Dati doit intervenir demain, pour la première fois depuis sa nomination, devant le congrès de l'Union syndicale des magistrats (USM), présidé par Bruno Thouzellier, qui se tiendra au palais de justice de Paris, sur le thème "Rendre la justice: mission impossible ?".
L'ambiance sera "froide", selon la prédiction de B. Thouzelier et les jugements de son syndicat portés sur les premières initiatives du ministre : "réforme à marche forcée" de la carte judiciaire, "défiance" vis-à-vis des magistrats, inquiétude "face à une société qui se replie sur la sphère privée et considère la justice comme un simple service", "préfectoralisation" du parquet. Alors que, pourtant, ses membres rêveraient d'en avoir la considération et les avantages, mais non les servitudes.
De leur côté, le président de la République et son Garde des Sceaux rappellent la défiance de l'opinion publique issue d'Outreau, à l'encontre des juges, pour justifier les réformes en cours. C'est ainsi que dans Le Monde d'hier, R. Dati déclare qu'"il n'est pas question de laisser les Français davantage s'éloigner de leur justice", alors que la carte judiciaire est inchangée depuis 1958. Elle envisage par ailleurs, pêle-mêle, la féminisation de la hiérarchie du parquet, la sévérité accrue à l'égard des récidivistes, la dépénalisation du droit des affaires...
Aussi bien les projets que les procédés irritent l'USM, comme d'ailleurs la Conférence des bâtonniers (qui regroupe tous les avocats sauf ceux de Paris). Pour Bruno Thouzellier, "le retournement de méthode n'est pas acceptable" en ce qui concerne la réforme de la carte judiciaire, d'abord lancée par une concertation nationale avant que la ministre ne décide de la présenter région par région.
Dans le discours, qu'il prononcera avant celui du ministre, B. Thouzellier entend mettre en garde celui-ci contre une réforme de la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dans lequel Nicolas Sarkozy souhaite une majorité de non-magistrats.
Quelle hérésie !
Le Vendredi 19 Octobre 2007 à 10:09 GMT+2, par J-J Ninon
Escort girl
Lundi 22 octobre, Nicolas Sarkozy commencera une visite d'Etat de trois jours au Maroc. La première de sa présidence. Rachida Dati l'accompagnera, au lieu de s'occuper de la réforme des chantiers judiciaires en cours.
Veut-elle simplement retourner aux sources, son père étant né au Maroc ? A-t-elle besoin de vacances, compte tenu de la pression exercée sur elle par les opposants à ses réformes. Remplace-t-elle Cécilia aux côtés d'un célibataire, qui est un coeur à prendre ?
Le Vendredi 19 Octobre 2007 à 12:52 GMT+2, par Bôgeste
Les valeurs du sport:
Moi, le sport d'équipes ça ne m'intéresse que très moyennement, sauf quand il s'agit de remotiver des jeunes par l'effort ou le sens du collectif, ou de redonner le goût du patriotisme, je dis pourquoi pas !
Mais lorsque la France entière respire au rythme des bleus et se grime tel Cromagnon pour ressembler à l'idole du moment ( se chabalise dit-on), je me dis alors que décidément je ne comprends rien à rien.
Puis, lorsque notre chef de l'état fait entrer dans le gouvernement de notre pays, celui qui a conduit les dits bleus pas très loin
j'imagine que ce choix s'est fait sur des critères de compétence , de volonté d'engagement et évidemment d'honneteté.
Alors comprenez mon désenchantement lorsque j'apprends que
Bernard Laporte serait sous le coup d’une enquête fiscale car le sélectionneur des Bleus est mis en cause dans plusieurs affaires douteuses.
L’Equipe Magazine va révéler demain le contenu de l’enquête fiscale qui le vise ainsi que ses multiples sociétés.
Après un an d’enquête, la Direction Nationale d’Enquêtes Fiscales (DNEF) a mis au jour plusieurs irrégularités qui pourraient être transmises à la justice prochainement.
Double comptabilité, abus de biens sociaux, détournement d'actifs, transferts de fonds suspect ou fausses factures, entre autres, sont autant de faits qui lui sont reprochés.
Transmis en avril dernier , le rapport du fisc est désormais bloqué au ministère du budget.
Dès le mois de décembre, les infractions fiscales seront prescrites.
Parallèlement à ce dossier brûlant, Laporte s’était fait remarquer cette semaine dans une affaire qui était plutôt passé inaperçu, le sportif prenant le pas sur tout le reste. Sauf que celui-ci ne s’est pas fait que des amis au gouvernement en faisant preuve d’une grande maladresse dans ses propos en référence à son nouveau poste de Secrétaire d’Etat : «J’ai un nouveau métier, s'il me plaît j’y resterai, s’il ne me plaît plus, je ne le ferais plus», a-il déclaré, mardi. Le moins que l’on puisse dire c’est que Roselyne Bachelot n’a guère apprécié ces propos et l’a fait ouvertement savoir dès le lendemain dans les colonnes de Rugbyrama : «Etre secrétaire d'Etat, ce n'est pas une question que ça plaise ou pas. On remplit une fonction, on ne la remplit pas pour son plaisir, on la remplit pour le bien des Français».
Jusqu'où ira -t-on?
Le Vendredi 19 Octobre 2007 à 14:10 GMT+2, par YEAGER
Le départ d'un vrai de vrai!
Sur le parvis, serrés autour du cercueil de leur ancien chef, ils ont entonné a cappella "Les Oies sauvages", ce chant traditionnel de la Légion étrangère et des régiments parachutistes, issu du répertoire militaire allemand de la seconde guerre mondiale.
Quelques instants plus tôt, ils avaient marqué un dernier garde-à-vous au passage du cercueil de l'ancien mercenaire, décédé le 13 octobre en région parisienne, à l'issue d'une absoute célébrée en l'église Saint François-Xavier, patron des Missions étrangères, à Paris (VIIe) devant 120 personnes.
Portant la cravate verte frappée de l'insigne et de la devise "Orbs patria nostra" (Le monde est notre patrie), créés par Bob Denard, une quarantaine de ses anciens compagnons d'armes ont rendu un dernier hommage au condottiere Bob Denard qui les avait menés, pendant près de quarante ans, en Afrique continentale et aux Comores, de coups d'Etat en opérations de déstabilisation.
Le condottiere était un chef mercenaire qui se mettait, avec ses hommes, au service d'un prince durant la Renaissance italienne. Tout comme Bob Denard l'a fait à plusieurs reprises, mais en sous-main, pour le compte de la Ve République.
Devant Marie-Elise, sa dernière épouse, et six des huit enfants de Bob Denard, marié sept fois, le vicaire de la paroisse, le père Dominique Cordier, a souligné dans son homélie que si "Robert Denard était dans cette église c'est parce qu'il a été baptisé". Une allusion à la conversion de l'ex-mercenaire, devenu musulman lors de son séjour de onze ans aux Comores (1978-1989) après un coup d'Etat.
Plusieurs gerbes avaient été déposées dans l'église, provenant de ses anciens compagnons d'armes, dont celles portant les mentions "Au colonel Bob Denard, les anciens du 1er Choc" ou "A notre chef, OPN ("Orbs patria nostra").
Sous l'oeil discret d'un policier des renseignements généraux, des hommes qui ont participé au coup d'Etat manqué de Bob Denard aux Comores en 1995, avant d'être jugés en France en 2006, avaient patiemment attendu le début de la cérémonie. Celle-ci avait été retardée d'une heure par les embouteillages qui ont interdit à une partie de la famille de Bob Denard d'être à l'heure. Parmi ces hommes, on remarquait Dominique Malacrino ("commandant Marques"), l'un des lieutenants de Bob Denard.
Sur le registre des condoléances, un homme avait écrit "Bon voyage" en signant "Alpha". Un autre, avait inscrit "Merci pour les aventures", signé "Martin" tandis qu'un troisième avait noté : "Mon colonel, on s'est bien marré .. on continue sans vous".
Les obsèques de Bob Denard seront célébrées samedi à Grayan-et-L'Hôpital (Gironde) avant l'inhumation au cimetière de cette petite commune à la pointe du Médoc où il avait gardé beaucoup d'attaches et où réside toujours sa soeur.
Le Vendredi 19 Octobre 2007 à 14:10 GMT+2, par Panem news.
VOUS POUVEZ RAJOUTER JACQUES RANDON COMME CANDIDAT.
panemcircenses.boardsmess...
Le Samedi 20 Octobre 2007 à 00:43 GMT+2, par chien de gare
JJ, je lis sur la page de ton site listant tes domaines de compétence : "Introduction en Bourse" ?!?!?!?
Le marché aux fleurs ne fait pas parti des marchés de capitaux !
Peux tu m'éclairer sur ce point, qui reste une énigme...
Le Samedi 20 Octobre 2007 à 09:05 GMT+2, par J-J Ninon
NOUVEAU SONDAGE
Un autre candidat, Jacques RANDON, s'étant déclaré pour les élections du Bâtonnier désigné (commentaire 305), il convient d'actualiser le sondage, auquel, pendant 4 jours (15-19 octobre), huit d'entre nous eurent juste le temps de répondre comme suit :
- Michel BABLED : 0 (0 %)
- Patrick LE DONNE : 8 (100 %)
En conséquence, une nouvelle question (sur la page d'accueil) vous est soumise :
Souhaitez-vous l'élection de :
- Michel BABLED
- Patrick LE DONNE
- Jacques RANDON
NB:
- Attention, n'omettez pas de cocher le nom de votre favori avant de cliquer dans "voter", car le 1er, par ordre alphabétique, est déjà coché.
- Ce sondage n'aura de signification que si vous êtes nombreux à vous exprimer, comme vous l'avez fait lors de la précédente consultation.
Le Samedi 20 Octobre 2007 à 09:37 GMT+2, par J-J Ninon
Réponse approbatrice à Bôgeste
Certes, nous devons respecter, plus que n'importe qui, la présomption d'innocence. Mais quand on prétend appliquer une politique de rupture, on ne peut recruter (c'est le mot) un membre de gouvernement, même un sous-ministre, sans qu'il soit au-dessus de tout soupçon. D'autres, comme Strauss-Kahn, avaient été démissionnés pour moins que cela. Là, au contraire, on les recrute. Ce doit être ça la rupture.
Réponse compatissante à ce bon vieux Chuck (Yeager)
Celui-ci aime, comme d'habitude, le panache et il est vrai que Bob Denard et tant d'autres ont été utilisés pour nombre de coups inavouables, afin de sauvegarder le pré carré (pas si carré que ça) de la « Françafrique ». D'où la mansuétude dont ont souvent bénéficié ces « corsaires de la (Ve) République ». Usage remontant à l'ancien régime (Jean Bart, Surcouf, Francis Drake pour les Britanniques).
Réponse fleurie à chien de gare (ou de quai ?) :
Sur la page d'accueil du site "Cabinet Ninon avocats" - "Jean-Jacques Ninon - Claudine Ninon " - est effectivement mentionné :
- " Domaines de compétence du cabinet : Droit civil et commercial, droit immobilier, droit des affaires, introduction en Bourse
- " Spécialités :
. " Jean-Jacques Ninon : spécialisation en droit immobilier
. " Claudine Ninon : Conseil en droit des sociétés "
Traduction, pourtant évidente : c'est cette dernière qui pratique les introductions en bourse, les acquisitions, absorptions-fusions, etc. dans notre cabinet. Et toi, les inquisitions ?
Le Dimanche 21 Octobre 2007 à 09:57 GMT+2, par J-J Ninon
Clochemerle
Une pétition intitulée "Défendons un service public de la justice de proximité" a été lancée, le 18 octobre, par le Syndicat de la magistrature, la CFDT, la CGT et l'USAJ des services judiciaires, appelant les justiciables à la signer et à l'envoyer à la Chancellerie.
Ces syndicats s'élèvent contre les "suppressions massives" des tribunaux d'instance, qui, accessibles "gratuitement et sans avocat (...), incarnent dans notre pays le service public de la justice de proximité".
Comme vous le constatez, l'un des principaux mérites de ces juridictions est leur saisine sans avocat. Plus on peut s'en passer, mieux c'est pour le personnel judiciaire.
De leur côté, nos confrères des barreaux de Bernay et d'Evreux (Eure), peu enclins à voir leurs tribunaux s'éloigner - ils ne connaissant pas les trajets Nice-Aix A/R - se sont mis en grève, le lendemain, vendredi.
Ceux de Bernay - pour protester contre la menace qui pèse sur leur TGI, le tribunal de commerce de Pont-Audemer et d'autres tribunaux d'instance, comme celui de Louviers - n'assurent plus les commissions d'office
Au contraire, les avocats d'Evreux, s'opposent à ce que le TGI de Bernay soit maintenu avec un ressort élargi, ce qui allégerait l'activité de leur propre TGI.
Il est vrai que Bernay est pourvu d'une arme dissuasive : Hervé Morin, le ministre de la Défense, est un élu d'une commune de l'arrondissement de cette localité.
Difficile de concilier tout et son contraire, sans provoquer des querelles de clocher. Il n'y en a pas qu'entre Nice et Grasse.
Le Dimanche 21 Octobre 2007 à 16:55 GMT+2, par Jean-Pierre CASTILLON
Je ne veux pas me servir de ce forum pour faire campagne pour ou contre un candidat mais je ne peux pas ne pas digresser sur la candidature de JR que je considère comme étant inopportune.
En effet sa démarche risque d'avoir un effet contraire à celui espéré et je pensais qu'après l'attitude admirable de PAP la liste était close.
Il n'en est rien et je le déplore.
Il ne m'appartient pas de juger le travail de JR pas plus qu'il n'est question de remettre en cause le travail qu'il a fait et la sympathie que je lui porte mais simplement de dire « halte casse-cou ».
La donne (sans jeu de mots) est maintenant différente et je pense qu'il faut laisser le champ libre à PLD et à PLD seul.
Je préfère le travail constant et efficace de Patrick au sein du Conseil, depuis de nombreuses années, à une attitude qui me parat être de rupture et que rien ne justifie en l'état.
J'ai du respect pour JR mais je pense qu'un retour est mal venu.
Certes POINCARE a été président de la république pour devenir ensuite président du conseil mais les raisons étaient autres.
JR s'expliquera certainement sur le pourquoi de cette candidature « tardive » mais il lui appartient surtout, si l'amour du barreau qui l'anime est réel, et je ne doute pas qu'il le soit, de mesurer les conséquences que son attitude peut générer en rendant possible l'élection de ceux auxquels il semble vouloir s'opposer.
Il n'est pas question pour moi de subodorer un programme non encore exposé ou de décrypter une attitude, certainement louable, mais d'attirer l'attention de ceux qui voudront bien s'attarder sur le contenu de cette supplique de réfléchir sur le sens qu'ils voudront donner à leur vote.
L'éparpillement des voix est toujours contraire à l'intérêt bien compris du groupe même si les sensibilités de chacun entendent s'exprimer.
Je ne fais pas le procès de JR mais je l'appelle simplement à la raison bien comprise de notre barreau.
Suivant la ligne de conduite qui a toujours été la mienne cet appel à la raison est diffusé sous mon nom et, bien sûr, j'en parlerai de vive voix à JR.
Je ne souhaite pas que le long investissement de PLD, pour lequel l'heure est venue, soit sacrifié sur l'autel de quelques ressentiments personnels ou attitudes irraisonnées.
En toute confraternité et en toute amitié pour JR.
Le Lundi 22 Octobre 2007 à 09:26 GMT+2, par J-J Ninon
Que dire après le message de JPC ?
Tout